This week's Cover2Cover is a selection from the Royal Philharmonic's own label, from about 20 years ago. These CDs were distributed by third parties in North America and parts of Europe, and I happen to have acquired a few f them around 2005-06. I have a couple of those titles lined up next year in fact.
This Royal Philharmonic Masterworks Audiophile Collection disc features the RPO under the baton of James Lockhart in a selection of later Mozart works. Lockhartworked as an organist in Edinburgh and London, and then as an assistant conductor in German opera houses and at the Royal Opera House, Covent Garden, London. He was director of opera at the Royal College of Music, London 1986–93, and of the London Schools' Vocal Faculty, from 1993.
The program begins with the overture to The Magic Flute, Mozart's final opera. Despite the large orchestra used in the performance, this track still manages to maintain a sense of lightness, spryness, and crisply executed articulations.
The main body of the disc includes two of Mozart's later symphonies: his 39th (one of the :big three") and his delightful Linz symphony.
Happy Listening!
Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Overture to Die Zauberflöte (The Magic Flute), K.620 Symphony No. 36 In C Major K. 425 'Linz' Symphony No. 39 In E Flat Major K. 543
The Royal Philharmonic Orchestra James Lockhart , conducting
Label: RPO Records – 204438-201 Format: CD, Compilation Year: 1996
La réflexion d'aujourd'hui occupe la plage normanlement réservée pour Mardi en Musique en raison de la programmation un peu particulière que je propose sur TalkClassical cette semaine. Nous allons donc passer quelques temps aujourd'hui au Musée Gardner de Boston, notre refuge occasionnel pour nos rendez-vous de musique plus intime.
Au programme, des sélections de la musiaque de chambre de Jean-Sébastien Bach. Ces oeuvres se passent pour la plupart d'introduction... Certains choix, toutefois, valent la peinbe qu'on s'attarde quelques secondes.
En plus de trois des suites pour violoncelle seul, j'ai retenu la partita BWV 1013, que vous retrouverez sous une forme transformée dans le montage de vendredi.
La paire de trisonates retenues offrent une version "de chambre" d'oeuvres souvent présentésous d'autres formats. L'aspect continuo est offert par un piano moderne.
Le billet d'aujourd'hui se concentre sur les grands choeurs en opéra, ces moments où l'action cède sa place à une chorale. En fait, ce stratagème fort populaire en opéra est utilisé par les librettistes afin, entre autres..
... de représenter la comunauté (souvent en arrière-plan) dans le déroulement des choses. Un bon exemple ici serait le choeur des enclumes dans Il Trovatore;
... de proposer une interlude chanté, créant ainsi une pause dans l'action. Le choeur des soldats de Faust est un bel exemple.
;;; sert d'apothéose, clôtutrant l'action d'un acte. Le fameux quintette de Lucia di Lamermoor, par exemple.
... ou afin d'accompagner les rôles prioncipaux, comme le brindisi de La Traviata, ou la chanson du toréadir de Carmen.
Dans la playlist ci-basm j'ai également retenu l'intégrale du deuxième acte de La Bohème, car le choeur y est sollicité constamment.
Espérons que cette playlist YouTube vous plaira!
DETAILS
Giuseppe VERDI (1813-1901)
Vedi! le fosche notturne (“Choeur des enclumes”), Acte II d'Il Trovatore (1853)
Chor der Deutschen Oper Berlin et Berliner Philharmoniker Herbert von Karajan, direction
Va pensiero, sull'ali dorate (“Cheour des Esclaves Hébreux”) Acte III de Nabucco (1842)
The Chorus & Orchestra of the Royal Opera House at Covent Garden Bernard Haitink, direction
Libiamo, ne' lieti calici Acte I de La Traviata (1853)
Placido Domingo ,Teresa Stratas Metropolitan Opera and Chorus James Levine, direction Giacomo PUCCINI (1858-1924)
Acte II de La bohème (1896)
Sergei Gontovyi, Natalia Narozhna, Vladislav Lysak, Elena Starikova, Sergei Dubnitsky, Yury Alexeichuk Orchestre et choeurs de l'opéra national (National Donetsk Opera House), Ukraine Vasyl Vasylenko, direction
Coro a bocca chiusa (“Cheour sans paroles”) Acte II de Madama Butterfly (1904)
Johann-Strauss Ortchestra & Japanese Choir André Rieu, direction Ruggero LEONCAVALLO (1857-1919) Don, din, don (“Cheiur des cloches”) Acte I de Pagliacci (1892) (Sans Attribution) Gaetano DONIZETTI (1797-1848) Chi mi frena in tal momento? and T'allontana, sciagurato Acte II de Lucia di Lammermoor (1835) Ashley Knight, Joshua Guerrero , Ryan Thorn , Griffith Frank , Gabriel Vamvulescu, Leslie Cook Angeles Chorale, UCLA Chorale, UCLA Philharmonia Donald Neuen, direction Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) O welche Lust, In freier Luft (“Cheour des prisonniers”) Acte I de Fidelio, op. 72b Kurt Wehofschitz, Raymond Wolansky Philarmonia Chorus and Orchestra Otto Klemperer, direction Carl Maria von WEBER (1786-1826) Was gleicht wohl auf Erden (“Choeur des chasseurs”) Acte III de Der Freischütz, Op.77 Slovak Philharmonic Chorus & Slovak Radio Symphony Orchestra Johannes Wildner, direction Richard WAGNER (1813-1883) Treulich geführt ziehet dahin (“Choeur Nuptial”) Acte III de Lohengrin, WWV 75 The London Symphony Chorus and Orchestra (Chef non-identifié) Charles GOUNOD (1818-1893) Déposons les armes (“Cheour des soldats“) Acte IV de Faust (1859) (Sans Attribuution) Georges BIZET (1838-1875)
Avec la garde montante (“Cheour des enfants”) Acte I de Carmen (1873-74)
Opera Burgas Krassimira Kostova, direction
Votre toast, je peux vous le rendre (“Chanson du toréador”) Acte II de Carmen
Troy Cook, Daniel Mobbs and Norman Garrett, and members of the Opera Company of Philadelphia Chorus
Pour mon deuxième de deux billets dédiés aux
transcriptions opératiques, un regard sur un compositeur et pianiste quelque
peu négligé de nos jours. Sigismond Thalberg (1812 –1871) fut l’un
des virtuoses du piano les plus réputés de sa génération, et un compositeur
affranchi. On associe Thalberg et Franz
Liszt à une rivalité quasi-légendaire, participant parfois aux mêmes
évènements!
Liszt, qui se consoidérait le plus grand
pianiste de son époque avait eu vent des succès de Thalberg entre 1835 et 1837
(Genève, Lyoin, Paris ...). Le 8 janvier 1837, Liszt signa une critique des
œuvres de Thalberg dans Revue et Gazette musicale, et la rédaction
ajouta un avertissement se distançant des propos du compoositeur! Liszt écrira
que l’œuvre de Thalberg était sans valeur… Liszt perdit beaucoup de crédibilité
personelle suite à cet article.
Ainsi donc, la rivalité Liszt-Thalberg prend son
envol, au délice des auditeurs, et des promoteurs de récitals! En dépit de la
façade publique de cette rivalité, il apparaît que les deux pianistes
entretenaient de très bonnes relations. Des dires de Liszt lui-même, son jeu
commença à souffrir d:un chaos d’émotions (Tohuwabohu von Gefühlen). Ses
contemporains lui recommendent de suivre l’exemple de… Thalberg!
Le 31 mars 1837, au salon de la Princesse
Belgiojoso, les rivaux s’offrent en concert pour une cause charitable, et on
écrira dans le Journal des Débats:
(…) Et finalement
Liszt et Thalberg furent tous deux reconnus vainqueurs de ce duel. Ainsi donc,
deux vainqueurs, pas de vaincus.
Comme Liszt,
Thalberg écrira un bon nombre de transcriptions virtuoses pour son propre
usage. Si on compare à celles de Liszt, plus énergiques et puissantes, celles
de Thalberg sont plus subtiles, plus raffinées.
PLAYLIST
Sigismond
THALBERG (1812 –1871)
Fantasia sur des
thèmes de l’opéra "Moïse," op 33 (Après Rossini)
Pianiste non-identifié
Fantasia sur “Casta Diva”, op. 70 (Après Norma de Bellini)
Fantasia sur Il Trovatore, op. 77 (Après Verdi)
Francesco Nicolosi
Grande caprice sur
des motifs de La Sonnambula, op. 46 (Apès Bellini)
Anna Yesipova
Fantasia sur Don Pasquale, op. 67 (Après Donizetti)
Earl Wild
En Prime: D'autres transcriptions sont illustrées à l'hyperlien original! Bonne écoute!
Les billets d’aujourd’hui et de mardi prochain sont des billets de faveur qui explorent un répertoire pour piano un peu particulier: des œuvres de virtuosité qui s’inspirent d’extraits opératiques.
En 1832, tout Paris jubile à propos d’un récital de Nicolo Paganini. Franz Liszt est impressionné par la réaction des auditeurs, et choisit dès lors de se transformer en Paganini du piano, travaillant au clavier entre 4 et 5 heures par jour afin de parfaire l’aspect virtuosité (et l’aspect showman) de son jeu. Il fera lui aussi la conqupêrte de Partis – et de l’Europe entière – avec plus de mille concerts entre 1839 et 1847
En 1842, la “Lisztmanie” fait rage en Europe, hystérie générale, les dames se precipitant sur scène afin d’attraper mouchoirs et foulards – ceci semble tout à fairt comparable à l’hystérie cause par les groupes Rock des années 60. Derrière tout ça, il y a bien sûr la légende du jeu phénoménal de Liszt et de sa personalité.
Si on explore le riche catalogue des oeuvres de Liszt (répertorié Durant les anné.es 60 par Humphrey Searle), l’oeiuvre est étalée sous une forme thématique, et les opus entre S 383 et S 577se veulent des “Paraphrases, transcriptions opératiques, etc.“ pour piano seul. Ces pieces rendent homage à Auber,Bellini,Donizetti,Gounod,Meyerbeer,Mozart,Rossini,Verdi,Wagner et bien d’autres.
On ne doit pas négliger l’aspect créatif de Liszt ici – ce ne sont pas ici des adaptations d’arias pour le piano, mais bien une exploration intellectuelle et pianistique, amenant souvent ces emprunts à d’autres compositeurs dans des lieux insoupçonnés.
Car beaucoup de ces transcriptions dantent de la période des tournées de 1839-47, il faut supposer que ces pieces furent conçues par Liszt pour son proper usage, avec l’intention de mettre sa dextérité en evidence. En usant d’airs connus, Liszt place non seulement l’auditoire en territoire familier, mais il crée l’occasion de surprendre. Ceci a dû beaucoup aider à créer le mythe que Liszt était le plus grand pianist de son époque.
Voici une Playlist YouTube de plusieurs de ces bijoux:
DETAILS
Franz LISZT (1811-1886)
Fantaisie sur des motifs favoris de l’opéra La sonnambula (Bellini), S.393
Giovanni Bellucci, piano
Paraphrase de concert apres Rigoletto (Verdi), S.434
Franco Mannino, pianpo
Faust-Waltzer (Gounod), S.407
Earl Wild, piano
Reminiscences de Don Juan (Mozart), S.418
Marc-Andre Hamelin, piano
Ouverture de Tannhäuser (Wagner), S.442
Benno Moiseiwitsch, piano
Isoldens Liebestod: Schlußszene aus Tristan und Isolde (Wagner), S.447
Vladimir Horowitz, piano
Ballade aus Der fliegende Holländer (Wagner), S.441
(Je vous assure, je
ne parle pas – ou n’écris pas – le Russe!!!)
Ce billet de faveur,
offert aujourd’hui dans le câdre du Temps des Fêtes, jette un coup d’œil sur l’œuvre
de l’Ukrainien Nikolai Vasilievich Gogol
(1809-1852). Considéré par ses comtemporains comme l’un des lumainaires de la
littérature dite “réaliste”, ses oeuvres comme “Les soirées dans une ferme près
de Dikanka” sont le résultat de la culture et les traditions du folklore
Ukrainien.
Le premier récit du deuxième volume du recueil, Noch pered Rozhdestvom – trad. lit “La Veille de Noël” – fut le sujet d’opéras composes
par Tchaïkovski et Rimski-Korsakov.
L’histoire, parfois
confuse, implique le diable, un forgeron et une jolie fille du nom d’Oxane. Le
forgeron aimerait épouser Oxane, mais celle-ci insiste qu’elle ne l’épousera
que s’il lui offre les pantoufles de la Tsarine. Afin d’exaucer le désir de sa
dulcinée, le forgeron s’associe au diable afin d’obtenir ces pantoufles.
Je crois que vous
pouvez imaginer qu’il s’agît d'un marché qui risque d’être dangereux… Toutefois,
l’histoire finit bien.
Tchaïkovski fera deux
tentatives d’opéra avec ce conte - "Vakula le forgeron, ou la veiile de Noël",
op. 14 de 1874 et “Cherevichki” (Les belles pantoufles) de 1885.
Dans une lettre destine
à Nadezhda von Meck datant novembre-décembre 1884, selon le site Tchaikovsky Research:, Tchaïkovski écrit: "Je suis plutôt occupé en matinée ces
jours-ci, car je considère reviser mon opéra Vakula. C’est une de mes creations préférées, mais je ne suis pas
sans reconnoitre ses faiblesses. Je veux passer quelques temps afin d’enlever
ces passages faibles afin de le remettre en scène à Moscou la saison prochaine".
Séjournant à Paris durant
l’hiver de 1885, Tchaikovski (je cite) "parvient à planifier tous les
changements majeurs à Vakula". Il
se mettra au travail de reviser la musique en février et mars 1885 rapportant "j’ai compose de
nouvelles scenes, j’ai biffé tout ce qui était mauvais et gardé tout ce qui était
bon, simplifiant des harmonies complexes. En some, j’ai tout fait ce le
nécessaire afin de sauvegarder cet opéra"
L’opéra ainsi revisé
sera connu sous une série de titres : les petites pantoufles, les
pantoufles de la Tsarine et les caprices d’Oxane.
Le deuxième
compositeur, Rimiski-Korsakov, mettra son opéra en scène en décembre 1895.
Nicolai RIMSKI-KORSAKOV (1844 - 1908)
La Nuit de Noël,
opéra en 4 actes et 9 tableaux, RK 5a
Dmitri Tarkohov
(Vakoula),
Natalia Chpiller (Oxanne)
Piotr Pontriaguine (Le Diable)
Choeur et Orchestre
de la Radio de l'URSS, Nikolai Golovanov (1947)
Pelléas et Mélisande est un drame lyrique de Claude
Debussy en 5 actes et 12 tableaux basé sur la piàce du même nom de Maurice
Maeterlinck , qui collabore avec Debussy dans l’élaboration du livret. L’œuvre est
montée pour la première fois à l’Opéra-Comique l2 30 avril 1902, il y a donc 110
ans).
Le drame de Maeterlinck n’est pas étranger aux
composiuteurs du XXe siècle, plusieurs d’entre eux ayant composé des muysiques
de scène (Fauré et Sibélius) ou des oeivres symphoniques (Marius Constant d’apràs
Debussy et Schönberg)
L’opéra et la pièce dont il s’inspire sont une
réévaluation de la légende de Tristan et Ieult: l’amour impossible de
deux jeunes gens, qui se termine invariablement avec leur mort et reunification
dans l’au-delà. De l’approche musicale, Debussy écrira :
J'ai voulu
que l'action ne s'arrêtât jamais, qu'elle fût continue, ininterrompue. La
mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes
et de la vie. Je n'ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât,
par suite d'exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions
de mes personnages. Elle s'efface dès qu'il convient qu'elle leur laisse
l'entière liberté de leurs gestes, de leurs cris, de leur joie ou de leur
douleur.
Comme il arrive souvent, un telle labeur crée des frictions, et une hargne s’est
formée entre Debussy et Maeterlinck suite à la decision de Debussy (sanctionnée
par la direction du théâtre) d’offrir le rôle de Mélisande à la soprano Mary Garden (1877-1967) plutôt qu’à la maîtresse du
dramaturge, Georgette Leblanc.
Suivant de 10 ans la creation de la pièce, la
création del ’opéra suscite un tollé: Lors de la première le chahut est tel que
la police est obligée d'intervenir. À la réplique de Mélisande « Je ne suis pas
heureuse », toute la salle hurle « Nous non plus ». Debussy, barricadé dans le
bureau du directeur, ne veut voir personne. Le chef d'orchestre André Messager
s'effondre en larmes à la fin de la représentation. Vincent d'Indy écrit : «
Cette musique ne vivra pas car elle n'a pas de formes. »
Evidemment, la critique
initiale fait place à une approbation mondiale – aujourd’hui, on monte Pelléas
régulièrement dans toutes les grandes caputales de l’opéra.
L’Argument
Acte I : Parti demander la main d’une
princesse étrangère, Golaud, prince d’Al lemonde, rencontre dans une forêt une
femme égarée nommée Mélisande. Il l’emmène avec lui. La mère de Golaud,
Geneviève, obtient du vieux roi d’Allemonde que son fils puisse rentrer au château
avec Mélisande qu’il a épousée. Le roi Arkel refuse de laisser partir Pelléas,
le jeune demi-frère de Golaud, appelé au chevet d’un ami malade. D’ailleurs le
château abrite un autre mourant, le père de Pelléas. À son arrivée, Mélisande
est accueillie par Geneviève et Pelléas.
Acte II : Pelléas emmène Mélisande visiter le
parc. En jouant au soleil près d’une fontaine, elle fait tomber son anneau
nuptial dans l’eau. Au même instant dans la forêt, Golaud tombe de cheval. Un
peu plus tard à son chevet, Mélisande lui avoue se sentir oppressée dans le vieux
château. Réalisant qu’elle a perdu la bague, Golaud s’emporte. Mélisande
prétend l’avoir égarée dans une grotte au bord de la mer. Golaud l’envoie la
rechercher avec Pelléas.
Acte III : Un soir, Pelléas vient voir
Mélisande sous sa fenêtre. Golaud les surprend. Il emmène Pelléas dans les
souterrains du château afin de l’effrayer, puis lui demande d’éviter Mélisande
à l’avenir. Rongé par le doute, il oblige son petit garçon d’un premier lit,
Yniold, à épier les jeunes gens.
Acte IV : Le père de Pelléas guérit
brusquement. Décidé à ne plus retarder son voyage, Pelléas donne rendez-vous à
Mélisande près de la fontaine. Le roi Arkel se réjouit que Mélisande soit
enceinte mais, fou de jalousie, Golaud maltraite sa femme. Seul dans le parc,
Yniold éprouve un sombre pressentiment. Pelléas et Mélisande se retrouvent pour
la dernière fois et s’avouent leur amour. Golaud, qui les épiait, tue son frère
et s’élance à la poursuite de Mélisande.
Acte V : Le bébé est en vie mais Mélisande se
meurt. Torturé par le remords et par le doute, Golaud l’interroge mais
n’obtient ni la vérité ni un pardon en connaissance de cause.
Sans doute l’interprétation definitive de cet opera,
l’enregistrement retenu cette semaine date de l’occupation Française
(enregistré entre le 24 avril et le 26
mai 1941 à la salle de l’ancien Conservatoire, Paris, (Lire http://www.pristineclassical.com/Lar...al/PACO063.php)
Claude DEBUSSY (1862 –1918) Pelléas et Mélisande, drame lyrique en 5 actes
et 12 tableaux, L. 88
Jacques Jansen Pelléas Irène Joachim Mélisande Henri Etcheverry Golaud Germaine Cernay Geneviève Paul Cabanel Arkel Leila Ben Sedira Yniold Emile Rousseau Le berger Armand Narçon Le médecin
Choeurs Yvonne Gouverne Orchestre de la Société des Concerts du
Conservatoire sous Roger Désormière
Pour conclure notre regard sur la musique associée à la légende de Faust, l'incontournable opéra de Gounod est l'objet du billet de faveur de cette semaine. Contrairement à ce que j'ai cru originalement, Gounod s'inspire non pas de Goethe, mais plutôt du dramaturge Français Michel Carré (qui collabore au livret). Les évènements et les grandes lignes suivent Goethe, mais on francise le nom de Gretchen - qui devient Marguerite, par exemple. Pour les initiés de ma génération, Faust est à tout jamais associé à la grande catattrice, le rossignol milanais, Bianca Castafiore. En fait, Mme Castrafiore se doit de chanter l'air des bijoux en rappel à tous ses récitals, souvent en dépit des insistances contraires des spectateurs...
Aujourd'hui comme jadis, Faust est l'un des grands opéras du répertoire français. Faust fut monté si souvent au Metropolitan de New-York qu'on surnomma la maison pour un certin moment le Faustspielhaus! L prestation d'aujourd'hii, celle que j'ai damns ma collection, en est une des années 50 sous Cluytens. Avant de s'y mettre, voici l'argument de l'opéra: Argument de Faust (http://www.planet-opera.com/production.php?repre=759&nom=Faust-Opera-Bastille) Acte 1. Le cabinet de Faust. Le philosophe Faust est profondément déprimé par son inaptitude à atteindre l'accomplissement au travers du savoir et songe à se suicider. Il verse le contenu d'une fiole de poison dans ne tasse, mais s'arrête soudainement de boire le liquide mortel en entendant un choeur pastoral. Il condamne le bonheur, la science et la foi et en appelle à Satan pour le guider. Méphistophélès apparaît (duo: "Me voici"). Faust lui confesse qu'il recherche la jeunesse plus que la richesse, la gloire et le pouvoir. Méphistophélès accepte d'exaucer les voeux du philosophe, en échange de ses services dans les régions infernales. Comme Faust hésite à accepter cette condition, Méphistophélès fait apparaître Marguerite assise à son rouet. Faust signe alors le document et se transforme en jeune noble. Acte II. La kermesse aux portes de la ville. On voit un cabaret sur la gauche. Le rideau se lève sur un choeur joyeux d'étudiants, soldats, bourgeois, jeunes filles et matrones (choeur: "Vin ou bière"). Valentin entre en scène, tenant à la main une médaille que lui a donnée sa soeur Marguerite ; il est sur le point de partir au combat et donne ses instructions à ses amis, notamment à Wagner et Siébel, pour qu'ils veillent sur elle. Ils s'assoient pour prendre un dernier verre. Méphistophélès apparaît soudain et les divertit avec une chanson sur le veau d'or (ronde: "Le veau d'or"). Valentin se met en colère lorsque Méphistophélès prend à la légère le nom de sa soeur, mais son épée se brise en l'air avant d'atteindre sa cible. Confrontés à une puissance surnaturelle, Valentin et ses compagnons brandissent les pommeaux en forme de croix de leurs épées devant le diable (choeur: "De l'enfer"). Méphistophélès reste seul en scène, bientôt rejoint par Faust et par un groupe de valseurs villageois (valse et choeur: "Ainsi que la brise légère"). Lorsque Marguerite apparaît parmi eux, Faust lui offre son bras ; elle repousse ses avances avec modestie et s'en va prestement. Acte III. Le jardin de Marguerite.Siébel est amoureux de Marguerite et dépose un bouquet à son intention (couplets: "Faites-lui mes aveux"). Faust et Méphistophélès entrent dans le jardin ; pendant que le diable s'occupe de trouver un cadeau pour Marguerite, Faust apostrophe la maison de Marguerite et l'embrassement protecteur de la nature (cavatine: "Salut demeure chaste et pure"). Méphistophélès revient et dépose un coffret à bijoux pour la jeune fille. Marguerite entre en se posant des questions sur le jeune gentilhomme qui l'a approchée tout à l'heure. Elle chante une ballade sur le roi de Thulé, découvre le bouquet et le coffret à bijoux et, tout excitée, essaie des boucles d'oreilles et le collier (scène et air: "Il était un roi de Thulé"). Dame Marthe, gouvernante de Marguerite, lui dit que les bijoux doivent être un cadeau d'un admirateur. Méphistophélès et Faust rejoignent les deux femmes ; le premier tente de séduire Marthe et Faust converse avec Marguerite, qui se montre encore assez réservée à son égard (quatuor: "prenez mon bras"). Tandis que Faust et Marguerite disparaissent momentanément, Méphistophélès jette un sort aux fleurs du jardin. Marguerite et Faust reviennent et elle se laisse embrasser par Faust (duo: "Laisse-moi, laisse-moi contempler ton visage") ; toutefois, elle s'écarte subitement et lui demande de s'en aller. Convaincu de la futilité de ses efforts, Faust se résout à abandonner son projet en totalité. Il est arrêté par Méphistophélès, qui lui ordonne d'écouter Marguerite à sa fenêtre. En entendant qu'elle espère son retour rapide, Faust manifeste sa présence et lui saisit la main ; au moment où elle laisse tomber sa tête sur l'épaule de Faust, Méphistophélès ne peut s'empêcher de rire. Acte IV. La chambre de Marguerite. Marguerite a donné naissance à l'enfant de Faust et est frappée d'ostracisme par des jeunes filles dans la rue. Attristée parce que Faust l'a abandonnée, elle s'assied à son roué (air: "Il ne revient pas"). Siébel, toujours fidèle, tente de l'encourager. Une place publique. Le retour de Valentin est annoncé par une marche de soldats et il devient évident que les choses vont s'aggraver. Après avoir reçu des réponses évasives de Siébel aux questions qu'il a posées sur sa soeur, Valentin se précipite furieusement dans la maison. Pendant qu'il est à l'intérieur, Méphistophélès joue satiriquement le rôle de l'amoureux, qui donne une sérénade sous la fenêtre de Marguerite (sérénade: "Vous qui êtes l'endormie"). Valentin reparaît et demande qui a fait perdre son innocence à sa soeur. Faust tire son épée ; au cours du duel qui suit, Valentin est mortellement blessé. En mourant, il rejette la responsabilité sur Marguerite et la damne pour l'éternité. Une cathédrale. Marguerite essaie de prier, mais elle en est tout d'abord empêchée par la voix de Méphistophélès puis par un choeur de démons. Elle parvient finalement à achever sa prière, mais s'évanouit lorsque Méphistophélès lâche une dernière imprécation. Acte V. Les montagnes du Harz. La nuit de Walpurgis. On entend un coeur de feux follets lorsque apparaissent Méphistophélès et Faust. Ils sont vite entourés de sorcières (choeur: "Un, deux, et trois"). Faust cherche à s'enfuir, mais Méphistophélès se hâte de l'emmener ailleurs. Une caverne décorée, peuplée de reines et de courtisanes de l'Antiquité. Au milieu d'un somptueux banquet, Faust voit une image de Marguerite et demande à la retrouver. Pendant que Méphistophélès et Faust partent, la montagne se referme et les sorcières reviennent. L'intérieur d'une prison. Marguerite a été incarcérée pour infanticide, mais, grâce aux bons soins de Méphistophélès, Faust a obtenu les clefs de sa cellule. Marguerite s'éveille au son de la voix de Faust ; ils chantent un duo d'amour (duo: "Oui c'est toi que j'aime") et Faust lui demande s'enfuir avec lui. Méphistophélès apparaît et supplie Faust et Marguerite de le suivre. Marguerite résiste et en appelle à la protection divine. Désespéré; Faust regarde et tombe en prière à genoux alors que l'âme de Marguerite s'élève vers les cieux (apothéose: "Christ est ressuscité!").
Charles GOUNOD (1818-1893) Faust, opéra dialogué en 5 actes (1859) Based on Michel Carré's play Faust et Marguerite DISTRIBUTION Nicolai Gedda (Faust) Boris Christoff (Méphistophélès) Victoria de los Angeles (Marguerite) Rita Gorr (Marthe) Victor Autran (Wagner) Ernest Blanc (Valentin) Liliane Berton (Siebel) Choeur et Orchestre du Théâtre national de l'Opéra de Paris, André Cluytens (1958) LIVRET (Jules Barbier and Michel Carré): http://www.opera-guide.ch/opera.php?id=137 PERFORMANCE (gracieuseté de la bibli musicale de MQCD Musique Classiquè): http://www.mqcd-musique-classique.co...ead.php?t=4719
NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 2 juillet 2012 sur OperaLively. Version originale:
Pour mes deux prochains billets du mardi, je vous propose une exploration musicale autour de la légende germanique de Faust, rensue célèbre par le Johann Wolfgang von Goethe.
Sans doute la version opératique de Charles Gounod vient immédiatement à l'esprit... Toutefois, je vais remettre l'audition de cet opéra au billet de la semaine prochaine, et je me concenterrai plutôt sur la musique issue d'autres coimpositeurs.
Faust –l'oeuvre littéraiure
Faust est le protagoniste proncipal d'iune légende germanique. Un homme de lettres qui troque son âme pour connaître tous les secrets et les plaisirs du monde des mortels.
Pièces de théâtre et autres manifestations basées sur cette légende abondent en Allemagne et dans le reste durègnes germaniques au XVIe siècle, présentatnt Faust et Méphisto comme des personnages parfois farfelus. En Angleterre, c'est Christopher Marlowe qui s'attaque au sujet dans sa pièce The Tragical History of Doctor Faustus. Dans l'adaptation de Goethe deux siècles plus tard, on rtrouve le Faust intellectuel et raffiné de la légende. En plus de Marlowe et Goethe, on compte Nikolaus Lenau parmi les auteurs qui font une adaptation (quoique la version Lenau s'approche beaucoup de celle de Goethe).
Faust en musique
En plus de Gounod, Mefistofele d'Arrigo Boitoand Doktor Faust deFerruccio Busoni. et la légende dramatique iLa damnation de Faust de Hector Berliozs approchent Faust dans un context opératique. Il y a même une version moderne signée Havergal Brian.
Ailleurs dans le répertoire, soulignons Robert Schumannet ses Scènes de Faust d'après Goethe, la deuxième (et substantielle) section de la Symphonie des Mille de Gustav Mahler, et de Franz LisztEine Faust-Symphonie in drei Charakterbildern et une ouverture de concert de Richard Wagner.
Puisuqe nous avons écouté la symphionue de Liszt l'an dernier j'ai choisi d'inclure dans notre playlist un autre Liszt, inspiré de Lenau, l'une des deux valses de Méphisto.
NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 18 février 2012 sur OperaLively. Version originale:
Le billet de faveur de cette semaine termine notre présentation du tandem « CAV et PAG » avec une réflexion sur Pagliacci de Ruggero Leoncavallo. Comme dans le cas de son prédécesseur de la semaone dernière, PAG explore des thèmes tels l’adultère, la trahison et l’honneur, et atteint son apothéose également avec des décès tragiques, mais cette fois au vu et au su de tous.
En 1890, au moment où Cavalleria rusticana reçôit sa première, Leoncavallo était un compositeur méconnu. Suite au succès de CAV, il décide de composer un opéra qui suivra les mêmes formules: court, composé à la verismo. La pièce de Catulle Mendès La Femme de Tabarin a beaucoup de traits communs avec PAG, et spécifiquement le clown qui tue son épouse. Plusieurs suggèrent aujourd’hui que Leoncavallo s’est inspiré de cette pièce pour le livret de son célèbre opéra, compte tenu du fait qu’il vivait à Paris au moment où la pièce était sur les planches. PAG fut créé à Milan le 21 mai 1892 sous Toscanini, presqe deux ans jour-pour-jour après CAV. Les deux opéras sont d’ailleurs offerts en tandem depuis 1893.
Le succès de PAG fut quasi-instantané, et ses grands moments transcendent la scène opératique, avec le fameux "Recitar! ... Vesti la giubba" qui représente le tour de force de choix de tous les ténors. Voici d’ailleurs une de mes interprétations préférées, par le ténor Italo-Américain Mario Lanza:
La Prestation
Mon choix de prestation pour aujourd’hui en est une d’époque, qui forme le dernier volet du tandem CAV-PAG, tel qu’enregistré au début des années ’50 avec la Callas et et Giuseppe Di Stefano sous le chef Italien Tullio Serafin. Cette prestation peut être trouvée dans la vaste bibli musicale du site MQCD Musique Classique.
Ruggero LEONCAVALLO (1857 - 1919)
Pagliacci (1892)
Drame en deux actes avec prologue, libretto by Leoncavallo
Distribution:
Giuseppe Di Stefano - Canio, alias « Pagliaccio » dans la comédie, directeur d'une
Maria Callas - Nedda, alias « Colombina », son épouse
troupe de comédiens ambulants
Tito Gobbi - Tonio, alias « Taddeo », un clown
Nicola Monti - Peppe, alias « Arlequin »
Rolando Panerai - Silvio, un villageois, amant de Nedda
Orchestre et choeurs du Teatro alla Scala (Milan), sous Tullio Serafin
Lieu d’enregistrement: La Scala, Milan, juin1954
PROLOGUE - L’orchestre se met à jouer, mais la scène est vide. Tonio le bossu passe sa tête entre deux pans de rideaux et demande s’il peut monter sur scène. Il informe l’auditoire que malgré le fait que certains personnages et traditions théâtrales leur seront familiers, l’histoire que présentent les comédiens est, en fait, une histoire vraie, emplie d’émotions vraies.
ACTE I - Le rideau se lève sur un petit village italien le jour de l’Assomption. Une trompette signale l’arrivée d’une troupe de théâtre itinérant. Canio, le chef de cette troupe, annonce aux villageois la tenue d’une représentation le soir même. Il invite alors Tonio et d’autres à prendre un verre, mais Tonio refuse l’invitation. Les villageois taquinent Canio que Tonio tentera de lui voler son épouse, Nedda. Celle-ci proteste son innocence, mais en vain, Canio soupçonnant déjà son infidélité.
Ils se rendent à la taverne et Nedda est laissée à elle-même pour chanter son désir de s’enfuir. Tonio s’approche d’elle et lui déclare son amour. Révoltée qu’il ait tenté de l’embrasser, Nedda le fouette. Tonio s’enfuit en courant, déclarant qu’il se vengera. Après le départ de Tonio, Silvio, un villageois, mais également l’amant de Nedda, approche. Elle l’avertit que Canio soupçonne leur relation. Il la rassure et lui déclare son amour.
Tonio surprend leurs propos et s’empresse d’aller en informer Canio. Entre-temps, Silvio tente par tous les moyens de convaincre Nedda de s’enfuir avec lui. Elle résiste initialement, mais accepte finalement, au moment même où survient Canio, qui surprend l’échange. Celui-ci s’emporte, mais Silvio réussit à s’échapper au dernier moment. Canio menace Nedda de son poignard et lui ordonne de lui dévoiler le nom de son amant. Beppe, un autre comédien, intervient. La troupe se disperse et Canio est laissé à lui-même. Attristé de l’infidélité de sa femme, il s’effondre en larmes alors même qu’il applique son maquillage de scène et enfile son costume. Son coeur se brise au plus profond de lui, mais extérieurement, il doit tenir le rôle de clown.
ACTE II - Les villageois s’assemblent devant la scène; parmi eux se trouve Silvio. Comme la pièce commence, Nedda, qui incarne le personnage de Colombina, attend son amant, Arlecchino. Elle l’entend lui faire la sérénade alors même que Tonio, qui joue le rôle de son valet, Taddeo, entre en scène. Il lui déclare son amour dans un discours outrancier. Arlecchino s’introduit par une fenêtre et met Taddeo dehors en le tirant par l’oreille. Les deux amants échafaudent des plans en vue d’administrer à Pagliaccio un somnifère, afin qu’ils puissent s’enfuir ensemble. Taddeo les avertit que Pagliaccio – le personnage que joue Canio – s’approche. Arlecchino réussit à s’enfuir à l’arrivée de Pagliaccio, qui surprend Colombina adressant une dernière parole tendre à son amant. Voilà qui est trop pour Canio; hors de lui, il exige de savoir le nom de son amant. Nedda, toujours dans le rôle de Colombina, répond par des légèretés, mais Canio perd le contrôle et lui lance en chantant : « Non, je ne suis pas Pagliaccio! » (« No, Pagliacci non son! »). Les villageois jubilent, mais tombent des nues lorsqu’ils comprennent qu’ils n’assistent plus à une représentation théâtrale, mais plutôt à un drame bien réel. Beppe tente d’intervenir, mais Tonio le retient. Nedda tente de s’échapper, mais Canio la poignarde. Agonisante, Nedda appelle Silvio, qui se précipite vers elle. Mais le couteau de Canio l’attend, lui aussi. Comprenant soudainement l’horreur qu’il a commise, Canio, hagard, laisse tomber son arme, se tourne vers le public et annonce avec amertume : « La comédie est finie ».