Thursday, October 31, 2013

Progranning(mation) - November(bre) 2013



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English Text -  le texte français suit

Monthly Theme

In past years, I use November to pay tribute to those we have lost and this year I have a number of posts which do just that. Among the tributes, a pair of posts dedicated to the 50th anniversary of the passing of Francis Poulenc, posts highlighting performances of three conductors who passed away this year and one last kick at the Rachmaninov double anniversary.

Friday Blog and Podcast




Pierre’s Tuesday Blog



Once or Twice a Fortnight

Our complete opera this month will be Dialogues des Carmélites by Poulenc. Later this month, I plan to offer my Poulenc “In Memoriam” Podcast to the readers of OperaLively.

NOTE: Since OTF posts do not get published on set dates, make sure to visit OperaLively regularly or …

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All of our Tuesday, Friday and ad-hoc posts, as well as OTF, l'opéra du moisQuinze que j’en pense and YouTube Channel updates get regularly mentioned (with links) on our Fan Page. If you are a user of Facebook, simply subscribe to get notified so you never miss anything we do!


Breaking News
John Tavener dies at 69: the veil falls for the final time

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Texte français


Thématique du mois

C'est notre coutume dans ces pages d'offrir des réflexions souvenir en novembre, histoire de rendre hommage aux disparus de l'année et ceux qui marquent un anniversaire, comme Francis Poulenc (50e annniversaire du décès). J'aurai des billets dédiés à trois chefs qui nous ont quitté s cette année, ainsi qu'un dernier clin d'oeil au double-anniversaire Rachmaninov.

Blog et Baladodiffusion du vendredi



Mardi en Musique




Quinze que j’en pense sur MQCD Musique Classique

Quinze que j’en pense propose des billets le 15 et le 30 de chaque mois sur le forum MQCD Musique Classique. Ce mois-ci, notre sélection souvenir rend hommage à Maurice Ravel et un coup d'oeil sur des opéras disponibles en baladodiffusion.



Ne manquez pas aussi la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de transferts vinyl. Visitez la page principale du forum pour l'écouter! Cliquer ici pour lire son contenu.
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    Pour ceux qui ne veulent rien manquer…

    Tous nos billets du mardi et du vendredi, ainsi que nos interventions sur TalkClassical (Pierre’s Tuesday Blog), OperaLively (Once or Twice a Fortnight) en anglais Quinze que j’en pense en français et les nouveautés sur notre chaîne YouTube sont également présentées sous forme d’hyperliens sur notre «Fan Page» Si vous êtes assidus de Facebook, il ne suffit que de s’abonner pour que nos notifications se retrouvent dans votre pigeonnier!

    Dernière heure

    Le 12 novembre, le compositeur britannique Sir John Tavener est décédé à l’âge de 69 ans suite à une malformation cardiaque rare. Il nous laisse Son Song for Athene qui avait été joué lors des funérailles de Diana Spencer, princesse de Galles, en 1997.

    Du chamnegemtn dans l'air...



    Vous ne l’aurez probablement pas remarqué, mais si vous portez attention, vous entendrez des bruits de marteaux et de scie, et l’odeur de peinture fraîche dans les parages.

    C’est parce qu’on travaille depuis septembre à l’élaboration d’un nouveau site, d’un nouveau portail pour nos interventions musicales.

    En effet, nos activités sur ITYWLTMT depuis juillet 2011 sont bilingues, c'est-à-dire et en français et en anglais. Mais presque 350 billets, près de 200 heures de musique en ligne, ça représente beaucoup de contenu, et la confusion créée par la fréquence de ces interventions dans les deux langues fait que souvent on a peine à s’y retrouver.

    Il est donc grand temps qu’on crée un portail francophone pour nos interventions, afin de donner un peu plus d’espace pour nos fureteurs anglophones.



    Un petit mot en vitesse sur nos progrès en vue des préparatifs pour le lancement BETA du nouveau site français le 1et décembre.

    Dans l'ensemble, l'infrastructure de blog est en place - les aspect visuels, les onglets, et un ameublement sommaire qui consiste de "reprises" d'une vingtaine de billets - surtout de la série Quinze que j'en pense - afin de raffiner les mécanismes et offrir un contenu initial pour nos visiteurs.

    Au cours de deux prochaines semamnes, cet élan continuera, et tout semble en place pour notre phase BETA où je compte proposer toutes mes réflexions en français "en tandem" avec nos plateformes habituelles.

    Pour un avant-goût: http://ideefixe-musique.blogspot.com/


    Tuesday, October 29, 2013

    La Chronique du disque (octobre 2013)


    NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globaleveuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 

    Mes acquisitions pour octobre


    Nielsen Symphonies 1-6 - Blomstedt, SF Symphony
    [Torrent]

    Herbert Blomstedt a endisqué deux intégrales des symphonies de Carl Nielsen: pour EMI avec l'orchestre de la radiodiffusion Danoise (analogique) et celle-ci pour London/Decca avec le  San Francisco Symphony (numérique). Si je dois choisir une intégrale préférée, je dois aller avec le cycle avec l'orchestre Danois, qui s'implique un tantinet plus que son homologue Américain. L'abandon du jeu de la cinquième sur EMI, toutefois, se trouve presque égalé par l'atmnosphère Californienne de la troisième chez le'orchestre de San Francisco. Je les recommande toutes les deux. QS = A, IG = A-.


    Anonymous
    [eMusic]

    Comme vous le savez déjà, j'ai un abonnement mensuel avec eMusic, et il arrive souvent qu'il me reste une ou deux plages non-utilisée à la fin du mois. Plutôt que de les perdre, je les utilise sur un projet "long terme", souvent un aklbum avec un nombre substantiel de pistes. Un de ces projets est l'album proposé ici - une cinquantaine de plages - qui assemble des oeuvres attribuées à un certain "Anonymous", ce compositeur (ou plutôt, l'ensemble des compositeurs) anonymes qui ont laissé un tollé de pièces a capella ou pour nstruments divers lors de la Renaissance. Les sélections ici sont surtout sacrées, mais il y en a un bbon nombre qui sont profanes. Dans l'ensemble, ceci vaut la peine d'examiner... QS = A, IG = A-.



    Ferenc Fricsay conducts Mozart[eMusic]

    Deux de mes suggestions pour octobre proposent le chef légendaire de l'orchestre de la radiodiffusion Berlinoise (ou l'orchestre de la RIAS), Ferenc Fricsay. Pour celui-ci, on retrouve Fricsay en pays de connaissance, Mozart. La Grande Messe en ut mineur est souvent négligée au profit du Requiem - quel dommage! On a ici une prestation publique radiodiffusée, proposant des solistes et un choeur en grande forme, soutenmus par un orchestre virtuse et un chef intelligent. Dommage pour la qualité du transfert numérique... QS = A-, IG = A-.

    Hindemith, P.: Symphonische Tanze (Rias Symphony, Fricsay) (1951) / Stravinsky, I.: Firebird Suite (Swiss Romande Orchestra, Ansermet) (1950)
    [eMusic]

    Fricsay nous revient, cette fois en andem avec Ernest Ansermet, dans ce disque NAXOS Archive qui propose des radiodiffusions d'époque de musique dite "contemporaine". Le Hindemith est plutôt apprivoisé pour l'oreille du XXIe siècle, mais Fricasy sait faire chanter son orchestre. Ansermet et le Stravinski nous rappellent leur moultes collaborations. Notez le finale de cette suite 1917 de l'Oiseau de Feu, et combien les interprétations ont changé, optant pour un jeu plus sec et saccadé plutôt que la vogue saccharine entendue ici. Un bel album. QS = A-, IG = A-.


    BACH-MARKEVITCH: The Musical Offering
    [eMusic]

    "Back to Bach" est représenté aujourd'hui par une autre "orchestration" d'une oeuvre majeure de J. S. Bach, dans le mode Stokowski. Igor Markevitch, reconnu pour son travail de chef, était un compositeur et arramngeur de talent, et ce disque est uin bel exemple d'une conception "vieille école" de la musique de Bach. Pour ceux qui aiment ce genre de choses... QS = A, IG = A-.











    Friday, October 25, 2013

    Montage # 128 – Back to Bach – Vokalwerke



    As of November 22, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 22 novembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

    https://archive.org/details/Pcast128



    pcast128- Playlist

    ===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

    To conclude our four-pack of “Back to Bach” montages, we turn to a significant portion of the Bach catalog – his vocal works.

    Although this may sound quite simplistic, we can divide the bulk of Bach’s vocal works into two great categories: sacred and secular works. Though Bach didn’t compose operas, he did compensate by writing cantatas that can be staged, as well as writing a number of monumental sacred works – the four passions come immediately to mind here.

    Two of the works programmed today are secular cantatas (his BWV 211 and 212), and bring you a recording featuring Jeanne Lamon and Toronto’s Tafelmusik “cover to cover”. Tafelmusik, Canada’s award-winning period instrument orchestra, was founded in 1979 and has long been renowned in North America and internationally for its distinct, exhilarating and soulful performances.  Under the outstanding leadership of Music Director Jeanne Lamon, it has excelled equally in music ranging from the baroque and classical eras and beyond, including adventurous cross-cultural reinventions of baroque classics.  In the words of Gramophone, Tafelmusik is “one of the world’s top baroque orchestras.”

    Although classified as a cantata, Schweigt stille, plaudert nicht (in English - Be still, stop chattering) is essentially a miniature comic opera. It amusingly tells of an addiction to coffee. It should be noted that Bach regularly directed a musical ensemble based at Zimmermann's coffee house called a Collegium Musicum – an institution founded by Georg Philipp Telemann in 1702.

    The cantata text/libretto (written by Christian Friedrich Henrici, known as Picander), suggests that some people in eighteenth-century Germany viewed coffee drinking as a bad habit. The cantata's libretto features lines like "If I can't drink my bowl of coffee three times daily, then in my torment, I will shrivel up like a piece of roast goat"—a sentiment that would likely have been appreciated by the patrons of Zimmermann's Coffee House.

    Mer hahn en neue Oberkeet (In English - We have a new governor) was originally  entitled the "Cantate burlesque" (burlesque cantata) by Bach himself, but is now popularly known as the Peasant Cantata. This cantata's text (also by Picander) was written for performance on 30 August 1742 on the 36th birthday of Carl Heinrich von Dieskau, Saxon-Crown-Princely Kammerherr to the Rittergut Kleinzschocher. Part of the birthday celebrations included a huge fireworks display and, as was customary, Dieskau took homage from the peasants on the same occasion. It is thought that Picander asked Bach to set his poetry to music. In the cantata, an unnamed farmer laughs with the farmer's wife Mieke about the tax collector's machinations while praising the economy of Dieskau's wife, ending by especially cheering on Dieskau. In places it uses the dialect of Upper Saxony.

    Separating the two cantatas is a single sacred work by Bach, performed in a chamber (yet not necessarily HIP) setting by the Academy of St-Martin-in-the-Fields under Sir Neville Marriner, augmented by a full choir and soloists.

    The Magnificat (In English - My soul proclaims the greatness of the Lord), also known as the Song of Mary or the Canticle of Mary is one of the eight most ancient Christian hymns and perhaps the earliest Marian hymn. Its name comes from the first word of the Latin version of the canticle's text.

    The text of the canticle is taken directly from the Gospel of Luke (Luke 1:46-55) where it is spoken by the Virgin Mary upon the occasion of her Visitation to her cousin Elizabeth. In the narrative, after Mary greets Elizabeth, who is pregnant with the future John the Baptist, the child moves within Elizabeth's womb. When Elizabeth praises Mary for her faith, Mary sings what is now known as the Magnificat in response.

    Bach sets the latin text to music for the Christmas vespers of 1723 (originally in E-flat major [BWV 243a]), and in this “second” version, in D Major (For the Feast of the Visitation 1733). He also set the German words in his cantata for Visitation of 1724, Meine Seel erhebt den Herren, BWV 10.

    I think you will love this music too.

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    Commentaire français

    Le dernier volet de notre thématique « Back to Bach » considère trois œuvres vocales de Jean-Sébastien Bach. Je vous propose aujourd’hui deux cantates profanes et un cantique sacré. Les cantates sont tirées d’un CD de l’ensemble canadien d’ instruments d’époque Tafelmusik.

    Tafelmusik, fondé en 1979 s’associe avec sa directrice musicale et violon-solo Jeanne Lamon en 1981. Depuis son arrivée, Tafelmusik s’est acquis une notoriété internationale pour ses concerts et ses enregistrements. Tafelmusik a fait paraître quelque 70 CD et s’est mérité de nombreuses récompenses internationales pour ses enregistrements, dont neuf prix Juno.

    La Cantate du café et la Cantate des paysans nous laissent entrevoir un aspect trop souvent oublié du caractère de J.S. Bach: ce grand génie de la musique baroque avait un sens de l'humour bien aiguisé… et un penchant pour le café et la bière!

    La Cantate du café fut composée vers 1734 sur un texte du poète leipzigois Christian Friedrich Henrici (Picander). Le goût du café avait récemment pris l'Allemagne d'assaut et les cafés de Leipzig étaient alors particulièrement à la mode. Le Café Zimmermann de cette ville accueillait le Collegium Musicum, une association de musiciens et d'étudiants universitaires fondée par Telemann en 1702. J.S. Bach en assuma la direction en 1729, six ans après son arrivée à Leipzig. Des concerts étaient présentés hebdomadairement au Café: en hiver les vendredis de 20 heures à 22 heures, et en été, dans les jardins, les mercredis de 16 heures à 18 heures.

    Cette cantate enjouée a été composée pour le Collegium. Son texte se moque à la fois des jeunes entichés du café et de la "vieille garde" rigide qui ne voit que du mal au nouveau breuvage. L'histoire en est toute simple: Lieschen (Lisette), une jeune fille de la ville, est tombée follement amoureuse du café; elle est prête à tout sacrifier pour ses "trois tasses quotidiennes". Son père, Schlendrian — un nom qui pourrait se traduire par "Vieux Barbon" —, est tout aussi déterminé à préserver sa fille de cette odieuse boisson. La capricieuse Lieschen est accompagnée par une flûte langoureuse tandis que le père têtu est accompagné par une basse obstinée. Lieschen ne change d'avis que lorsque son père la menace de lui interdire son mariage.

    La Cantate des paysans fut composée sur une commande de Carl Heinrich von Dieskau, surintendant des impôts du district de Leipzig. En août 1742, une cérémonie fut organisée sur son domaine à Klein-Zschocher, près de Leipzig. Il venait de toucher un gros héritage et ses métayers furent invités à se joindre aux réjouissances et à offrir leurs traditionnels témoignages de respect. Dieskau demanda à Bach de composer une cantate pour la circonstance. Picander contribua de nouveau le texte, écrit cette fois dans un dialecte haut-saxon plutôt truculent.

    J.S. Bach répondit à ce texte de manière idoine en composant une musique qui reflète à la fois le dialecte et le sujet. Il qualifia cette œuvre de "cantate burlesque" et incorpora des mélodies folkloriques allemandes et polonaises dans l'agreste sinfonia d'ouverture ainsi que dans quelques airs. Les dialogues entre le soprano et la basse offrent aussi à Bach l'occasion de se rire des dernières tendances en musique: d'une part la simplicité et le caractère direct, et d'autre part les maniérismes élaborés.

    Le Magnificat désigne le cantique chanté par la Vierge Marie après l'Annonciation, lors de la visite qu'elle rend à sa cousine Élisabeth âgée et enceinte (épisode couramment appelé la Visitation). Également appelé Cantique de Marie, ce chant est tiré de l'Évangile selon Luc I,46 - 56). Inspiré du cantique d'Anne, la mère du prophète Samuel, il souligne le lien profond entre l'Espérance et la Foi chez le croyant (tant juif que chrétien).

    Le Magnificat en ré majeur BWV 243 a été écrit pour la fête de la Visitation de la Vierge Marie le 2 juillet 1733 pour chœur à cinq voix et orchestre. Il s'agit de l'une des rares pièces musicales du compositeur reposant sur un texte en latin, l'autre exemple le plus célèbre étant sa Messe en si mineur.
    Le Magnificat en ré est la réécriture d'un premier Magnificat, écrit en mi bémol majeur (et numéroté BWV 243a), sans doute pour le 2 juillet 1723, sans interpolations, mais composé vraisemblablement pour le service de Noël de 1724, et comprenant quatre chœurs interpolés (laudes), en allemand et en latin.

    Utilisée dans la cantate BWV 10 Meine Seel erhebt den Herren (Deutsches Magnificat), écrite pour la Fête de la Visitation du 2 juillet 1724, la mélodie est utilisée comme cantus firmus par le hautbois solo, dans le n°10 Suscepit Israel.

    Le Magnificat BWV 243, transposé en ré majeur pour un meilleur éclat des trompettes, ne comprend que le texte original du Cantique de Marie, auquel s'ajoute, conformément à la tradition, la doxologie « Gloria… sicut erat in principio », suivi d'une reprise partielle du Magnificat initial.


    Bonne écoute!



    Tuesday, October 22, 2013

    Das Wohltemperierte Klavier (2ie de 2)

    In English:http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1325-das-wohltemperierte-klavier-2nd.html

    Le deuxième et dernier volet de notre programme-double Jadis suir Internet considère le deuxième livre du Clavier bien tempéré sous les doigts de Jörg Demus.



    Selon le site Bach Cantatas le pianiste autrichien Jörg Demus a su maintenir une carrière de soliste substantielle, alliant le romantique à son intérêt vis-à-vis les instruments à clavier d'époque. Il est reconnu pour un style personnel qu'il inculque à la muisique de Bach, Debussy, pour ne nommer que ceux-là.

    Talent précoce, Demus prend ses premières leçons de piano à six ands, et est admis exceptionnellement à l'âge de 11 ans à l'académie de Vienne (d'où il recevra son siplôme en 1945. Il y étudiera auprès de
    Walter Kerschbaumer (piano), Karl Walter Orgue), Hans Swarowsky et Joseph Krips (direction d'orchestre) et with Joseph Marx (composition). Il fera des études poussées avec Yves Nat, Walter Gieseking, Wilhelm Kempff, Arturo Benedetti Michelangeli, et Edwin Fischer.

    Il fera ses débuts publics à Vienne à 14 ans, et agira comme soliste et en récital dans tous les grands centres du Monde. En plus d'agir comme soliste, il accompagnera chanteirs (Elisabeth Schwarzkopf, Dietrich Fischer-Dieskau etElly Ameling) et musiciens (Josef Suk, Antonio Janigro). 


    M. Demus compte plus de 350 albums à son actif.Le CBT sur disque et ouvertement sur le Web

    Le 
    site Bach Cantatas propose un catalogue des plus complets des enregistrements du CBT )Livre II et Livre I ici) de 1920 à aujourd'hui. 

    Pour fins de comparaison, vopus pouvez considérer les clips en ligne suivanyts:





    Johann Sebastian BACH (1685-1750)
    Vungt-quatre Préludes et Fugues (Le Clavien Bien Tempéré, Livre II), BWV 870-893
    Jörg Demus (Piano)
    (Studio, 1971)
    (MP3.COM 28 Nov 2001)

    Friday, October 18, 2013

    Montage # 127 – Back to Bach – Orgelwerke



    As of November 15, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 15 novembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

    https://archive.org/details/Pcast127


    pcast127- Playlist

    ===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

    Today’s “Back to Bach” post presents three organists, three organs and three very different works (or set of works).

    Presumably composed early in Bach's career, BWV 582 stands out as being Bach’s only Passacaglia and Fugue (compared to the many preludes, fantasias and toccatas and fugues found in the BWV catalog!) It is one of his most important and well-known works, and an important influence on 19th and 20th century passacaglias (notably, the ones by British-Canadian composer and organist HealyWillan ).

    Ian Tracey performs the work in this montage on the grand Blancfort organ at Our Lady of Incarnation church in Marbella, Spain. The organ is known as “organo del sol mayor”, which I can take as a double-entendre to mean either “high Sun” or “G Major”.

    Returning to the Bach organ catalog, eight after a set of 21 preludes and fugues for organ, we see a set of eight “short” preludes and fugues (BWV 553-560). They were believed for a long time to have been composed by one of Bach's pupils, Johann Tobias Krebs, based on certain unusual characteristics of the music when played on the organ. These pieces came to be played often on the organ in the 19th and 20th centuries, and were especially useful as teaching pieces for beginners.

    Dutch organist and composer Piet Kee performs these works today on the Christiaan Müller organ of the St.-Bavokerk in the Dutch city of Haarlem, one of the world's most historically important organs, whose original construction dates back 1735-38, thus contemporary to Bach’s lifetime.

    The same cannot be said of the 1960 Casavant et Frères organ at All Saints' Kingsway Anglican Church in Toronto (Interestingly, the organ was entirely refurbished a few years ago), where we have a rare performance by Glenn Gould at the organ. Part of Gould’s training at Toronto’s Royal Conservatory (1942-46) included organ studies under Frederick C. Silvester, and Gould was known to have performed at Sunday services as a child.

    In 1962, Gould recorded selections from Bach’s Die Kunst der Fuge (The Art of the Fugue) on the organ, and an overlapping set of selections on the piano as part of a CBC broadcast series (in 1967 and later in 1981). 



    The Art of the Fugue is a monumental (unfinished) masterpiece, written in the last decade of his life. It consists of 14 fugues and 4 canons, each using some variation of a single principal subject, and generally ordered to increase in complexity.

    "The governing idea of the work", as Bach specialist Christoph Wolff put it, is "an exploration in depth of the contrapuntal possibilities inherent in a single musical subject."


    I think you will love this music too

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    Commentaire français

    Notre montage d’aujourd’hui considère l’œuvre pour orgue de Jean-Sébastien Bach. J’ai retenu trois œuvres principales, jouées par trois organistes sur trois orgues différents.

    Commençons par la dernière sélection, l’Art de la fugue. Il s’agît ioci d’une œuvre majeure (et inachevée) conçue autour d’un air qui est transformé dans quatorze études de contrepoint.

    Voici une version intégrale, jouée par Herbert Tachezi:



    Notre montage retient une sélection interprétée par Glenn Gould sur un orgue Casavant et Frères datant des années 1960. Le commentaire anglais ci-haut propose quelques extraits joués part Gould au piano – son instrument de prédilection. Le jeu de Gould au piano est plus « typique » de notre pianiste, alors que son approche à l’orgue est moins parsemée de maniérismes. L’enregistrement à l’orgue précède les prestations YouTube au piano par près de 20 ans…

    Si on considère l’œuvre pour orgue de Bach en termes généraux, les formes les plus usitées sont ses nombreux chorals et ses diptyques du genre « prélude et fugue », « toccata et fugue », etc. Son unique passacaille et fugue est la première sélection du montage, et est interprété sur un orgue « moderne  d’une cathédrale espagnole par Ian Tracey.

    L’ensemble de huit courts préludes et fuguesqui complètent le montage fait partie de l’excellente intégrale Bach du Hollandais Piet Kee. Il s’exécute sur le célèbre orgue de la Bavokirke d’Haarlem aux Pays Bas – un orgue qui est cité dans (de toutes œuvres littéraires) le roman Moby Dick, oû l’auteur y compare les dents du cétacé aux tuyaux de l’orgue d’Haarlem!


    Bonne écoute

    Tuesday, October 15, 2013

    Das Wohltemperierte Klavier (1er de 2)

    In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1322-das-wohltemperierte-klavier-1st.html

    Dans la veine "Back to Bach", je propose pour aujourd'hui et mardi prochain une paire de Jadis sur Internet dédiés à une oeuvre monumentale: Le Clavier bien tempéré de Jean Sébastien Bach.

    Depuis le tout début de cette série mensuelle, mon objectif a toujours été de partager des trouvailles, des pépites dénichées suite à mon minage de la toile. C'est avec fierté que je vous ofre ce que je crois être sans doute l'ine de mes meilleures trouvailles, 48 pépites extraites depuis le vieux site MP3.COM.

    Parni les "vedettes" de ce site, deux pianistes Aureichiens avaient des pages élaborées - en fait, on les appelait des "légendes". Ces pianistes, qui furent l'objet de notre tout-premier Jadis il y a plus d'un an, sont Paul Badura-Skoda et Jörg Demus.

    La page de M. Badura-Skoda, en plus d'offrir de belles plages de studio ou croquées sur le vif de compositeirs tels Mozart, Bartok et Debussy, offrait une intégrale majeure - celle des 32 sonates de Beethoven. Sutrtout oiffertes en streaming, certaines sonates pouvaient être téléchargées. Un ensemble, une intégrale fort respectée de la part d'uin musicologue et artiste reconu, ces sonates valeit la peine d'être écoutées. Vous les trouverez sans doute en magasin ou dans quelque racoin du Web.

    M. Demmus, lui aussi, offrait sa part d'oeuvres, incluant même de ses propres compositions. Mais le joyau était l'intégrale des deux livres du CBT, datant des années 1968 à 1970. Tous les préludes et fugue étaient offerts pour téléchargement, et je me suis empressé de me les procurer.

    J'entrerai dans plus de détails concernant le pianiste et sa version des CBT en contexte avec toutes les autres disponibles sur le marché, mais passons quelques paragtraphe sur l'oeuvre elle-même.

    Plueisurds compositeurs, de Chopin à plus récemment François Dompierre ont exploité l'idée de composer une série d'oeuvres pour instrument seuul qui ont pour distinction d'explorer toutes les tonalités allant de l'ut mineur jusquy'au si bémol majeur. Les 48 (deux livres de 24) préludes et fugue du CBT sont probablement le premier recueil sérieux à tenter l'expérience. Publiées une cinquantaine d'années après le décès de Papa Bach, les deux livres qui forment le CBTR furent composés en 1722 et 1742, respectivement. Hormis le fait que le deuxième recueil ne fut pas identifié comme le compagnon du premier par le compositeur, il est maintenant accepté que l'ensemble forme un seul grand recueil.




    Le premier livre — BWV 846 à BWV 869 — dont le manuscrit est achevé en 1722, mais sera revu encore jusqu'à la mort de Bach en 1750 — porte le titre suivant (en allemand) :

    « Clavier bien tempéré, ou préludes et fugues dans tous les tons et demi-tons, tous deux avec la tierce majeure ou ut, ré, mi et avec la tierce mineure ou ré, mi, fa. Pour la pratique et le profit des jeunes musiciens désireux de s'instruire et pour la jouissance de ceux qui sont déjà rompus à cet art. »

    Ne vous laissez pas p^rendre par cette dédicace - il ne s'agît pas ici de piecettes estudiantines! Bach se veut novateur, voire malicieux dans son exploitation du clavier. Chaque prélude et fugue est une petit chef-d'oeuvre. Je me contenterai de dire que M. Demus ofre uine interprétation juste, pleine de pensée et par moments surréelle. Sa qualité principale est le découlement naturel passant de l'un à l'autre des 24 pièces.

    A vous d'en juger!

    Johann Sebastian BACH (1685-1750)
    "Das Wohltemperierte Klavier" (Le clavien bien tempéré), 24 Préludes etFugues, BWV 846-869
    Jörg Demus (Piano)
    (Enregistrement de studio, 1970)
    Téléchargement MP3.COM 28 Nov 2001




    Friday, October 11, 2013

    Montage # 126 – Back to Bach – Transcriptions & Arrangements



    As of November 8, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 8 novembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

    https://archive.org/details/Pcast126


    pcast126- Playlist

    ===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

    This week’s contribution to “Back to Bach” is a look at a veritable cottage industry: transcribing and arranging the works of Johann Sebastian Bach. As I eluded to in last week;s post, Bach is – in my words – an “eco-friendly” composer, one who himself re-used, recycled and recast many of his works and of those of his contemporaries.

    Last week, we took a peek at a pair of “reconstructions” of concertos by Bach where the original solo instruments were changed. In this week’s montage, I propose an “organ concerto” by Bach – in this case, not a concerto for organ and orchestra but a concerto for solo organ – which reuses one of Vivaldi’s L'Estro Armonico concertos for violin.

    If Bach does it, then why not others? Many composers and arrangers throughout the years have taken a second look at some of Bach’s works, and cast them under new light. The montage provides many settings – for small groups of players and for full orchestra.  Some of these artists have graced these pages in past montages (Leopold Stokowski, Akio Yashiro, and even Wedny Carlos). A few words therefore for some of the other artists featured today.

    Speaking oif cottage industries, pianist Jacques Loussier recorded several albums with a jazz trio he baptized the “Play Bach Trio”, adapting manty of Bach’s keyboard works (and even some organ works) for that unique 20th century combination. If you listen closely, other than the odd embellishment, Loussier plays these works “straight up”. His technique reminds me a lot of Glenn Gould’s insofar as precision  is concerned. The other members of the trio play along, providing more than just jazz support. Sometimes, the bass player gets toi carry the load. These are quite addictive!

    Widor’s great work Bach’s Memento is one organist’s tribute to Bach’s quintessential favourites. Widor doesn’t merely copy “Sleeper’s Awake”, he brings it to the Cavaille-Coll French Organ renaissance movement.

    Many of Bach’s solo violin sonatas and partitas are found played by violists, and the rich texture of the violin’s first cousin gives these works added relief and dimension. The partita for solo flute is presented today in that vein. To compare, here is a performance of the partita as Bach intended it (URL, ISGM).

    We all remember the opening of Disnety’s original 1940 Fantasia, with Stokowski conducting his own arrangement of the Toccata and Fugue in D Minor. Well, here’s a twist for you. This montage presents an arrangement of the work by – apparently – a Ruissian composer by the name of Paul Klenovsky. As it turns out, Tovariuch Klenovsky is merely a nom de plume for conductor and arranger Sir Henry Wood, and his arrangekent – at times more ominous that Stoklowski’s – predates it by almost 30 years!

    Also featured, adaptations by Lucien Caillet and guitarist Liona Boyd.


    I Thunk you will love this music too.

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    Commentaire français

    Lors de mon intervention de vendredi dernier, j’ai entr’ouverte la porte nous amenant au chapitre « Back to Bach » de cette semaine.

    S’il existe une petite inductrice artisanale en ce qui concerne les arrangements et les adaptations d’œuvres d’autres compositeurs, l’œuvre de Jean-Sébastien Bach est sans doute son moteur principal. Les compositeurs romantiques et modernes surtout – Elgar et Mahler sont un grand exemple – ont exploité à satiété la musique pour clavier, pour orgue ou pour petits ensembles de Bach, les ré-inventant selon la mode du jour. Puisque Bach lui-même ne s’est pas gêné dans la ré-invention de ses propres œuvres, pourquoi donc s’en priver?

    Le montage d’aujourd’hui propose donc Bach à la sauce Stokowski, Caillet et Sir Henry Wood (pour grand orchestre), aiunsi que d’autres adaptations notoires pour lesquelles j’offrirai une courte introduction.

    Deux des adaptations proposées aujourd’hui sont des adaptations qui sortent de l’ordinaire(si vous me permettez de le dire ainsi). Lors de mes perspectives Brandebourgeoises de l’an dernier (billets qui feront Quinze que j’en pense dans quelques jours sous la forme de sélections souvenir), j’ai longuement discuté de Wendy Carlos et son adaptation électronique de l’œuvre de Bach. Ms. Carlos nous offre les extraits usités du cahier d’Anna Magdelena Bach (orchestrés par Thomas Frost dont l’arrangement a sans doute influencé l’artiste).

    Le pianiste Jacques Loussier (qui suit une formation de pianiste sérieux sous Yves Nat) a endisqué un bon nombre d’albums avec ses compères du trio « Play Bach », offrant un regard jazz aux œuvres de Bach. Ce que je trouve très intéressant ici est le jeu soigné du pianiste (dont l’exactitude quasi-chirurgicale me rappelle Gould) qui propose Bach « tel quel », avec peu d’écarts mais soutenu par la « baseline » jazz. Dans le prélude et fugue du Clavier Bien Tempéré retenu, la contrebasse entame la fugue dans la plus pure tradition jazz! Je ne me lasse jamais d’entendre Loussier et ses complices proposer Bach de la sorte!

    Widor composera son hommage à Bach (Bach’s Memento) dans la plus pure tradition d’un artiste qui exploite un instrument moderne (un peu comme Carlos le fera une cinquantaine d’années plus tard) et propose un regard rafraîchissant à de la musique fort connue. Comparez son Wachet Auf revu à celui de Marie-Claire Alain dans notre montage #2 – quel beau réveil!

    Lors de mon intervention de mardi, j’ai proposé la partita pour flûte seule, et la revoici, mais cette fois jouée à l’alto. Il est maintenant fort commun d’entendre les sonates et partitas destinées pour le violon jouées à l’alto, et la tssiture plus grave de l’instrument semble rehausser la lecture.

    En plus de quelques autres adaptations intimes, j’ai ajouté un choix de bon aloi – Bach qui adapte la musique d’un autre compositeur. Ici, c’est un des concerti pour violon de L’Estro Armonico, repris à l’orgue.


    Bonne écoute!



    Tuesday, October 8, 2013

    Back to Bach - au Musée Gardner

    La réflexion d'aujourd'hui occupe la plage normanlement réservée pour Mardi en Musique en raison de la programmation un peu particulière que je propose sur TalkClassical cette semaine. Nous allons donc passer quelques temps aujourd'hui au Musée Gardner de Boston, notre refuge occasionnel pour nos rendez-vous de musique plus intime. 

    Au programme, des sélections de la musiaque de chambre de Jean-Sébastien Bach. Ces oeuvres se passent pour la plupart d'introduction... Certains choix, toutefois, valent la peinbe qu'on s'attarde quelques secondes.

    En plus de trois des suites pour violoncelle seul, j'ai retenu la partita BWV 1013, que vous retrouverez sous une forme transformée dans le montage de vendredi. 

    La paire de trisonates retenues offrent une version "de chambre" d'oeuvres souvent présentésous d'autres formats. L'aspect continuo est offert par un piano moderne.

    Bonne écoute!

    Johann Sebastian BACH (1685-1750)

    Suites pour violoncelle solo:
    Paula Robison, flûte

    Paula Robison, flûte
    Ani Kavafian, violon
    Andreas Brantelid, violoncelle
    John Gibbons, piano
    Paula Robison, flûte
    Steven Taylor, hautbois
    Andreas Brantelid, violoncelle
    John Gibbons, piano




    Friday, October 4, 2013

    Montage # 125 – Back to Bach – Violin / Concertos / pour violon



    As of November 3rd, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 3 novembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

    https://archive.org/details/Pcast125


    pcast125- Playlist

    ===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

    This week’s montage is the first of a set of four back-  to back to back - to Bach montages, featuring the works of the Grand Daddy of Baroque Music. We launched the month-long Bach fest with the Tuesday Blog rerun of my two-part series onthe Brandenburg concertos, and this week’s montage and podcast, looks at a more traditional concerto, featuring a solo instrument backed up by an orchestra.

    It is interesting to compare Johann Sebastian Bach’s work catalog to, say, that of his contemporary Antonio Vivaldi. Both offer their fair share of sacred vs. secular works, but Bach’s secular catalog focuses mostly on works for a solo instrument - organ, double or single harpsichord, and string instruments. The catalogue – all things considered – offers only a modest set of works for orchestra (BWV 1041 to 1071), whereas the bulk of Vivaldi’s output is dedicated to concertos, and the overwhelming majority of them are for string instruments, and most prominently the violin.

    Bach’s violin concertos are quite few – there are the three recognized concertos (BWV 1041, 1042 and 1043), a “triple concerto” (for violin, flute and harpsichord), and a host of reconstructed or fragmentary works. Our montage dips into both the “straight up” and the “reconstructed” concertos.

    The main portion of the montage features a “cover to cover” performance by the Belgian early music ensemble La Petite Bande from 1982, with its leader Sigiswald Kuijken as soloist. Contemporary reviews of this 30-year old performance single the disc out as probably one of the best complete set – and I whole-heatedly agree.

    To complete the montage, I retained two “reconstructed” concertos. As we discussed in a past post, Bach made it a habit to reuse, recycle and re-cast his works for different settings. There are in my personal collection three different settings of what the BWV catalogue considers to be Bach’s first keyboard concerto (his BWV 1052). We have settings for keyboard, for mandolin and this “reconstruction” for violin. In these morphed concertos (be they attributed to Bach himself or other composers), the recast solo instrument rarely feels out of place, and the violin reconstruction shows off the first movement in particular in a more favourable light than the keyboard version.

    We are more familiar with the “reconstructed” BWV 1060 violin and oboe concerto than we are with its “official” setting – that for two keyboards. There again, the change in solo instrument texture fits better the mood at times (the slow movement in this case) than the original.


    I think you will love this music too.

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    Commentaire français

    Nos propos du mois d’octobre mettent en évidence l’œuvre du Grand Maître baroque Jean-Sébastien Bach, dans une série que j’appelle « Back to Bach » - un jeu de mots anglais qui peut se traduire « de retour à Bach » ou « un après l’autre ». Ainsi donc, pour quatre vendredis consécutifs, je vous offre des réflexions et des montages Bach coup sur coup.

    Pour le premier volet de cette série, je voulais me concentrer sur l’œuvre concertante de Bach, et plus spécifiquement sur ses concerti pour violon. Si on compare le catalogue Bach au catalogue Vivaldi, par exemple, on remarque la quantité industrielle de concerti pour instrument solo et cordes de l’Abbé Rouquin – et plus spécialement piour violon solo et cordes, qui dépassent aisément la centaine), comparativement à la quantité modeste de concerti de Bach (qu’on retrouve entre les BWV 1047 et 1071. Cette tranche d’une trentaine d’œuvres cataloguées inclut les six Brandebourgeois et les quatre suites, en plus des concerti pour clavier et pour violon.

    Traditionnellement, on attribue trois principaux concerti pour violon à Bach (les BWV 1041, 1042 et 1043 – le dernier pour deux violons). Mais il y en a d’autres, qui se trouvent sous la rubrique « concerto reconstruit » ou même « concerto adapté », suivant la formule« écologique » rendue célèbre par le compositeur. Notre montage pige donc dans les deux campsé
    La première partie du montage est une version intégrale du disque d’il y a une trentaine d’années émis sur l’étiquette EMI des trois concerti ci-haut mentionnés, interprétés suivant le modèle « authentique » par La petite bande sous Sigiswald Kuijken qui agît ici comme chef et soliste. Un enregistrement qui date des premiers ébats commerciaux du numérique, la performance reçut les éloges du public et de la critique lors de son lancement, et survit fort bien trois décennies plus tard. Le rythme et la respiration des performances suit tout à fait le mode authentique (ou HIP, en anglais) sans se vouloir etre un exercice prétentieux.

    En complément de programme, deux concerti qui trouvent leur place « officielle » parmi les concerti pour clavier de Bach (le BWV 1052 et le 1060 pour deux claviers), reconstruits (donc, probablement conçus par Bach et reconstitués à partir de manuscrits) pour violon et violon et hautbois, respectivement.

    Ce qui est fort intéressant à propos de ces reconstructions (et ceci est particulièrement vrai du 1060), est que leur texture change complètement suite au changement d’instrument solo. Le premier mouvement du 1052 semble mieux servi par le violon alors que le deuxième mouvement par comparaison est sûrement mieux servi par le clavier, étant un bel exemple d’un adagio rêveur, modèle exploité à satiété dans les concerti de tant de compositeurs romantiques.

    La combinaison violon et hautbois est probablement la formule maintenant plus usuelle pour le 1060, au point où l’audition de la version pour deux claviers sonne faux… Du moins, à mes oreilles.


    Bonne écoute!



    Tuesday, October 1, 2013

    Die Meistersinger von Nürnberg (Wagner)

    In English: http://operalively.com/forums/showthread.php/1779-OTF-%96-Die-Meistersinger-von-N%FCrnberg

    Le mois dernier,, nous avons considéré un opéra de Giuseppe Verdi, en raison du bi-centenaire de sa naissance en 2013. Un autre compositeur partage cet imposrtant jalon avec Verdi, et c'est Richard Wagner.

    Wagner est un des compositeurs germaniques incontournables - il est sans doute également vénéré et détesté. Un compositeur génial, mais également un individu qui a ses défauts ce qui a tendance à teinter son oeuvre. 

    On associe une chose avec l'oeuvre de Wagner - et c'est l'aspect gigantesque de ses opéras, leur longueur marathonienne et l'aspect mythologique qu'ils rendent sur scène. On n'a qu'à penser à la Tétralogie du Ring et son regard sur les déités et les mortels, un thème que Wagner exploite à satiété dans la plupart de ses opéras. 

    Longs ces opéras, oui, mais il faut également dire "longs, mais sans longueurs". Wagner capte l'imagination, et tisse une tapisserie sonore envoûtante. Son usage de leitmotivs (qui influenceront tant de compositeurs, dont Franz Liszt) est probablement une de ses contributions les plus remarquables, et une stratégie utilisée non seulement à l'opéra, mais pour les musiques de film allant de Korngold à John Williams.


    Ce billet étnt destiné autant qux opéraphiles aguerris qu'aux nouveaux initiés, le choix d'un opéra Wagnérien pour le billet d'aujourd'hui a exigé mûre réflexion. Je voilais choisir (en termes relatifs) quelque chose de léger, et quelque chose qui exige un peu moins d'investissement intellectuel, et j'ai donc misé sur Les maîtres-chanteurs de Nuremberg - son seul opéra comique (versus dramatique), sis à un endroit et une époque bien définis (donc, pas d'artifices mythologiques). Wagner, comme c'est généralement le cas, compose et la muisique, et le livret.


    Justement car plutôt accessible, Die Meistersinger a connu sa cote d'amour avec le public dès sa création en 1868. Fait à noter, Wagner utilise certains stéréotypes dans le développement de ses personnages, et le stéréotype "juif" présenté ici n'est pas forcémanr flatteur. Je vous laisse cette observation à titre d'avertissement...


    LA PERFORMANCE

    Notre performance d'aujourd'hui serait bien en place dans le cadre de Jadis sur Internet, ayant été téléchargée depuis le site vétuste Public Domain Classic. Il s'agît de la première version "intégrale" de l'opéra disponible sur disque, datant des années 1950.

    Dans l'ensemble, la qualité sonore de l'enregistrement (avec retapage numérique, je présume) est dans l'ensemble fort acceptable - hormis quelques moments de prise de son discutables et des coupures en salle de montage (par exemple, à la toute fin du prélude au premier acte). Le chef,  Hans Knappertsbusch (1888 –1965) est un bon exemple d'un chef autoritaire d'une certaine génération, mais sa direction fluide et sa vision globale respectent les intentions du compoositeur, et les chanteurs sont excellents.


    Richard WAGNER (1813-1883)
    Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96
    opera en trois actes, livret en Allemand du compositeur

    DISTRIBUTION PRINCIPALE
    Sachs - Paul Schöffler
    Walter - Günther Treptow
    Beckmesser - Karl Dönch
    David - Anton Dermota
    Eva - Hilde Gueden
    Magdalena - Else Schürhoff 

    Wiener Philharmoniker et  choeurs du Wiener Staatsoper sous Hans Knappertsbusch
    Studio - Janvier 1951

    Argument - http://fr.wikipedia.org/wiki/Die_Meistersinger_von_N%C3%BCrnberg#Argument
    Livret - http://www.rwagner.net/libretti/meis...-meisters.html