Tuesday, July 30, 2013

La Chronique du Disque (Juillet 2013)


NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.

Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :

  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.
Mes suggestions pour juillet

Chopin: Scherzo & Ballades
[eMusic]

Notre première sélection est dfans l'esprit de notre série "In Camara"  et propose l'ensemble des scherzi et ballades de Frédéric Chopin. Que vous aimiez Horowitz, Rubenstein ou Ashkenazy (pour ne nommer que ceux-là), on ne se trompe pas en se procurant l'ensemble sous leur doigts Chopiniens... Ici, j'ai opté pour Rubenstein (une ré-émission de sa série stéréo pour RCA, si je ne m'abuse) qui offre une synthèse de choix, rendant aux ballades leur vision de "sonate en un mouvement". Pour quatre dolllars, un achat qui se justifie pleinement. QS=A, IG=A.


CHOPIN: Rondos and Variations
[eMusic]

Je réalise à cet instant que la chronique prend une direction Chopin ce mois-ci! Quand on pense Chopin, on pense aux valses, aux mazurkas, aux polonnaises, aux nocturnes, mais on ne pense pas forcément aux variations pour piano. Quel dommage! Chopin se montre ingénieux, et parfois même mesquin dans ses variations, et Mme. Biret (intégrale NAXOS) est la parfaite comparse. Les rondos sont pour la plupart des oeuvres de jeunesse, mais on y trouve tout le charme d'un Chopin qui se développe. Résussi!  QS=A, IG=A.


The Best of Chopin: Piano Concerto No. 1 & Piano Concerto No. 2
[En magasin]

Pour la deuxi;ème fois en deux mois, j'ai fait un saut chex Dollarama pour une autre chasse aux trésoirs dans les CDs à "une piastre". Encore une fois, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant. Dans le temps (avant NAXOS), les séries Excelsior et Onyx avaient le monopôle des ré-éditions d'enregistrements radiophoniques ou en studio de la part d'artistes obscurs - et, dans l'ensemble, le pari était réussi. La maison MADACY (qui distribuait jadis la série Excelsior) offre plein de disques à rabais, et ce disque de concerti de Chopin suit cette même formule. L'orchestre primé est la Philharmonique de Slovaquie qui, dans ces cas-ci, s'en tient à un accompagnement "correct", rien de spectaculaire. En fait, les deux soliistes sont les vedettes, et tirent le maximum de cette musique - en dépit du travail piétonnier de l'orchestre. Mais pour un dollar, ce disque pourra combler une lacune dans votre collection. QS= A-, IG= B+


RACHMANINOV: Isle of the Dead (The) / Prince Rostislav / Capriccio on Gypsy Themes / The Rock
[eMusic]

Fini Chopin, et on se tourne chez Rachmaninov, un des sujets prévillégiés dans nos pages cet été. Ce disque CHANDOS de Valéri Polyansky explore des oeuvres orchestrales en un mouvement, et comme il se doit, met en évidence les deux poèmes symphoniques les plus entendus de la part du compositeur, l'île des morts et le rocher.  En plus, M. Polyansky offre des oeuvres qui précèdent les numéros d'opus chez Rachmaninov (donc, composées pendant ses années estudiantines) et le clou du groupe est un autre poème, celui-ci Prince Rotislav. Rachmaninov était une orchestrateur formidable, et il est dommage que cet aspect de son oeuvre soit négligée aux dépens de son oeuvre pour piano. QS= A, IG= A.


National Arts Centre Orchestra-25th Anniversary
[eMusic]

C'est avec chagrin que nous avons appris le décès du chef canadien Mario Bernardi. Longtemps associé avec l'orchestre de Radio-Canada à Vancouver, M. Bernardi fait figure d'enfant prodigue au Canada, ayant opté de revenir au pays alors qu'il était à la gouverne de l'opéra Sadler's Wells en Angleterre afin d'établir l'orchestre du Centre National des Arts, poste qu'il occupera comme chef et directeur artistique pendant une vingtaine d'années. Ce disque qui date déjà de quelques décennies vous est offert afin de rendre hommage au travail du maestro, et renferme plusieurs plages (ré-éditées de disques de la SRC et de RCA) qui rappellent de beaux souvenirs, avec les voix de grands disparus (Pierrette Alarie, Leopold Simoneau et Maureen Forrester), ainsi que le travail du successeur de Bernardi au CNA, Franco Mannino. Le répertoire s'aligne avec la vocation d'orchestre "de chambre-plus" que s'était donnée la maison sous Bernardi, avec un cocktail d'oeuvres canadiennes et du répertoire classique. Maestro, vous nouys manquez déja! QS= A, IG= A.

Thursday, July 25, 2013

Montage # 115 – Festival /Rachmnaninov /Festival (2/4)



As of August 23, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 23 août 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast115



pcast115- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


Out second installment of the Rachmaninov festival takes a close look at a dark chapter in the composer’s career, one that was tainted with a self-doubt so profound that it affected his ability to compose.
Hard to imagine the composer of the brooding and powerful prelude that opens the montage would soon enough manifest such feelings!
"If there were a Conservatory in Hell," wrote César Cui, "Rachmaninov would certainly gain first prize for his symphony, so devilish are the discords he has dished up before us."
When one listens to the First Symphony witn 21st century ears, it is hard to imagine what the fuss was about. Though far from the composer's best work—he was but 23, and in the earliest stages of his career, at the time of its composition—the Symphony is far from the unqualified failure suggested by its initial reception. It is, instead, a large, ambitious work that attempts to expand the bounds of the Russian symphony beyond the works of Tchaikovsky by incorporating music of the Russian Orthodox church.
So, then, why the harsh reception? Well, musical historians suggest that a possibly drunk Glazunov's poor conducting at the 1897 premiere was to blame and not the young composer's fairly impressive composition. Another interesting angle to the story has to do with the rivalry between the two major music centers in Russia, St-Petersburg and Moscow. The well-to-do Rachmaninov originally enrolled at the St-Petersburg conservatory, but then was expelled and completed his studies in Moscow (graduating summa cum laude). The negative bias towards a Moscow-trained composer by a St-Petersburg composer and critic like Cui has to conjure up some of that rivalry…
The devastated Rachmaninov's reaction was to disown the work, which was believed lost until orchestral parts from that infamous premiere turned up after World War II, and the Symphony was revived using the recovered sheet music and piano duet sketches.
Because of the failure of the Symphony, Rachmaninov began to drink immoderately. By the end of 1899, he was an alcoholic whose hands shook, imperiling his keyboard career.
Between January and April 1900, Rachmaninov began consulting Dr. Nikolai Dahl, a Moscow specialist in "neuropsychotherapy," and was urged under hypnosis to compose the new piano concerto that a London impresario was asking for. Trance therapy roused the composer from his lethargy; indeed, he worked with great facility on an excellent new concerto—the Second, in C minor, Op. 18—dedicated to Dr. Dahl in gratitude. Never again in the remaining four decades of his life was Rachmaninov immobilized by depression, despite several convulsive changes of fortune – including hjis exile to the USA.
The concerto has many memorable moments, including the theme of the third movement which in the postwar 1940s, was garnished with words and performed unrelentingly by big-band vandals as Full Moon and Empty Arms.
 I think you will love this music too.

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Commentaire français


Le deuxième volet de notre intégrale Rachmaninov considère une période plutôt sombre de la carrière du compositeur, et introduit si on veut l'alpha et l'oméga, le point d'entrée et de sortie de cette phase qui durera environ cinq ans.

La pièce qui ouvre le montage, les fameuses cloches de Moscou, ne suggèrent pas du tout un compositeur frêle, dépressif ou même insécure, mais c'est exactement ce que sera Rachmaninov suite à la création de sa prmière symphonie.

"S'il y a un Conservatoire en Enferl," écrira César Cui, "Rachmaninov y remporterait sûrement le premier prix en composition avec cette symphoinie.."
En tant qu'auditeur à l'aise avec la musique post-Romantique du XXe siècle, j'ai peine à comprendre les propos du critique et compositeur Russe. Je concède volontiers que cette première symphonie est loin d'être la meilleure production du compositeur - âgé seulement de 23 ans - mais de là à l'écorcher avec de tels propos... La symphonie est un eeffort louable d'étendre le rayonnement de la symphonie Russe traditionnelle (dans le modèle de Tcahïkovski, par exemple) en y incorporant des emprunts de la musique sacrée orthodoxe.

Alors, pourquoi donc cette réception? Les exégètes musicaux rappellent que la ctréation, sous la baguette de Gazounov, aurait été responsable (Glazounov, écrit-on, aurait été ivre lors de cette prestatuion). L'autre raison pourrait tout simplement être le résultat de la rivalité entre les deux centres culturels de Russie, Saint-Pétersbourg et Moscou. Rachmaninov, qui a comencé sa formation à St-Pétersbourg, aurait été expulsé du Conservatoire et complètera ses études (summa cum laude!) à "l'autre" instution de renom à Moscou. La création (et la critique) de la symphonie par deux membres du pentagramme de compositeurs nationalistes de la région peut-il donc s'expliquer tout simplement par une occasion d'obtempérer sur un composuiteur d'une école rivale?

Qu'importe la raison, le résultat fut dévastateur. Rachmaninov sombra dans une dépression profonde, et se mit à boire à excès mettant non seulement sa carrière en jeu, mais également effritant ses talents de pianiste. Pour se sortir de cette situation, et compléter une commande londonnienne, Rachmaninov visite le Dr. Mikhail Dahl, un médecin qui se dévoue à une nouvelle discipline - celle de l'hypno-thérapie. Ainsi donc, visitant le Dr. Daghl religieusement et se soumettant à ses traitements (qui incluent des sessions où Rachmaninov compose sous hypnose), Rachmaninov surmonte ses démons et complète cette commande - qui deviendra son fameux concerto en ut nineur, une perle du répertoire pour piano et orchestre néo-romantique, qui marque la fin de cet épisode. En fait, Rachmaninov ne tombera plus dans une telle mauvaise séquence, et ce en dépit des épereuves qu'il devra surmonter après la Révolution Bolchévique.

Dpmnc, le montage propose les deux oeuvres: une performance convaincante de la symphonie, et une prestation "de référence" du concerto par le pianiste Russe Sviatoslav Richter.

Bonne écoute!




Tuesday, July 23, 2013

Sergey Rachmaninov “In Camara”



Le billet de cette semaine (offert en tandem sur MQCD Musique Classique) contribue à trois séries: la série Jadis sur Internet, notre regard sur la musique de Rachmaninov (pour son double anniversaire de naissance et de décès cette année) et notre série estivale qui offre des sélections plus intimes (musiques de chambre, instruments seuls, etc.)

L’œuvre de musique pour chambristes de Rachmaninov est plutôt modeste. Il nous laisse, par exemple, qu’une paire de trios pour piano et cordes  (tous deux surnommés élégiaques), qui sont en somme des œuvres de jeunesse. Le premier trio (en sol mineur) est en un seul mouvement et fut composé en quatre jours alors que le compositeur n’avait que 19 ans. Le second (son opus 9 en ré mineur) est composé un an plus tard, et se veut une œuvre des plus substantielles.

Sidéré par le décès soudain de Tchaïkovski en octobre 1893, le trio op. 9 est un hommage au disparu, et trouve ses origines depuis le trio élégiaque de ce compositeur. Rachmaninov entreprend la composition quelques jours après le décès de son idole, et prendra plus d’un mois et demie pour le compléter. Les mouvements s’étalent lentement, avec la sobriété exigée.

Rachmaninov, en plus d’être chef à l’opéra impérial, composera un bon nombre de mélodies pour soprano et piano – environ une soixantaine regroupées dans principalement six recueils. Notre playlist en retient quelques unes.

Qui dit Rachmaninov dit, bien sûr, piano (solo, quatre-mains, les quatre concerti et la rhapsodie Paganini). Parmi l’œuvre pour piano de Rachmaninov, on retient deux recueils d’érudes-tableaux (les opp. 33 et 39). Comme l’ensemble de l’œuvre pour piano du compositeur, ces études de virtuosité scintillent par leur romantisme (parfois excessif) et leur difficulté. La numérotation des pièces qui composent l’op. 33 (retenu aujourd’hui) cause un peu de confusion, car la version originale compte neuf études, ensuite six, et finalement huit…


Bonne écoute!

DETAILS 

Sergey RACHMANINOV (1873 - 1943)

Trio pour piano et cordes no 2 en ré mineur, op. 9 "Trio élégiaque"

Marianna Rashkovetsky, piano
Alexey Shabalin, violon
Alexey Ramanenko, violoncelle

Mélodies pour voix feminine et piano
  • Ne ver', moj drug (Ne croyez pas, mon ami), op.14, no. 7
  • Siren'  (Lilas), op. 21, no. 5
  • Zdes' khorosho  (Ici c’est bon), op. 21, no. 7
  • U mojego okna (A ma fenêtre), op. 26, no.10

Christine Komatsu - soprano
Barry Snyder – piano

Etudes-tableaux, op. 33
No. 1 en fa mineur (Allegro non troppo)
No. 2 en ut majeur (Allegro)
No. 3 en ut mineur (Grave)
No. 4 en ré mineur (Moderato)
No. 5 en mi bémol mineur (Non allegro)
No. 6 en mi bémol  majeur (Allegro con fuoco)
No. 7 en sol mineur (Moderato)
No. 8 en ut dièse mienur (Grave)

Alberto Ferrari, piano

(MP3.COM - 02-05-14)


Friday, July 19, 2013

Montage # 114 – Russia / La Russie



As of August 16, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 16 août 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast114



 
pcast114- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


The next stop in our bi-weekly musical passport series is Russia (or, maybe better said, Russia and the Republics of the former Soviet Union).

Our tour of Russia begins with the Caucasus Mountains, between the Black Sea and the Caspian Sea, which extends into the Former Soviet Republics of Georgia, Azerbaijan and Armenia. Mikhail Ippolitov-Ivanov’s first of two suites of Caucasian Sketches (1894) consists of four "songs" or parts. The suite begins with a vibrant song, In a Mountain Pass, which is characterized by a steady ambitious beat suggesting the steep Caucasus Mountains and makes one feel like a bird flying over them. The second song, In a Village, has a steady beat and becomes more vibrant near the end. The title of a third, In a Mosque, reflects the abundance of mosques in the once Turkish Caucausus and Circassian regions such as Adygea in Russia, and one can here the Muezzin's call to prayer in the music. The most famous and admired portion is the final piece, Procession of the Sardar, a Persian title for a military commander, leader or dignitary. This last piece is often heard by itself, and is a favorite of "Pops" concerts.

Alexander Glazunov, as Ippolitov-Ivanov, was formed as a composer at the St-Petersburg conservatory by the likes of Rimsky-Korsakov, and is one of many fellow Russians who embraced the nationalist tendencies of his teacher. The Kremlin is a tone poem evoking the grandeur, pomp and circumstance surrounding those most recognizable of Russian symbols, the Kremlin and the cathedral of St. Basil. Consequently it is full of instantly familiar Russian themes and sonorities, echoing the nationalist fervor espoused by the Kuchka—the so-called 'Mighty Handful' of composers promoting a national identity in Russian music in the closing decades of the nineteenth century.

As I usually do in these posts, I try and mix music from local composers to the music of composers from elsewhere, and the pieces I chose from that lot are worth noting.

In addition to the lyrical Russian songs for cello and piano by France’s Edouard Lalo, another French composer from a very different era penned a piece that is indelibly linked to Russia, the Bolshevik revolution and the vast expanses of white snow: Maurice Jarre’s music from the David Lean film Doctor Zhivago.

Between 1871 and 1873, the English cornettist Jules Levy spent twenty months travelling the Russian empire, and was even a welcome guest at the Imperial court. It is during those travels that Levy composed his Grandt Russian Fantasia for cornet and piano, which Donald Hiunsberger adapted for wind band for his album Carnaval with trumpetist and cornettist of fortune, Wynton Marsalis.

To complete the podcast, Stravinsky's Scherzo a la Russe and a student work by Sergei Rachmaninov for piano four-hands, serving as a reminder that we will return to our summer series of Rachmaninov’s symphonies and concertos next week.


Я думаю, что вы будете любить эту музыку также



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Commentaire français


Le prochain arrêt dans notre série bi-hebdomadaire le passeport musical est la Russie, et les républiques qui étaient autrefois partie-prenante de l'Union Soviétique. 

Notre visite commence dans la région du Caucase  Le Caucase est une région d'Eurasie constituée de montagnes qui s'allongent sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la péninsule d'Apchéron (mer Caspienne). Le Caucase est partagé entre le Caucase du Sud (aussi appelé Transcaucasie) englobant les anciennes républiques Soviétiques de Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan et la région de Kars (Turquie), et le Caucase du Nord (appelé Ciscaucasie) situé en Russie (incluant les républiques de Karatchaïévo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie, d'Ossétie du Nord, d'Ingouchie, de Tchétchénie et du Daguestan).

Mikhail Ippolitov-Ivanov composera deux suites d'esquisses Caucasiennes, la première (l'op. 10) étant sans doute la plus jouée. Cette suite inclut le fameux cortège du Sardar, une marche entraînante souvent hjouée lors de concerts en plein air.

Alexander Glazounov, comme Ippolitov-Ivanov, fut formé au conservatoire de Saint Pétersbourg,m sous l'égide de Rimski-Korsakov. Glazounbov adoptera les tendances nationalistes de Rimski et du reste de la Kuchka, le groupe de cinq compositeurs Russes basés dans cette ville qui allient musique et nationalisme. Le Kremlin est un poème symphonique qui évoque la grandeur et la cérémonie qui entoure le fameux palais impérial Russe.

Comme toujours, je vous propose des musiques inspirées du pays visité. Danbs ce cas-ci, les Chants Russes d'Edouard Lalo, la chanson de Lara extrate de la musique du film Docteur Zhivago et du cornettiste Anglais Jules Levy, une réminescence de voyage en Russie impériale, sa Grande Fantasia Russe.


Pour compléter le montage, des musiques de Stravinski et Rachmaninov.

Bonne écoute!


Tuesday, July 16, 2013

M. Thalberg à l'opéra

NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 17 janvier 2012 sur OperaLively. Version originale: h http://operalively.com/forums/showthread.php/417-OTF-Mr-Thalberg-Goes-to-the-Opera?p=4301#post4301

Pour mon deuxième de deux billets dédiés aux transcriptions opératiques, un regard sur un compositeur et pianiste quelque peu négligé de nos jours. Sigismond Thalberg (1812 –1871) fut l’un des virtuoses du piano les plus réputés de sa génération, et un compositeur affranchi. On associe Thalberg et Franz Liszt à une rivalité quasi-légendaire, participant parfois aux mêmes évènements! 

Liszt, qui se consoidérait le plus grand pianiste de son époque avait eu vent des succès de Thalberg entre 1835 et 1837 (Genève, Lyoin, Paris ...). Le 8 janvier 1837, Liszt signa une critique des œuvres de Thalberg dans Revue et Gazette musicale, et la rédaction ajouta un avertissement se distançant des propos du compoositeur! Liszt écrira que l’œuvre de Thalberg était sans valeur… Liszt perdit beaucoup de crédibilité personelle suite à cet article.

Ainsi donc, la rivalité Liszt-Thalberg prend son envol, au délice des auditeurs, et des promoteurs de récitals! En dépit de la façade publique de cette rivalité, il apparaît que les deux pianistes entretenaient de très bonnes relations. Des dires de Liszt lui-même, son jeu commença à souffrir d:un chaos d’émotions (Tohuwabohu von Gefühlen). Ses contemporains lui recommendent de suivre l’exemple de… Thalberg!

Le 31 mars 1837, au salon de la Princesse Belgiojoso, les rivaux s’offrent en concert pour une cause charitable, et on écrira dans le Journal des Débats:

(…) Et finalement Liszt et Thalberg furent tous deux reconnus vainqueurs de ce duel. Ainsi donc, deux vainqueurs, pas de vaincus.

Comme Liszt, Thalberg écrira un bon nombre de transcriptions virtuoses pour son propre usage. Si on compare à celles de Liszt, plus énergiques et puissantes, celles de Thalberg sont plus subtiles, plus raffinées.

PLAYLIST

Sigismond THALBERG (1812 –1871) 

Fantasia sur des thèmes de l’opéra  "Moïse," op  33 (Après Rossini)
Pianiste non-identifié

Fantasia sur “Casta Diva”, op. 70 (Après Norma de Bellini)
Fantasia sur  Il Trovatore,  op. 77 (Après Verdi)
Francesco Nicolosi

Grande caprice sur des motifs de La Sonnambula, op. 46 (Apès Bellini)
Anna Yesipova

Fantasia sur Don Pasquale, op. 67 (Après Donizetti)

Earl Wild



En Prime: D'autres transcriptions sont illustrées à l'hyperlien original! Bonne écoute!

Friday, July 12, 2013

Montage # 113 – Festival / Rachmaninov / Festival (1/4)



As of August 9th, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 9 août 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast113


pcast113- Playlist

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English Commentary – le commentaire français suit

Sergei Rachmaninov (1873-1943), pianist, composer, Russian in Exile first in Finland, then in America is a Musical Giant of the 20th century. He is also a man who underwent a life-changibng transformation shortky after the Russian Revolution, which forced him into a different career - that of a touring pianist - depriving us probably of some of his most creative years as a composer.
Rachmaninov is also indicative of a great transition in Russian Music History. As one of a generation of Russian composers that emerged at the beginning of the 20th century (along with Scriabin, Prokofiev, Stravinnsky and Shostakovich), he marks then end of the Russian Romantic/Nationalist movement espoused by Tchaikovsky and the Mighty Handful composers (led by Balakirev and Rimsky-Korsakov). To a large extent, Rachmaninov is (among his contemporaries) probably the composer who best tried to stay within the tradition of his predecessors, whereas the others embraced a more modern style.

If I had to pick "one" work that represents the Rachmaninov "style", I would pick today's symphony - his second. By 1906, the time when Rachmaninov began work of the Second Symphony, he had become not only a well-known pianist and conductor, but a composer of considerable renown. Ten years before, however, the abject failure of his First Symphony had robbed him of his confidence and plunged him into a dark depression.

In the next installment of the series (Friday, July 26), I will present two major works (the First Symphony and Second Concerto) that serve as testament for one of Rachmaninov's most famous struggles. It is more fitting to consider this second symphony (and the landmark Third concerto) as emblematic of Rachmaninov overcoming that very struggle.

The second is the epitome of the romantic symphony, gushing with emotion - not unlike Tchaikovsky's Fifth - and for proof one has to look no further than the Adagio, whose main theme is familiar to many thanks to pop singer Eric Carmen's 1976 song, "Never Gonna Fall in Love Again". The interplay between the French horn and orchestra is very reminiscent of the Tchaikovsky Andante cantabile from the fifth symphony. This slow movement re-examines aspects of the standard sonata form opening movement.

In the structure of the traditional Russian romantic symphony, a scherzo precedes the slow movement and a rousing, happy and triumphant Finale caps off the symphony. Rachmaninov will leave us three symphnies (four if one counts The Bells), but the second is the most widely played, and there is no doubt that the emotional appeal of the work to audiences (as a pure Romantic opus) has a lot to do with it.

Less heard, however, are the first and fourth piano concertos. The First has the distinction of being Rachmaninov's "opus 1", though he had composed some other works during his conservatory years - including an abandoned attempt at a concerto. Like Prokofiev's First, this is a student work - composition students were usually advised to base their efforts on a specific model for their first exercises in new forms. In this case the model was the Grieg Piano Concerto which was a favorite work of his.

Rachmaninov premiered the work at the Conservatory as soloist in 1892. In 1917, more than two decades - and two piano concerti - later, he revised the score thoroughly, shaping the work into the form in which it is known today, and it is the revised form we hear Rachmaninov play with the Philadelphia Orchestra in this 1941 recording.

I think you will Love this music too!

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Commentaire français

Sergei Rachmaninov (1873-1943), pianiste, compositeur, exile et errant (en Finlande, et finalement en Amérique) est sans contredit un géant de la musique du XXe siècle.

Son exil, précipité par la Révolution Bolchévique, a eu pour effet d’imposer un grand changement de carrière, devenant par la force des choses un pianiste de concert itinérant, qui nous privera de ses talents de compositeur lors de ce qui aurait dû être l’apogée de sa carrière.

Rachmaninov représente également une transition en musique Russe – passant de la génération des Tchaïkovski, Rimski-Korsakov et Balakirev à celle de Scriabine, Stravinski, Prokofiev et Chostakovitch. Rachmaninov est, parmi les compositeurs de sa génération, celui qu’on associe le plus avec le mouvement romantique et nationaliste de ses prédécesseurs, les autres adoptant une approche plus moderne.

Si on devait se limiter à une seule œuvre qui exemplifie la vision de Rachmaninov, on se doit de considérer sa deuxième symphonie. Rachmaninov entame sa composition vers 1906, peu de temps après avoir surmonté probablement  l’épreuve la plus difficile de sa carrière à ce jour. Nous reviendrons à cette épreuve lors du prochain volet de cette série (dans deux semaines), mais il suffit de noter que cette symphonie et le troisième concerto sont indicatifs d’un Rachmaninov en pleine possession de ses moyens comme compositeur, et que la dépression qui l’aura hanté précédemment est chose du passé.

La deuxième est un exemple frappant d’un romantisme excessif, qui me rappelle Tchaïkovski. Le clou de la symphonie est l’Adagio du troisième mouvement – un hymne romantique d’un lyricisme sans pareil, orné d’une complainte jouée par le cor (qui calque, à mon avis, l’Andante cantabile de la cinquième de Tchaïkovski). La sonate du premier mouvement, quant à elle, se dévoile dans une lenteur majestueuse. Un scherzo espiègle précède le mouvement lent, et une finale joyeuse et triomphale conclut la symphonie.

Des quatre concerti pour piano de Rachmaninov, le premier et le quatrième sont moins entendus que les deux autres, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont moins intéressants. De prime abord, le premier concerto (l’opus 1 du compositeur) semble être un exercice étudiant – modelé après le concerto en la majeur de Grieg. Toutefois, la partition fut revisée vingt ans – et deux concerti – plus tard en 1917 (peu de temps avant l’exil du compositeur). Suite à cette revision, le concerto allie la naïveté d’un jeune compositeur à l’élan assuré d’un compositeur établi. Rachmaninov lui-même assura sa création en 1892, et confère son jeu à l’enregistrement (1941) de la version revisée retenu aujourd’hui.

Bonne écoute!



Tuesday, July 9, 2013

M. Liszt à l’opéra

NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 9 janvier 2012 sur OperaLively. Version originale: http://operalively.com/forums/showthread.php/383-OTF-Mr-Liszt-Goes-to-the-Opera?p=3762#post3762

Les billets d’aujourd’hui et de mardi prochain sont des billets de faveur qui explorent un répertoire pour piano un peu particulier: des œuvres de virtuosité qui s’inspirent d’extraits opératiques.

En 1832, tout Paris jubile à propos d’un récital de Nicolo Paganini. Franz Liszt est impressionné par la réaction des auditeurs, et choisit dès lors de se transformer en Paganini du piano, travaillant au clavier entre 4 et 5 heures par jour afin de parfaire l’aspect virtuosité (et l’aspect showman) de son jeu. Il fera lui aussi la conqupêrte de Partis – et de l’Europe entière – avec plus de mille concerts entre 1839 et 1847


En 1842, la “Lisztmanie” fait rage en Europe, hystérie générale, les dames se precipitant sur scène afin d’attraper mouchoirs et foulards – ceci semble tout à fairt comparable à l’hystérie cause par les groupes Rock des années 60. Derrière tout ça, il y a bien sûr la légende du jeu phénoménal de Liszt et de sa personalité.

Si on explore le riche catalogue des oeuvres de Liszt (répertorié Durant les anné.es 60 par Humphrey Searle), l’oeiuvre est étalée sous une forme thématique, et les opus entre S 383 et S 577 se veulent des  “Paraphrases, transcriptions opératiques, etc.“ pour piano seul. Ces pieces rendent homage à Auber , Bellini, Donizetti, Gounod ,Meyerbeer, Mozart, Rossini , Verdi, Wagner et bien d’autres.

On ne doit pas négliger l’aspect créatif de Liszt ici – ce ne sont pas ici des adaptations d’arias pour le piano, mais bien une exploration intellectuelle et pianistique, amenant souvent ces emprunts à d’autres compositeurs dans des lieux insoupçonnés. 

Car beaucoup de ces transcriptions dantent de la période des tournées de 1839-47, il faut supposer que ces pieces furent conçues par Liszt pour son proper usage, avec l’intention de mettre sa dextérité en evidence. En usant d’airs connus, Liszt place non seulement l’auditoire en territoire familier, mais il crée l’occasion de surprendre. Ceci a dû beaucoup aider à créer le mythe que Liszt était le plus grand pianist de son époque.

Voici une Playlist YouTube de plusieurs de ces bijoux:


DETAILS

Franz LISZT (1811-1886)

Fantaisie sur des motifs favoris de l’opéra La sonnambula (Bellini), S.393
Giovanni Bellucci, piano

Paraphrase de concert apres Rigoletto (Verdi), S.434
Franco Mannino, pianpo


Faust-Waltzer (Gounod), S.407
Earl Wild, piano

Reminiscences de Don Juan (Mozart), S.418
Marc-Andre Hamelin, piano

Ouverture de Tannhäuser (Wagner), S.442
Benno Moiseiwitsch, piano

Isoldens Liebestod: Schlußszene aus Tristan und Isolde (Wagner), S.447
Vladimir Horowitz, piano

Ballade aus Der fliegende Holländer (Wagner), S.441

Idil Biret, piano

Friday, July 5, 2013

Montage # 112 – Polska



As of August 2nd, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 2 août 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast112


pcast112- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

Before getting stated with today’s montage, a few words about our Friday Blog and Podcast for July and August. In past years, I have prepared a series of montages that consider music of different countries, often by non-native composers. We will do this again this year, but every other week. We will alternate the Musical Passport series with a look at the complete piano concertos and symphonies of Sergei Rachmaninov, this year being the double anniversary of his birth and death (140th and 70th, respectively).

Our musical passport destination this week is Poland, a country rich in culture, tradition and for most of the 20th Century, a country that was subjected to oppressive regimes: the Nazi occupation, the Soviet influence, etc. But is also the homeland of a soon-to-be saintly Pope who changed all that.

Musically, when one thinks of Poland, thoughts go directly to Frederic Chopin, possibly more French than Polish, but who made a point of exploring the dance motifs of his country: notably the mazurka, and the polonaise.

Ironically, I chose to feature Chopin waltzes in today’s montage played by Hungary’s Geza Anda. The set of waltzes I selected all have the subtitle “valse brillante”, some more grand than others.

Chopin wrote his fair share of polonaises (I included an early polonaise for piano and cello to the montage rather than one of his more famous solo piano attempts), but also added the fine polonaise by Antonin Dvorak.

Peter Tchaikovsky also penned a few polonaises in his day – the one from Eugene Onegin comes to mind, as well as the brilliant polonaise that caps off his third suite. A polonaise he wrote for his third symphony was so distinctive and memorable, that it led to a subtitle for that symphony – known as Polish.

To end the montage, the memorable musical piece from a forgotten British film from the Second World War: Dangerous Moonlight. The passage, composed by Richard Addinsell and orchestrated by Roy Douglas is of course the Warsaw Concerto.
Myślę, że kochasz tę muzykę za


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Commentaire français

Avant de commencer notre réflexion pour aujourd’hui, un rappel concernant la programmation du vendredi pour juillet et août. Notre tradition annuelle de baladodiffusions inspirées par le voyage et l’escapade se poursuit cette année encore avec le Passeport Musical, avec des arrêts prévus en Pologne, en Russie, en Amérique et en Scandinavie. Toutefois, en raison du double-anniversaire de naissance et de décès de Rachmaninov (140e et 70e, respectivement), nous ferons alternance avec une série de montages qui feront l’intégrale des concertos et des symphonies du compositeur. Le premier montage de cette série sera présenté vendredi prochain.

Sortez donc votre passeport musical pour l’inspection d’entrée en Pologne, un pays riche en culture, traditions et (pour la grande part du XXe siècle) sous le joug d’occupations étrangères. Tout cecu prendra fin lors de la dernière décennie du XXe, avec l’ascension au pontificat de l’Archevêque de Cracovie, probablement le Pape le plus adoré des Temps Modernes, et sans doute un Saint dans les années à venir.

Musicalement, il est carrément impossible d’ignorer le compositeur Polonais le plus célèbre (même s’il étaiot plus Français que Polonais) Frédéric Chopin. Parmi ses pièces les plus connues, on compte un bomn nombre de motifs polonais: la mazurka et, bien sûr, la polonaise. Toutefois, j’ai choisi de programmer une poignée de vlases pour piano, toutes sous-titrées «valse brillante», jouées parle pianiste Hongrois Geza Anda.

Parmi les nombreuse polonaises de Chopin, j’ai retenu sa première selon le numéro d’opus, pour piano et violoncelle. Parmi les autres polonaises d’autres compositeurs, j’ai retenu celle de Dvorak, et j’aurais pu retenir celle que Tchaikovski composa pour son opéra Eugen Onéguine. Toutefois, j’ai plutôt retenu sa troisième symphonie qui, ornée d’une polonaise elle aussi, se mérite le sous-titre de symphonie Polonaise.

Pour compléter le montage, j’ai choisi l’interlude musical composé par Richard Addinsell (et orchestré par Roy Douglas), provenant d’un film noir des années 40, le concerto de Varsovie.

Dobre słuchanie




Tuesday, July 2, 2013

Il barbiere di Siviglia (Rossini)

In English: http://operalively.com/forums/showthread.php/1736-OTF-Il-barbiere-di-Siviglia

Juillet et août dans nos pages sont dédiés à nos séries estivales. Comme l'an dernier, notre série de musique de chambre est présentée en entier sur MQCD Musique Clasique (commençânt aujourd'hui - lire "Blogue à part" plus loin) et les blogs du vendredi parlent voyage et - spécialement pour 2013 - un regard sur l'intégrale des symphonies et concerti pour piano de Rachmaninov, amrquant un double-annniversaire .

Ainsi donc, une programmation plus relax, et les choix opétratiques pour cet été sont dans la même veine. En fait, je vouis propose deux opéras qui mettent en vedette le Comte Almaviva et Figaro, suivant l'ordre proposé par Beaumarchais, non pas l'ordre de composition!

On parle bien sûr du Barboier de Séville et du Mariage de Figaro.

Afin de briser la glace, un rappel de circonstyances: cet hilarant dessin animé signé Chuck Jones et Michael Maltese (remarquez lesurs noms, à l'italienne, sur la marquise du théâtre en lever de rideau...


Notre opéra du mois de juillet propose le premier des opéras de la soi-disant trilogie Figaro (la troisième pièce, la Mère Coupable, sera montée en opéra également, on en reparlera le mois prochain), sous la plume de Gioacchino Rossini - d'autres compositeurs tenteront de mettre le Barbier en musique (Nicolas Isouard (1796) et Francesco Morlacchi (1816)) mais la version Rossini est sans contredit la plus durable. Rossini, reconnu pour sn efficascité, composera l'opéra (usant de musiques composées pour d'autres fins) en trois semaines.

L'intrigue imaginée par Beaumarchais est suivie assez fidèlement par Rossini et son librettiste,
Cesare Sterbini, une comédie dans la tradition Italienne de la Commedia dell'arte, assortie de persoinnages stéréotypiques.


Ainsi, l'argument suit les aventuires d'un comte Espagnol (Almaviva), qui s'est épris de la jolie Rosine (Rosina chez Rossini). Afin de s'assurer que la jeune fille l'aime par amour et non  pour sa fortune, le comte adopte un déguisement et se prétend un pauvre étudiant (Lindor, ou Lindoro), et essaie de la séduire. Toutefois, son parrain protecteuir, le docteur Bartholo, veille au grain. Il la garde enfermée chez lui et entend l'épouser lui-même.

Par chance, le comte fait la rencontre fortuite d'un ancien domestique, Figaro, qui est aujourd'hui le barbier local et a accès à la demeure de Bartholo. Après promesse d'argent pour son concours, Figaro accepte d'aider son vieil employeur. 

Après maintes péripéties, les amloureux finissent par s'épouser.

La Performance
J'ai fait l'acquisition il ya quelques semaines d'une ré=édotoon des années '50 de cet opéra, étiquette EMI, un des premier enregistrements de Maria Callas. Cette même performance est disponible en ligne dans la Bibli Musicale du site MQCD Musique Classique.



Gioacchino ROSSINI (1792 - 1868)
Il barbiere di Siviglia, ossia L'inutile precauzione (1816)
(Le Barbier de Séville ou La Précaution Inutile)
Opéera ien deux actes, livret italien de Cesare Sterbini après Pierre Augustin Caron de Beaumarchais 

DISTRIBUTION


Maria Callas (Rosina)
Luigi Alva (Conte di Almaviva)
Tito Gobbi (Figaro)
Choeurs et Orchestre Philharmonia sous Alceo Galliera 
(Kingsway Hall, London, 1957)

Opera URL - http://www.mqcd-musique-classique.co...ead.php?t=5275
Argument– http://www.operaderouen.fr/fic_bdd/medias_pdfs_fichier/argumentbarbier_12629516410.pdf
Livret italien– http://opera.stanford.edu/iu/libretti/barbiere.html


Blogue à Part - Le premier volet de notre série de musique de chambre est ma sélection souvenir pour juillet, une reprise de notre baladodiffusion "Le Musée (Version piano)". A lire et entendre sur MQCD Musique Classique.