Friday, August 30, 2013

Montage # 120 Scandinavia/La Scandinavie



As of September 27, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 27 septembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast120


pcast120- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


The final post of our summer programming on ITYWLTMT is a musical passport post featuring the music of Scandinavian composers. Usually, I mix works by non-native composers with hose of local favourites, but not this week, opting to have one composer of each of the four main Scandinavian countries contribute to the montage.

Three of the four countries have no-brainer so-called “national” composers: Nielden for Denmark, Grieg for Norway and Sibelius for Finland. Sweden, however, is another story. Wikipedia lists quite a few of them, though – no offense intended here – no specific composer or work stands out for me.

There is, however, one work that is a favourite of mine, and it is by Dag Wirén (1905–1986). Wirén studied at the Stockholm conservatory from 1926 to 1931. The following year, he earned a scholarship to further his studies abroad and went to Paris, where he lived for about three years. While there, he studied composition under Leonid Sabaneyev, and attended many concerts and recitals, which apparently did more for his craft than the lessons with Sabaneyev… In Paris he also met Igor Stravinsky and encountered the music of Sergei Prokofiev and Arthur Honegger. Upon his return to Sweden, he composed his first two symphonies and his most famous work, the Serenade for Strings (1937), a spirited neo-classical work with an entrancing round-like finale that I programmed today.

As for the other three more “main stream” composers, I retained an early suite for orchestra by Nielsen (his opus 1), the orchestral version of the Lyric suite by Grieg (with the well-known and mischievous March of the Dwarfs – or gnomes) and two Sibelius favourites – his violin concerto and the (less heard) choral setting of his nationalist Finlandia.

Except fopr the Nielsen (played here by the CBC Vancouver Orchestra under the late Mario Bernardi), all the works are performed by Scandinavian artists.



I think you will love this music too.



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Commentaire français


Le dernier montage de notre série du passeport musical nous amène en Scandinavie, et popose des oeuvres de quatre compositeurs "nationaux" de la Suède, du Danemark, de la Norvège et de la Finlande.

Trois de ces quatre pays ont des compositeurs programmés fréquemment ici et ailleurs - Nielsen, Grieg et et Sibelius. Mais, j'ai dû me concentrer un peu plus pour me fixer sur une oeuvre Suédoise.

Finalement, j'ai choisi la sérénade pour cordes du Suédois Dag Wiren, un contemporain de Stravinski et Honneger. L'oeuvre est probablement sa plus connue - vous reconnaîtrez la ronde du quatrième mouvement.


Tant qu'aux autres, j'ai retenu des oeuvres connues - la petite suite de Nielsen, la suite lyrique de Grieg et le conceto pour violon de Sibélius. Exception faite du Nielsen, touites les autres oeuvres sont interprétées par des artistes scandinaves.

Notez aussi, pur clore la série en grande pompe, la version chorale de Finlandia.

Bonne écoute!


Tuesday, August 27, 2013

La Chronique du Disque (août 2013)


NDLR: Ma Chronique du disque pour le mois d’août est un peu particulière – elle comprend en plus de  ma revue de cinq albums quelques anecdotes de mon récent voyage à Toronto.

Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globale, veuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 


HUMMEL: Piano Trios Nos. 1, 5 and 7
[eMusic]
Le compositeur Autrichien  Nepomuk Hummel (1778-1837) est un contemporain de Beethoven et est considéré un des grands compositeurs de son époque. Connu sutrout pour son œuvre pour piano (et son non-moins célèbre concerto pour trompette), on commence à redécouvrir sa musique de chambre. L’album proposé ici, datant de plusieurs années déjà, fat partie de cette exploration, et met en vedette le trio Borodine dont faisait partie le regretté Yuli Turovsky. Le charme de ces trios, pour moi du moins, est leur fraîcheur – parce que justement pas des trios de Beethoven ou Mendelssohn, il est rafraĉhissant d’entendre comment un autre compositeur approche cette combinaison d’instruments. Hummel (comme la plupart de clacissistes purs et durs) adhère scrupuleusement à la forme classique d’un trio ou d’une sonate, mais ceci ne veut pas dire qu’il n’y a rien d’original – bien le contraire. Le jeu d’ensemble est impeccable. QS = A, IG = A.

Le bon vieux temps

Il n’y a pas si longtemps – dix, peut-être vingt ans – le mélomane aguerri se devait de visiter un disquaire pour se procurer un enregistrement. Les disquaires, franchisés ou indépendants, couraient les rues commerciales et les centres d’achats. Mes hantes préférées à Montréal pendant ces belles années étaient Pierre Leblanc Musique sur la rue Mont-Royal (le tenancier avait même une chronique hebdomadaire à la télé), l’une ou l’autre des succursales de Bertrand Musique (Places Bonaventure et Ville-Marie), et les grande surface A & A et Sam the Record Man sur la rue Sainte-Catherine.
Peut-être suis-je trop nostalgique, mais une visite chez le disquaire était quelque chose de spécial pour moi. Ah, de flâner les rayons, de fureter les pochettes, ornées de la marquise dorée de Deutsche Grammophon ou même les photos ou images inspirées par le contenu de l’album. Lire l’endos de ces pochettes, afin d’en savoir plus sur l’œuvre, ou les interprètes. Des heures durant, j’étais tranformé, perdu dans mes vaps qu’on dirait.

Des disques et des cassettes, la technologie évolua aux disques compacts. Finies les pochettes… Toutefois, même si les visites pour moi devenaient de plus en plus rares, je dois faire la confession que j’ai plus d’une fois « semé » mon épouse dans un centre d’achats pour me faufiler chez le dépositaire HMV ou Music World.

Puis, un phénomène étrange s’est produit : ces dépositaires ont commencé à fermer leurs portes. Dans le cas de M. Leblanc probablement sous la pression du marché et le coût grandissant de l’inventaire requis. Pour d’autres, ils sont tout simplement disparus car les habitudes d'achats du public ont grandement changé. Si je visite mon HMV local aujourd’hui, plus de la moitié de leur inventaire est dédié aux DVD et même les rayons de musique populaire sont plus modestes. Et le classique… une portion d’un rayon au fin-fond du magasin, et je serais surpris si on renouvelle l’inventaire de cette mince collection.

Le disquaire « brique et mortier » est maintenant un disquaire virtuel – Amazon eBay et autres sites spécialisés pour les titres rares ou usagés, et bien sûr iTunes et eMusic qui vendent les plages à la pièce pour 49 ou 99 sous. Pourquoi flâner pour trouver un titre en particulier quand en quelques secondes votre moteur de recherche préféré trouve une douzaine de façons de se le procurer!
C’est plus la même chose.

Et pourquoi donc ce long exposé, me demanderez-vous? Eh bien, ceci m’amène à mon récent séjour à Toronto.

Il y a quelques années, lors d’une excursion similaire, j’avais visité la grande surface HMV au cœur du centre-ville de la Ville Reine; trois étages de disques, dont le troisième étaiot dédié au jazz et au classique. Comme dans le bon vieux temps, l’étage était « isolé » afin de couper le bruit du reste du magasin, et la grande musique envahit tout le plancher, un oasis de paix!

Ainsi donc, après m’être assuré que madame et notre fille étaient affairées à leurs achats au Centre Eaton, j’ai vite fait le court saut au disquaire. Que de changements – et pas nécessairement pour le mieux.

Les portes de verres grandes ouvertes au pied de l’escalateur au troisième, le Rap et la musique urbaine occupe maintenant au moins le tiers – sinon la moitié – de mon vieil oasis. Il y a encore une collection classique et jazz intéressante (à comparer aux dépositaires franchisés qu’on retrouve dans les centres commerciaux) : un ou deux rayons, et deux murs. Et, en partie, on y retrouve des DVD d’opéras et concerts entremêlés aux CD de musique. Ce n’est pas le Pérou, quoi.

Une petite douche froide, mais j’ai tout de même trouvé quelques titres (4 albums, 6 disques, moins de $50). Voici donc un aperçu de mes achats:


A Grand Concert Of Musick: Archiv Produktion CD & Catalogue
[En Magasin]

Ma première sélection est une trouvaille dans la section “rabais” du magasin ($10 pour le disque et le catalogue) et propose la réédition d’un disque vinyle Arkiv datant de 1977 (avec une plage additionnelle datant de 1984) mettant en vedette Trevor Pinnock et son English Concert. Le répertoire offert ici est essentiellement du baroque Anglais, avec comme clou la première symphonie de William Boyce. Pinnock et son rival (sur DECCA) Christopher Hoigwood sont passés spécialistes dans ce répertoire, et là où Pinnock remporte la palme est au niveau de la qualité d’enregistrement. C’est, bien sûr, super-HIP. Et le catalogue fait plaisir à ce vieux collectionneur. QS = A, IG = A.



Tchaikovsky, Sibelius: Violin Concertos / Oistrakh, Ormandy, Philadelphia Orchestra
[En Magasin]
J’ai fait allusion plus souvent qu’à mon tour au quatuor de solistes Soviétiques qui ont souvent voyagé en Occident pendant les années de la Guerre Froide: Richter, Gilels, Rostropovich et Oistrakh. Lors d’une visite en Amérique en 1959, Oistrakh a eu l’occasion de jouer en compagnie du Philadelphia Orchestra et de son chef légendaire, Eugene Ormandy. Ce disque, réalisé lors des années précoces de la stéréophonie, grave pour la postérité cet heureux ménage dans deux chefs-d’œuvre du répertoire pour violon et orchestre. Dans maa collection vinyle, j’ai une réédittion datant de 1974 de cet enregistrement du Tcahïkovski, et c’est avec un malin plaisir que je retrouve cette prestation. Je ne sais pas si MM. Oistrakh et Ormandy avaient de bonnes relations, mais leur complicité dans cette œuvre fort jouée saute aux orieilles. Dommage qu’Oistrakh ne joue pas les reprises au troisième mouvement… Tant qu’au Sibélius, c’est une découverte pour moi. Oistrakh joue le concerto avec brio, et M. Ormandy le suit admirablement – mais l’accompagnement  n’est pas du même calibre que le Tchaïkovski à mon avis. Reste qu’il s’agît ici d’un magnifique document, restauration numérique fort honorable. QS = A-, IG = A-.

Le fantôme de Glenn

Une autre anecdote de voyage, celle-ci plus subtile.

La rue Yonge à Toronto est son artère Nord-Sud principale, ornée de marquises illuminées, de lieux (plus ou moins) savoureux, et ce en particulier dans sa partie Sud, au centre-ville. Nous faisions une randonnée le long de cette rue vers l’heure du dîner, et alors que nous approchons l’angle Yonge et College, on pouvait voir une paire de restaurants sur la rue transversale. Le restaurant choisi pour le dîner, une décision spontanée, fut le restaurant Fran’s (on dirait en français, Chez Fran). C’est ce qu’on appelle en anglais un « diner », cet espeèce de restaurant des années d’après guerre où on servait des plats « de chez nous », souvent assortis de frites, de sauce brune et rincé par un large Milk Shake. L’ancêtre direct de la restauration rapide, quoi.

Ce qui est particulier à propos de ce restaurant – en fait, il s’agît d’une chaîne – c’est que le restaurant original (hyper-modeste, avec seulement qu’une poignée de sièges) était fréquenté régulièrement par Glenn Gould. Le restaurant original est fermé depuis longtemps, mais la succursale Yonge et College fut établie en 1950, et rénovée il y a quelques années afin de rehausser son caractère original.

Glenn Gould était un musicien for excentrique, mais que dire de ses goût culinaires? Était-il tout aussi particulier à propos de ses plats? Je ne crois pas que le menu du Fran’s d’aujourd’hui soit le même qu’il y a quarante ou cinquante ans, mais j’étais fort satisfair de la lasagne au four. Si, toutefois, Glenn était « difficile » pour la nourriture, il aurait été fier de ma fille, qui commanda un fettucine, pour finalement séparer tous les morceaux qui semblaient être des champignons (même s’ils étaient de oignons ou des tomates) un peu comme un mineur sépare les pépites d’or du tas de caillous qu’il a déniché. Et madame… Elle, qui ne mange que du pain brun, refuse le pain de son sandwich au poulet grillé: « Deonnez-le moi dans l’assiette, c’est tout ».

Au sortir du restaurant, j’ai rapidement indiqué l’édifice qui nous fait face, l’autre côté de la rue à mon épouse : « Ceci était le grand magasin Eaton de Toronto ».

Les magasins à rayon Eaton, comme ceux de la Compagnie de la Baie d’Hudson, font partie d’une grande tradition comerciale au Canada. Il y avait des magasins Eaton d’un océan à l’autre pendant plus d’une centaine d’années. Aujourd’hui, victime de la compé.tition féroce des grandes surfaces américaines comme Wal-Mart, les magasins à Rayons sont presque tous disparus au Canada – Simpson's, Zeller's, Dupuis-Frères, et Eaton (maintenait sous la bannière Sears). Mais pendant les belles années du XXe siècle, les Eaton « principaux », dont ceux de Toronto et de Montréal, étaient des temples du commerce. 

La famille Eaton, vers 1925, voulait construire un nouveau magasin à Toronto afin de remplacer sa grande-surface désuète (ironiquement, ce premier magasin de Toronto, sur la rue Queen, se trouve près d’oû Eaton construira un nouveau grand magasin vers 1975 et le centre qui portera son nom). Lady Eaton, la matriarche du clan, affectionnait particulièrement les arts et voulait doter le nouveau magasin d’un espace digne pour ses activités. Inspirée par l’opulence des grands paquebots, elle engage le Français Jacques Carlu afin de concevoir ce nouvel espace, qui occupera tou le septième étage. Carlu, qui fera la même chose pour le magasin de Montréal et qui créera le fameux Rainbow Room à New York, propose un espace somptueux, orné de fontaines et de chandeliers, avec un foyer qui donne accès à deux aires spécifiques : un restaurant et une salle de concert.

Le foyer du 7e étage, ca. 1930

La salle de concert, baptisée l’Auditorium Eaton, était avec le fameux Massey Hall l’uine de deux salles destinées pour la musique séculaire à Toronto. Plus intime que le Massey, l’Auditorium était un endroit idéal pour un récital intime, et les grands noms de la musique –Sinatra, Ellington… - ainsi que le Ballet National du Canada on marché sur ses planches. Glenn Gould était fier de l’auditorium de sa ville natale, affirmant que son acoustique était la « meillleure en Amérique du Nord ». Gould fera un bon nombre d’enregistrements à cet endroit; oiseau de nuit légendaire, Gould insistera pour qu’on enregistre la nuit (alors que les ascenseurs du magasin étaient silencieux), et que les sessions s’arrêtent à temps pour son déjeuner matinal.. chez Fran's, bien sûr!

Nous sommes maintenant en 1977, et Eaton ouvre son nouveau magasin dans ce qui deviendra le Centre Eaton. L’édifice à Yonge et College est vendu à un entrepreneur qui le transforme en surface commerciale et en espaces de bureau. N’ayant aucun intérêt pour le restaurant ou la salle de concert, on planifie de les raser pour créer plus d’espace. Glenn Gould acquiert même le piano de l’auditorium pour son propre usage…

Avant qu'on entreprenne des travaux, des citoyens foint appel au gouvernement, qui désoigne le septième étage « site historique », et les tenanciers mettent simplement un cadenas à la porte. Vers 2001, un groupe d’investisseurs fait l’achat de l’espace, et entreprend de le restaurer suivant la vision originale de Carlu. Aujourd’hui, l’espace est offert pour des évènements spéciaux – visitez le site pour des photos.

Glenn Gould plays Beethoven: 32 Variations WoO 80; "Eroica" Variations op. 35; 6 Variations op. 34
[En Magasin]

Je l’admets, j’ai fouillé pour un disque Gould, et qui s’y frotte, s’y pique… Quelques mots d’entrée: 13 des plages de cet album de deux disques furent enregistrés à l’Auditorium Eaton (les deux cycles de bagatelles) et l’un des disques comporte les trois principales variations pour piano seul de Beethoven (ses opp. 34 et 35, et le « sans opus »  80). Les lecteurs assidus de la chronique savent que j’ai un enregistrement historique de la Société Radio-Canada dans ma collection où Gould exécute les opp. 34 et 35 (donc environ 15 ans avent celles-ci). Il y a certes une maturation, moins de spontanéité, et  plus de maniérismes dans cet enregistrement de studio, que je qualifierais de « norme pour le parcours » avec notre Glenn national. La meme attention scrupuleuse aux indications dui compositeur s’appliquent aux bagatelles et à la courte sonate. La mise en garde d’usage s’applique quand à Gould, mais ceci ne change pas mon opinion du résultat. QS = A, IG = A.




Collection emergence, ANDRE GAGNON
[Store Purchase]
 

Passons de l’anti-Romantique au Romantique. Plus de mille kilomètres séparent le centre-ville de la Ville Reine et Saint-Pacôme-de-Kamouraska, le village natal du pianiste, compositeur, arrangeur et accompagnateur André Gagnon. Le cadet d’une famille de 19 enfants (oui messieus-dames, dix-neuf!), Gagnon suit des leçons de piano avec un prêtre de la région, et trouve le chemin du Conservatoire à Montréal – et des boîtes à chanson locales. Après le conservatoire, une bourse d’études l’amène à Paris où il étudiera avec Yvonne Loriod et passera ses temps libres à accompagner Georges Moustaki! L’écrin d’aujourd’hui (vu à Toronto lors de mon passage en 2010 et encore disponible dans ses rayons!) se veut une compilation des premières années de Gagnon, marquées par sa longue et fructueuse collaboration avec Claude Léveillée et d’autres chansonniers québécois. En plus d’extraits de ses premiers disques de « musique d’ascenseur », l’écrin renferme trois rééditions intégrales d’albums de Gagnon comme compositeur (qui précèdent ses disques fétiches comme Neiges et Le Saint-Laurent): Mes Quatre Saisons et Les Turliuteries sont des arrangements/adaptations de chansons québécoises à la mode baroque et Projection, qui contient l’essentiel des plages composées pour le téléroman de Radio-Canada Les Forges de Saint-Maurice. Pour moi, c’est un beau voyage nostalgique à travers des plages que je connais fort bien, car dans ma collection vinyle. QS = A-, IG = A.

Friday, August 23, 2013

Montage # 119 – Festival /Rachmnaninov /Festival (4/4)



As of September 20, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 20 septembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast119


pcast119- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


Our last installment of the Rachmaninov festival considers two of the major works Rachmaninov composed after leaving Russia: his fourth piano concerto and his third symphony.

“When I left Russia, I left behind me the desire to compose. Losing my country, I lost myself also. To the exile whose musical roots, traditions and background have been annihilated, there remains no desire for selfexpression.”

This quote from Rachmaninov expresses quite well what I started to discuss in the last post of this series – since leaving Russia in 1917, Rachmaninov had not composed a thing for eight years. According to the liner notes from a recent recording, Rachmaninov wrote the initial sketches of what would be his fourth concerto  just prior to his exile and only returned to it in 1926 during a period of particular homesickness. The creative process was also difficult, as he made revisions even before its publication and struggled mightily with the length of the work – which had yet to be performed publicly.

The concerto was premiered on March 18,1927 by the Philadelphia Orchestra under Leopold Stokowski, with Rachmaninov himself performing the formidable solo part. The reviews were generally unfavourable.

After fewer than 10 performances, Rachmaninov resigned himself to major reworks, making two series of revisions to the concerto (one published in Paris in 1928, the other much more “Hollywood” in style) The resulting revised work – which is the version typically performed – is rather distorted from the original direction, stripped of six pages in the first movement, two pages in the second movement, and no fewer than 20 pages in the final movement.

The recording on today’s montage is of the original 1926 version, reconstituted from the manuscript version. For comparison, here is a performance of the “revised” concerto (with Rachmaninov as soloist, joined by the Philadelphia Orchestra under Eugene Ormandy):



Rachmaninov composed his Third Symphony at his summer house on Lake Lucerne during the summers of 1935 and 1936, after the triumph of his Rhapsody on a Theme of Paganini had restored him to favor as a composer. The Symphony is considered a transitional work in Rachmaninov's output insofar as melodic outline and rhythm; it is his most expressively Russian symphony, particularly in the dance rhythms of the finale. What was groundbreaking in this symphony was its greater economy – note how more compact and brief it is when compared to the other two. This sparer style, first apparent in the Rhapsody, enhances the emotional power of the work.

After the symphony's 1937 premiere at the hands of Leopold Stokowski and the Philadelphia Orchestra, results were again mixed – though Rachmaninov believed in the value of the work enough not to engage into extensive revisions. Following the reevaluation of Rachmaninov's work in the 1970s, the symphony has been viewed in a more favorable light and has been frequently played and recorded.

The short orchestral work that opens the montage, a pre-opus Scherzo, is a piece I recently discovered, and acts as a great curtain riser.


I think you will love this music too



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Commentaire français


Nous arrivons à la fin de notre programmation estivale, et nos deux prochains montages complètent les deux séries que nous avons alternées cet été – le passeport musical la semaine prochaine et le dernier volet de notre festival Rachmaninov cette semaine.

Lors du dernier épisode de cette série, nous avons fait allusion à l’exil de Rachmaninov, provoqué par la Révolution Bolchévique. Faisant carrière en Amérique et en Europe, Rachmaninov fait la navette entre New-York et sa retraite estivale du Lac Lucerne en Suisse. C’est là qu’il composera deux des œuvres qui marqueront le dernier quart de siècle de sa carrière – la Rhapsodie sur un thème de Paganini et sa troisième symphonie. Rachmaninov, qui devait trouver un équilibre entre sa carrière d’interprète et sa carrière de compositeur, composera peu durant sa période d’exil. Une citation particulière explique également l’ampleur du mal du pays qui l’envahit.

“Lorsque j'ai quitté la Russie, j'y ai laissé le désir de composer. Ayant perdu ma patrie, je me suis perdu moi-même. Pour un exilé dont les racines musicales, les traditions et le patrimoine ont été annihilées, il ne reste plus de désir de s'exprimer."

Plus d’un quart de siècle séparent l’exubérante deuxième symphonie et cette dernière – quoiqu’il compose entre les deux une œuvre qui pourrait fort bien être une symphonie chorale  (Les Cloches, op. 35).

La troisième est une pièce qui a peu en commun avec la précédente – en fait, ce qui est notoire ici est la frugalité de son contenu thématique. Rachmaninov ne nous émeut pas par la quantité de notes, mais plutôt par la qualité et la richesse de ce qu’il propose. La symphonie maintient la forme d’une symphonie Russe à la Rimski ou Borodine, mais faut usage de cette économie d’expression qui fut la clé du succès de sa Rhapsodie Paganini.

La réception de la symphonie du vivant de Rachmaninov fut, disons, mitigée. Je suppose que l’écart de style entre la symphonie et sa grande sœur est largement responsable pour cet accueil. Avec les années, la troisième fut en quelque sorte réhabilitée (avec l’ensemble de l’œuvre parois inégale du compositeur).

Si on pense à l’accueil frigide de la première symphonie (élaboré dans le deuxième volet de cette série), on vient à accepter que Rachmaninov a eu à faire face à sa large part de critiques. Même son magistral troisième concerto fut l’objet de maintes révisions afin de contrôler sa longueur et sa difficulté. 

L’histoire du quatrième concerto suit ainsi donc un scénario trop familier.

Nous sommes en 1926, et Rachmaninov n’a rien publié depuis plus de 8 ans. Avant de quitter la Russie, il conçoit un quatrième concerto, et Rachmaninov se sent enfin prêt à revisiter les esquisses de ce concerto inachevé. Il fignole. Il révise. La longueur et la difficulté du concerto donnent la frousse au compositeur, et finalement il l’offre en concert en 1927, agissant comme soliste avec Stokowski et le Philadelphia Orchestra.

Rachmaninov n’exécutera le concerto qu’une dizaine de fois, se rangeant avec la critique, et décide de retravailler la partition. Entre la version originale de 1926 et la version «finale», il y aura pas moins d’une trentaine de pages de musique retranchées et un bon nombre d’attaques seront modifiées. Dans sa version remodelée (voir le vidéo intégré au commentaire anglais ci-haut), le concerto se taillera une place dans le répertoire des grands solistes.

La version retenue dans le montage d’aujourd’hui est une reconstruction de la version originale (basée, en grande partie, sur les manuscrits laissés par le compositeur). Curiosité musicale ou révélation – à vous d’en juger!

Afin de compléter le programme, j’ai monté un surprenant petit scherzo de jeunesse (donc avant les numéros d’opus).


Bonne écoute!


Tuesday, August 20, 2013

Les quatuors de Camille Saint-Saëns

Version anglaise (TalkClassical) : http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1248-equinox-string-quartet-camille.html



Cette semaine, notre série de billets sur la musique de chambre et ma série mensuelle Jadis sur Internet font encore heureux ménage, cette fois avec un disque de la maison Eroica Classical Recordings  offert intégralement sur le site MP3.COM il y a une dizaine d’années.

L’Equinox String Quartet, le groupe qui s’exécute ici, est formé de Lun Jiang et Quan Jiang aux violons, Ariel Rudiakov, à l’alto et d’Ann Kim au violoncelle. Ces artistes furent formée à Juilliard, au Manhattan School of Music et à l’Université Yale au Connecticut, sous la tutelle de membres de quatuors réputes (entre autres, des quatuors Juilliard et de Tokyo.)

Cet album, mis en marché initialement en 1997, devait lancer ce qui s’annonçait comme une brillante carrière sur disque (à en croire le site promotionnel du label Eroica – voir les hyperliens offerts ci-dessous), mais un regard sur Google n’offre pas d’autres albums de la part de cet ensemble. Familiar story…

Le contenu du disque propose les deux quatuors de Camille Saint-Saëns (ses opp.  112 and 153). Il est un peu surprenant que Saint-Saëns compose ces quatuors bien après ses nombreuses pièces pour piano et ses autres œuvres pour chambristes. Dans l’ensemble, il s’agît d’œuvres tardives de la part du compositeur  sexagénaire, puis octogénaire, et le second en particulier propose une musique nostalgique, parfois mélancolique, bien en place pour un compositeur au crépuscule de sa carrière (me rappelle un peu, à  sa façon, les quatre derniers lieder de Richard Strauss).

Vous retrouverez dans ces pages l’influence de Bach et de Mendelssohn, mais surtout l’affection qu’il porte à la fugue, une de ses formes préférées qu’il explore fréquemment dans ces quatuors.
La discographie de ces quatuors est plutôt mince je dirais, et les artistes proposent une lecture fort honorable de ces oeuvres. Pour ces raisons, une audition s’impose.

Bonne écoute!

Camille SAINT-SAËNS (1835 - 1921)


  • Quatuor no.1 en mi mineur, op. 112
  • Quatuor no.2 en sol majeur, op. 153
The Equinox String Quartet
Eroica Classical Recordings JDT3005 (Emis en décembre 1997)
Plus d’informations sur cet album: http://www.eroica.com/eq-music.html


Téléchargement MP3.COM - 3 Mai 2002


Friday, August 16, 2013

Montage # 118 – The Dark Continent / Le continent mystérieux



As of September 13, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 13 septembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast118


pcast118- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


Today’s stop on our Musical Passport series is Africa. The Dark Continent has long been associated with adventure, immense deserts, fierce predators and a population that lives in the extremes of riches and poverty. Africa has also been the stage of colonial expansion, followed by self-governance and (often times, it seems) civil war, unrest and despots.

Much of the music I chose tries to avoid some of the (shall we say) stereotypes and bad PR, and concentrates on music inspired by the people, the sounds and the brilliant landscapes of the continent.
From opera, I retained selections from Meyerbeer (L’Africaine) and Rossini (The Italian Girl in Algiers), avoiding the obvious Aida (which is the subject of an OTF post from a few days ago). The Maghreb region of North Africa, which were colonized by France) are notable in today’s montage – some of Max Steiner’s music for the film Casablanca representing Morocco, and the catchy Dizzy Gillespie standard Night in Tunisia rounding off the region (with, as a bonus, the mesmerizing out-take from the recording I chose, by Charlie Parker at Alto Sax.)

The lone African composer in the montage is Malcolm Forsyth, who left South Africa and Apartheid in the late 1960’s to join the Edmonton Symphony and the faculty at the University of Alberta. While a member of the Cape Town Symphony, Forsyth wrote this Jubilee Overture for his hometown orchestra.

Samuel Coleridge-Taylor sought to do for African music what Johannes Brahms did for Hungarian music and Antonín Dvořák for Bohemian music. Born in 1875 to an English mother and a Sierra Leonean Creole father, Coleridge-Taylor was brought up in Croydon by his mother and her father. Her brother was a professional musician and Taylor studied the violin at the Royal College of Music and composition under Charles Villiers Stanford. He also taught at the Crystal Palace School of Music, and conducted the orchestra at the Croydon Conservatoire. Coleridge-Taylor made three tours of the United States, which increased his interest in his racial heritage. Though certainly not as ambitious as the folk dances by Brahms and Dvořák, Coleridge-Taylor’s African Dances do explore some of the sounds that Europeans of the Victorian and Edwardian eras would have associated with Africa.

Egypt is an icon of civilization, but has also had its share of occupiers from Europe – from Caesar’s Rome all the way to Napoleon’s France. Camille Saint-Saëns' Piano Concerto No. 5, popularly known as The Egyptian, was his last. He wrote it in 1896, 20 years after his Fourth, to play himself at his own Jubilee Concert on May 6 of that year. This concert celebrated the fiftieth anniversary of his début at the Salle Pleyel in 1846.

This concerto is nicknamed "The Egyptian" for two reasons. Firstly, Saint-Saëns composed it in the temple town of Luxor while on one of his frequent winter vacations to Egypt, and secondly, the music is among his most exotic, displaying influences from Javanese and Spanish as well as Middle-eastern music. Saint-Saëns said that the piece represented a sea voyage.

Although I avoided the Verdi version, I could have chosen the Tim Rice/Elton John version of Aida as part of this montage. I chose, instead, to close off with one of the many comic relief numbers from another of their collaborations…



No worries – I think you will love this music too!


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Commentaire français


Aujourd’hui, notre passeport musical nous donne accès à l’Afrique. Parfois appelé le continent mystérieux (en anglais, on dit Dark Continent, ou continent obscur), l’Afrioque est synonyme d’aventure, de féroces prédateurs, et largement associé avec le tiers-monde – la population africaine vit soit dans un luxe surprenant ou dans la pauvreté extrême.  Plus récemment, avec la dé-colonisation et un sens d’autonomie renouvelée, l’Afrique est aussi le siège de conflits, de génocides, et a sa large part de gouvernements autocratiques.

Pour la durée de ce montage, mettons de côté les aspects moins savoureux et concentrons-nous sur la musique qui s’inspire de l’aspect exotique et aventurier de ce large continent. Certaines des musiques les plus célèbres qu’on pourrait monter aujourd’hui proviennent du monde de l’opéra – Aïda de Verdi étant bien sûr le meilleur exemple. J’ai programmé Aïda ôur l’opéra du mois de septembre, ce qui explique pourquoi il ne fait pas l palmarès. Toutefois, Meyerbeer (L’Africaine) et Rossini (L’Italienne à Algers) sont du montage cette semaine. Afin de compléter le survol du Maghreb, j’ai ajouté la musique du film Casablanca (Maroc) et la Tunisie est représentée par Charlkie Parker et sa version inoubliable de la composition de Dizzy Gillespie A Night In Tunisia. (En prime, j’ai ajouté le court vestige d’une des prises rejetées de la session d’enregistrement, où Parker sidère ses complices avec un solo d’Alto légendaire).

Le seul compositeur africain retenu aujourd’hui est d’Afrique du Sud. Malcolm Forsyth quittera son pays natal à la fin des années 1960 pour s’établir au Canada, se joignant comme trombone-solo avec l’orchestre Symphonique d’Edmonton et s’associer avec la faculté de musique de l’Université d’Alberta. Jeune homme, Forsyth était membre de l’orchestre de Cape Town, et composa pour leur usage l’ouverture du jubilée proposée cette semaine.

Contemporain et compatriote d’Edward Elgar, Samuel Coleridge-Taylor est né à Londres d’une mère Anglaise et d’un père créole du Sierra Leone. Elevé en Angleterre par une mère-célibataire, Coleridge-Taylor se formera comme musicien, et fera carrière comme chef d’orchestre et compositeur. Pour des raisons fort évidentes (les mulâtres ne devaient pas courir les rues à Londres au XIXe siècle), Coleridge-Taylor s’intéresse à son patrimoine africain, et voue se faire le champion de la musique africaine, au même titre que Brahms et Dvořák pour la musique hongroise ou slave. Sans vouloir comparer les danses africaines de Coleridge-Taylor à celles de ces deux compositeurs, il faut admettre que les thèmes exploités restent en-deçà des sons que les Anglais Victoriens ou Edwardiens associaient au continent.

Camille Saint-Saëns' s’offrira en concert à la salle Pleyel en 1896, cinquante ans après y avoir fait ses débuts. Pour l’occasion, il agira comme soliste pour la première de  son cinquième concerto pour piano (son quatrième fut créé 20 ans plus tôt). Le sous-titre donné au concerto est «L’Égyptien», en grande partie à cause de son usage de motifs musicaux considérés exotiques, et car ilk fut composé en grande partie lors d’un séjour à la ville Égyptienne de Luxor.

Pour compléter le montage, un rappel qu’on peut vivre sa vie, sans aucun souci, gracieuseté de Tim Rice et Elton John, de la trame originale du film Le Roi Lion.


Bonne écoute!


Tuesday, August 13, 2013

Opéra... En Choeur

NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 9 janvier 2013 sur OperaLively. Version originale: http://operalively.com/forums/showthread.php/1451-OTF-%C2%96-Favourite-Opera-Chosuses?p=23660#post23660




Le billet d'aujourd'hui se concentre sur les grands choeurs en opéra, ces moments où l'action cède sa place à une chorale. En fait, ce stratagème fort populaire en opéra est utilisé par les librettistes afin, entre autres..


... de représenter la comunauté (souvent en arrière-plan) dans le déroulement des choses. Un bon exemple ici serait le choeur des enclumes dans Il Trovatore;


... de proposer une interlude chanté, créant ainsi une pause dans l'action.  Le choeur des soldats de Faust est un bel exemple.


;;; sert d'apothéose, clôtutrant l'action d'un acte. Le fameux quintette de Lucia di Lamermoor, par exemple.


... ou afin d'accompagner les rôles prioncipaux, comme le brindisi de La Traviata, ou la chanson du toréadir de Carmen.


Dans la playlist ci-basm j'ai également retenu l'intégrale du deuxième acte de La Bohème, car le choeur y est sollicité constamment.


Espérons que cette playlist YouTube vous plaira!



DETAILS


Giuseppe VERDI (1813-1901)



  • Vedi! le fosche notturne (“Choeur des enclumes”), Acte II d'Il Trovatore (1853)


Chor der Deutschen Oper Berlin et Berliner Philharmoniker
Herbert von Karajan, direction


  • Va pensiero, sull'ali dorate (“Cheour des Esclaves Hébreux”) Acte III de Nabucco (1842)


The Chorus & Orchestra of the Royal Opera House at Covent Garden 
Bernard Haitink, direction


  • Libiamo, ne' lieti calici Acte I de La Traviata (1853)


Placido Domingo ,Teresa Stratas
Metropolitan Opera and Chorus 
James Levine, direction

Giacomo PUCCINI (1858-1924)


  • Acte II de La bohème (1896)


Sergei Gontovyi, Natalia Narozhna, Vladislav Lysak, Elena Starikova, Sergei Dubnitsky, Yury Alexeichuk
Orchestre et choeurs de l'opéra national (National Donetsk Opera House), Ukraine
Vasyl Vasylenko, direction


  • Coro a bocca chiusa (“Cheour sans paroles”) Acte II de Madama Butterfly (1904)


Johann-Strauss Ortchestra & Japanese Choir 
André Rieu, direction

Ruggero LEONCAVALLO (1857-1919)

Don, din, don
 (“Cheiur des cloches”) Acte I de Pagliacci (1892)

(Sans Attribution)

Gaetano DONIZETTI (1797-1848)

Chi mi frena in tal momento?
 and T'allontana, sciagurato Acte II de Lucia di Lammermoor (1835)


Ashley Knight, Joshua Guerrero , Ryan Thorn , Griffith Frank , Gabriel Vamvulescu, Leslie Cook 
Angeles Chorale, UCLA Chorale, UCLA Philharmonia
Donald Neuen, direction

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)


O welche Lust, In freier Luft
 (“Cheour des prisonniers”) Acte I de Fidelio, op. 72b


Kurt Wehofschitz, Raymond Wolansky
Philarmonia Chorus and Orchestra
Otto Klemperer, direction 

Carl Maria von WEBER (1786-1826)


Was gleicht wohl auf Erden
 (“Choeur des chasseurs”) Acte III de Der Freischütz, Op.77


Slovak Philharmonic Chorus & Slovak Radio Symphony Orchestra
Johannes Wildner, direction

Richard WAGNER (1813-1883)


Treulich geführt ziehet dahin
 (“Choeur Nuptial”) Acte III de Lohengrin, WWV 75


The London Symphony Chorus and Orchestra
(Chef non-identifié)

Charles GOUNOD (1818-1893)


Déposons les armes
 (“Cheour des soldats“) Acte IV de Faust (1859)

(Sans Attribuution)

Georges BIZET (1838-1875)



  • Avec la garde montante (“Cheour des enfants”) Acte I de Carmen (1873-74)


Opera Burgas
Krassimira Kostova, direction


  • Votre toast, je peux vous le rendre (“Chanson du toréador”) Acte II de Carmen


Troy Cook, Daniel Mobbs and Norman Garrett, and members of the Opera Company of Philadelphia Chorus


Friday, August 9, 2013

Montage # 117 – Festival /Rachmnaninov /Festival (3/4)



As of September 6, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 6 septembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast117



pcast117- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

Last week, we discussed America in the context of migration - and this week, we are not far from that storyline with Sergei Rachmaninov and the two works I have programmed.

By the end of the first decade of the 1900's, Rachmaninov had embarked on his first American tour, which cemented his fame and popularity in the United States. the highlight of that tour was a concert held in January of 1910 with the New-York Philharmonic and its then-music director, Gustav Mahler. A Tuesday blog captures the historic concert, which featured one of the earliest performances of the Third Piano Concerto, with Rachmaninov as soloist.

Rachmaninov was possessed of a keyboard technique marked by precision, clarity, and a singular legato sense. Indeed, the pianist's hands became the stuff of legend. He had an enormous span—he could, with his left hand, play the chord C-E flat-G-C-G—and his playing had a characteristic power, which pianists have described as "cosmic" and "overwhelming."

For many decades, the third was neglected by pianists and public alike, in favour of the more compact, more tuneful and structurally sounder Second Concerto. It is a deeper work, full of virtuosic hurdles and lengthy cadenzas. But it was undermined by cuts Rachmaninov was prevailed upon to make, which, in the short run, served to make it more programmable in concerts, but ultimately sabotaged its artistic value. Since the last quarter of the twentieth century, however, most performances of the concerto have been of the original version, which can run around 45 minutes. (Abridged renditions shaved as much as ten minutes off the score's total timing.)

Rachmaninov continued to make his home in Russia but left permanently following the Revolution in 1917; he thereafter lived in Switzerland and the United States between extensive European and American tours. While his tours included conducting engagements (he was twice offered, and twice refused, the directorship of the Boston Symphony Orchestra), it was his astounding pianistic abilities which won him his greatest glory.

Of his latter years in the USA, we sadly note that his career as a recitalist consumed much of his time and that this, coupled with the understandable homesickness he felt, contributed to his lack of compositional output - indeed, only a few major works are claimed in the post-Revolution years: his fourth concerto and Paganini Rhapsody, his third symphony and the work I programmed today - the Symphonic Dances.

Rachmaninov's trio of Symphonic Dances (1940) represents the composer's last completed work, and the only one he wrote wholly in the United States. The work was premiered by Eugene Ormandy and the Philadelphia Orchestra on January 4, 1941. The dances themselves are orchestrally aligned with the great neo-romantic style of the composer, and the use of Dies Irae - which it shares with the Paganini Rhapsody, makes the final dance stand out.

I think you will love this music too!

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' Commentaire français

Notre réflexion de la semaine dernière portait sur l'Amérique, pays d'accueil pour plusieurs émignrants. Un de ces gens fut Sergei Rachmaninov et la paire d'oeuvres que j'ai montée cette semaine ont en commun les passages du Russe en Amérique.

Le concerto de cette semaine, son troisième, a fait l'objet d'une réflexion lors de notre Pianothon de 2012. Lors de sa première tournée outre-mer, Rachmaninov offre la première de son concerto avec l'Orchestre Symphoniqe de New-York sous Walter Damroch. Quelques semaines plus tard, il offrira le même concerto avec "l'autre" orchestre de la métropole, la Philharmonique, sous la direction de Gustav Mahler.

Je me passerai donc ici d'entrer dans les détails de cette rencontre au sommet entre les deux grands musiciens de la fin du XIXe - début du XXe siècles.  Le concerto, encore aujourd'hui considéré comme un tour de force pianistique, fut éclipsé par le deuxième concerto pour la majeure partie du XXe siècle, sans doute car peu de pianistes avaient la dextérité requise pour l'exécuter convenablement. Aujourd'hui, j'oserais dire que le troisième a éclipsé son prédécesseur, maintenant considéré plutôt comme une vestige du romantisme d'une époque qui a fait son temps.

Avançons notre horloge à 1917, et la révolution Bolchévique. Rachmaninov, qui vient d'une famille bourgeoise, quitte son pays natal afin de fuire la révolution et le climat d'incertitude pour quelqu'un de sa stature. Il fuira pour la Finlande, et se retrouvera en Amérique, fort d'une entente avec des promoteurs. Pour les derniers 25 ans de sa vie, Rachmaninov mettra sa carrière de compositeur en veilleuse, et se concenrera sur une carrière de pianiste. Il refusera, notamment, la direction de l'Orchestre de Boston, préférant la flexibilité de la vie d'un récitaliste.

Ainsi donc, la production du compositeur sera largement réduite: en plus des Danses Symphoniques programmées aujourd'hui, il y a le quatrième concerto et la troisième symphonie (programmées pour le montage du 23 août) et la rhapsodie Paganini. C'est tout!

Ainsi donc, le mal du pays, l'âge et les besoins de sa carrière d'artiste mineront l'outpuut de Rachjmaninov. Pour revenir aux Danses, celles-ci furent créées par l'ami et collaborateur du compositeur Eugene Ormandy et son Philadelphia Orchestra en 1941. Sans doute l'une de ses compositions les plus avant-gardistes (du moins, pour Rachmaninov), la séquence de trois danses explore la thématique Russe (et l'orthodoxie religieuse, une des cordes sensibles du compositeur) avec une mesquinerie insoupçonnée. Dans le dernier mouvement, vous retrouverez le Dies Irae, quie Rachmaninov refignola pour sa rhapsodie Paganini.

Bonne écoute!



Tuesday, August 6, 2013

Le nozze di Figaro (Mozart)

In English : http://operalively.com/forums/showthread.php/1235-Otf-Le-Nozze-di-Figaro?p=18831#post18831

Après le Barbier de Séville, je propose pour notre opéra du mois le deuxième volet de la trilogie Figaro de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro.

Cet opéra-bouffe en quatre actes de Mozart fut composé trenmte ans avant l’opéra de Rossini et a la distrinction d’avoir été composé en italien plutôt qu’en allemand, et a dû contourner certains éléments de la pièce originale jugés inacceptabl;es par la cour impériale.

Le Mariage reptrouve les mêmes personnages (Rosina, Almaviva et Figaro) du Barbier, mais cette fois plusieurs années se sont écoulées. L’intrigue prend place lors d’une « folle journée » chez le Comte et son épouse. Almaviva n’est plus le jeune romantique, mais est maintenant pluttôt un coureur de jupons, plein de manigances, dont celle de conquérir Susanna, la fiancée de Figaro (maintenant au service du comte). La comtesse et Susanna, qui réalisent ce qui se passe, conspirent afin de remettre le comte à sa place. Suite aux péripéties et aux moultes revirements, le comte et la comtesse retrouvent l’amour de leur jeunesse, et tout rentre dans l’ordre.

Mozart et le librettiste Lorenzo Da Ponte collaboreront sur trois projets: le mariage fut le premier, suivi de Don Giovanni et Così fan tutte). La pièce de Beaumarchais fut le choix de Mozart, qui suggéra le projet à Da Ponte qui transforma la pièce enb livret opératique en quelques semaines. En plus de ctréer un livret en vers itakliens, il dut addresser les points plus contentieux de la pièce ayant à faire avec la nobilité et son ouverture à la sexualité et ses mœurs libertines afin d’appaiser la censure impériale.


La performance



Le chef pour notre opéra aujourd’hui, Hans Rosbaud, a la distinction d’avoir été le premier chef Allemand invité à diriger en France après l’occupation et la Deuxième Guerre Mondiale. C’est en tant que chef de l’orchestre de la radiodiffusion du Sud de l’Allemagne (Baden-Baden) qu’on connaît M. Rosbaud, qui entra en place à Baden en 1948 et gardera ce poste jusqu’à son décès. En plus de cette responsabilité, M. Rosbaud aide à établir le festival d’Aix-en-Provence, auquel il participe annuellement entre 1948 et 1959. Spécialiste de la musique de la deuxième école Viennoise et de la musique des grands compositeuirs néo-classiques, son décès prématuré en 1962 l’a prévenu d’entrer en place à Chicago afin de succéder à Fritz Reiner.


Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

Le nozze di Figaro, ossia la folle giornata, K. 492
Opéra-bouffe en quatre actes, livret italien de Lorenzo da Ponte inspiré de la comédie de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro.

DISTRIBUTION

Theresa Stich-Randall (La Contessa di Almaviva)
Rita Streich (Susanna)
Pilar Lorengar (Cherubino)
Heinz Rehfuss (Il Conte di Almaviva)
Rolando Panerai (Figaro)
Christiane Gayraud (Marcellina)
Marcello Cortis (Bartolo)
André Vessières (Antonio)
Madeleine Ignal (Barbarina)
Hughes Cuénod (Don Basilio)
Gérard Friedmann (Don Curzio)
Chorale Elisabeth Brasseur
Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire
Hans Rosbaud, direction
(Enregistrement public, Aix-en-Provence, 
1955)