Friday, March 29, 2013

Montage #98 - La Croix/The Cross




As of April 26, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 26 avril 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast098



 
pcast098- Playlist

===================================================================== Commentaire français – English Commentary below


Notre montage du Vendredi Saint pour cette année propose deux œuvres qui sont essentiellement des réflexions sur la crucifixion du Christ, provenant de deux siècles différents (le XVIIIe et le XXe) et donc de deux ères musicales différentes.

L’œuvre que je présente intégralement est Le Chemin de la Croix de Marcel Dupré (réflexion et détails sou peu) et l’autre est une sélection provenant de l’une des nombreuses adaptations des Sept Dernières Paroles du Christ en Croix de Joesph Haydn.

Les Sept Paroles ont droit à leur propre volume dans le catalogue Hoboken (Hob. XX) et identifie quatre adaptations différentes de l’œuvre allant de la version originale pour orchestre (op. 52), une version pour clavier seul (quatre éditions, opp. 19, 30, 45 et 49), une version pour chœur SATB et orchestre (Hob. XX:04) et la version la plus commune pour quatuor à cordes (opp. 31, 48 – trois éditions, et 51 – quatre éditions). J’ai retenu quelques sections de cette dernière adaptation pour le montage d’aujourd’hui.

L’œuvre de Haydn (comme celle de Dupré) est selon moi une méditation, ou une réflexion musicale sur les sept dernières paroles du Christ plutôt qu’un exercice d’imagerie musicale. Les indications des sonates individuelles qui forment l’œuvre (GraveLargoLento, …) sont de bon aloi pour la circonstance, mais le quatuor est un ensemble qui transmet difficilement l’aspect ténébreux des derniers moments du supplicié.

En contraste, le rayonnement sonore de l’orgue peut plus aisément souligner l’aspect ténébreux de la crucifixion. Toutefois, Dupré ne tente pas de faire de la peinture musicale avec les stations du Chemin de Croix. Afin de mieux comprendre, il faut considérer les circonstances de la première exécution de cette œuvre. Dupré se propose de faire une suite d’improvisations inspirées de la collection de poèmes sur le Chemin de Croix par Paul Claudel. La première, au Conservatoire Royal de Bruxelles le 13 février 1931, consista de réciter chaque poème individuellement, suivi de l’improvisation. Il faut donc considérer chaque station du Chemin de Croix de Dupré comme étant le résultat des sentiments et idées évoquées par le texte de Claudel plutôt qu’une interprétation ou une image musicale de la station. Ainsi, on ne parle pas ici d'une suite de vitraux ou de portraits qu’on pourrait trouver dans un sanctuaire.

J’ai choisi d’intercaler l’extrait du Haydn après la 11ie station (Jésus est attaché sur la Croix) et Durpé revient après «In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum» de Haydn.

L’intégrale du Haydn est offerte en version YouTube dans le cadre du commentaire anglais.

Bonne écoute

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English Commentary


This year’s Good Friday podcast presents two works that pertain to the Biblical events surrounding the Crucifixion. The works span nearly 150 years, from the latter part of the 19th century to the 1930’s.

One work is presented in its entirety: The Stations of the Cross by French organist and composer Marcel Dupré. The other consists of the last three sections of The Seven Last Words of Christ on the Cross by Joseph Haydn. Let’s begin by discussing the Haydn.

The Hoboken catalog of Haydn’s works assigns Volume XX to The Seven Last Words. Under that volume, there are 4 different versions of the work (which consists of seven “sonatas” preceded and followed by an introduction and an epilogue) – the original version for orchestra, a chorus and orchestra version, a solo keyboard version and the more popular setting for string quartet (of which there exist at least seven editions). Haydn assigns terse tempo indications for the sonatas (Grave,LentoLargo…) but the sound of the quartet does not do justice to the austere mood – too much lilt for my taste.

The organ, on the other hand, provides so much latitude in sound that one can fully convey the drama and gravitas of Christ’s march to Calvary. That having been said, one must consider that Dupré’s work is not intended to be a depiction of the events – as, say, the ornate pictures or stained glass of a Christian Sanctuary -  but is rather an evocation of feelings brought about by the words of French poet and diplomat Paul Claudel.

Le Chemin de la Croix is Dupré’s most important poème Symphonique, a musical essay in a form inspired directly by Romantic/poetic notion. It grew from an improvisation conceived for performance at the Royal Conservatory in Brussels on February 13, 1931. The original improvisations formed a musical commentary on the series of poems (the Stations of the Cross) written by Claudel in 1911.

The format of the concert was a series of readings of each individual poem (14 in all, one for each station) followed by the Dupré improvisation. As I said earlier, the work is not trying to depict the events of each station, but rather convey the mood and feelings that come from listening to them.

For the montage itself, I made the decision to insert the Haydn right after the 11th station (Jesus is nailed to the Cross), and the performance resumes after Haydn comments on Jesus’ final words (in Latin, “In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum” - Into thine hands, O Lord, I commend my spirit).

A complete performance of the String Quartet version Haydn’s Seven Last Words is provided here:



I think you will love this music too!



Tuesday, March 26, 2013

La chronique du disque (mars 2013)



NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.

Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :

  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.
Mes suggestions pour mars

Hindemith, P.: Kammermusik No. 7 / Rheinberger, J.G.: Organ Sonata No. 7 (Biggs) (1952, 1957)
[eMusic]

La suggestion de mars dans le cadre de la série Orgue et Carême est un disque de la collection NAXOS Classical Archives mettant en écidence l’organiste Américain E. Power Biggs dans une paire d’œuvres. La première est un concerto pour orgue et petit orchestra de Paul Hindemith, et l’autre est une sonate pour orgue seul du compositeur Romantique Joseph Rheinberger. Quelques-uns des titres de cette collection NAXOS souffre du point de vue sonore, mais pas le cas ici; ke transfert numérique est bien en place et le jeu de M. Biggs (comme le nom le dit) est souvent gos si ce n’est grossier mais pas le cas ici non plus.
Un enregistrement à découvrir de pieces inusitées. A pour la QS, A- pour l’IG.

Schubert Franz - Complete Symphonies, Ricardo Muti & Wiener Philharmoniker
[Torrent]

En ce qui me concerne, Riccardo Muti est un chef solide, et est à l’aise dans bien des aspects du répertoire pour orchestra, du classique au modern. Son intégrale des symphonies de Schubert pour Brilliant Classics est plutôt fort, et se démarque dans une discographie très étoffée de ces symphonies. Sa petite suite d’extraits de la musiqu de scène pour Rosamunde est une trouvaille, et il defend les symphonies plus connues autant que les moins jouées (que dire de sa quatrième…). La Philharmonique de Vienne est un complice bien choisi – ces symphonies sont sans doute au cœur de son répertoire.
A entendre! . A pour la QS, A- pour l’IG.


Dvořák: Legends, American Suite
[eMusic]

Ma prochaine suggestion met en vedette la musique du Tchèque Antonin Dvořák transcrites depuis des oeuvres pour piano. Les Légendes sont, à l’instar des Danses Slaves, des pièces pour piano quatre mains. Contrairement aux danses, ces légendes chantent, et d’autant plus sous le bâton de Vernon Handley, in chef qu’on associe volontiers au répertoire Britannique, mais pas nécessairement chez les slaves. La petite suite “Américaine” pour piano n’est pas plus américaine que, disons, la Symphonie du Nouveau-Monde. Dvořák enseignait à ses élèves d’user des motifs folkloriques, mais pas de folklore Amérindien ou colonial ici… Ceci ne veut pas dire que la suite n’est pas charmante.
A- pour la QS, A- pour l’IG.


IBERT: Macbeth / Golgotha / Don Quichotte
[eMusic]

Jacques Ibert a compose non seulement pour la sale de concert; il compose pour la scène et pour le cinema. Un des « tubes » d’Ibert, son Divertissement. Trouve son origine de la musique compose pour la pièce d’ Eugéne Labiche Un chapeau de paille d'Italie, par exemple. Pour le grand écran, Ibert composera la musique pour l’adaptation cinématographique de Macbeth. Par OIrson Welles (1948). Une suite d’extraits de cette musique est le clou de ce disque Marco Polo qui regroupe d’autres compositions d’Ibert pour les films Don Quichotte (Georg Wilhelm Pabst, 1932), et Golgotha (Julien Duvivier, 1935), un “classique” de la programmation au petit éctran pendant la Semaine Sainte dans ma jeunesse. Peut-on prendre au sérieux un chef qui n’utilise qu’un seul nom (Adriano) comme des stars prétentieuses qu’on conaît bienÉ Il le faut bien, care il livre la marchandise!
A pour la QS, A pour l’IG.



Choral Concert: Oxford Girls' Choir - FAYRFAX, R. / REDFORD, J. / HENRY V / LAMBE, W. / TAVERNER, J. / PRESTON, T. (Heavenly Voices)
[eMusic]

Un bijou, pour ceux qui cherchent une atmosphere sereine pour ce temps-ci de l’année. Richard Vendome dirige l’Oxford Girls’ Choir ainsi que des solistes masculins et féminins dans des œuvres de la renaissance et u baroque (ou des œuvres dans le moule de la renaissance et du baroque). Il y a des titres sans accompagnement, d’autres accompagnés à l’orgue. Faut être dans le bain, mais si vous y êtes, cet enregistrement vous plaira.
A pour la QS, A pour l’IG.


Friday, March 22, 2013

Montage # 97 - Requiem in d-Moll



As of April 19, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 19 avril 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

 http://archive.org/details/Pcast097




pcast097- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

For the final installment of our look at Requiems, I have chosen a performance of Mozart’s Requiem in D Minor, with other tracks from his sacred catalog.
As I often do, I turn to the comprehensive on-line catalog maintained by Robert Poliquin and his comprehensive list of masses by Mozart – there are so many! Many of the masses are complete, and a surprising number are fragmentary – or only propose a single section. However, the Requiem stands out not only as having been left unfinished at the time of Mozart’s death, it is one of his few works to have been completed by a contemporary.
Composed in Vienna in 1791 and left unfinished at the composer's death on December 5, the Requiem was finished not by Salieri as Peter Shaffer's 1979 play Amadeus suggests, but rather by Franz Xaver Süssmayr who was Mozart’s copyist. The work had been “anonymously” commissioned by Count Franz von Walsegg asa requiem mass to commemorate the February 14 anniversary of his wife's death.
The autograph manuscript shows the finished and orchestrated introit in Mozart's hand, as well as detailed drafts of the Kyrie and the sequence as far as the first nine bars of "Lacrimosa", and the offertory. It cannot be shown to what extent Süssmayr may have depended on now lost "scraps of paper" for the remainder; he later claimed the Sanctus and Agnus Dei as his own.
E.T.A. Hoffmann once wrote that "[Mozart's] Requiem is the sublimest achievement that the modern period has contributed to the church." Mozart's deathbed composition held a high appeal for the nineteenth century; in the supposedly more rational twentieth, it ascended to truly iconic status. It did so despite fundamental mysteries of its composition and even its authenticity, mysteries still unsolved in the twenty-first century. Something in the music's gravitas and subtlety touches each successive generation. Mozart’s mass is one of the “unavoidable” in the Requiem repertoire: along with Verdi’s and Berlioz’s.
The performance I chose is the oft-reissued 1961 studio recording by Herbert von Karajan and the Berlin Philharmonic.

At the time he was working on the Requiem, Mozart composed his final motet Ave Verum Corpus for a schoolmaster in Baden near Vienna. Setting the four-line Catholic communion hymn for four-part chorus, strings, and organ in a simple yet sublime 46 bars, Mozart's Ave Verum Corpus was also his last completed sacred work as he did not live long enough to complete his Requiem. But with its severe serenity, the motet is transcendentally glorious, and in its final line, "Be for us a foretaste of the trial of death," the work achieves the sense of the eternal and the infinite that the Requiem never attains.
Famed for the beauty of its solo soprano aria Laudate Dominum (Psalm 116), the Vesperae solennes de confessore is the second of two settings of the early evening Vespers service composed by Mozart for liturgical use in Salzburg Cathedral. Both date from shortly after the composer returned from the abortive trip to Paris which witnessed the death of his mother, a period which also saw the composition of two important masses, "Coronation" Mass, K. 317, and the Mass in C, K. 337. Here are the verspers in their entirety:


The motet Exsultate, jubilate was composed in Milan in January 1773 while Mozart and his father Leopold were on the last of their three visits to Italy. It was for Venanzio Rauzzini - the most famous castrati of the day - that Mozart composed this work. Exsultate, jubilate follows a formal pattern little changed from that of the early eighteenth century Italian motet: two da capo arias framing a brief recitative, followed by a brilliant "Alleluia."
 A fitting end tothis montage of Mozart sacred favourites. I think you will love this music too!
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Commentaire français
Notre regard sur les Requiems prend fin cette semaine avec le Requiem en ré mineur de Mozart, accompagné de quelques sélections de son catalogue de musique sacrée pour compléter le montage.
Notre billet d’aujourd’hui commence avec une visite sur le catalogue en-ligne des œuvres de Mozart du mélomane Robert Poliquin qui souligne un grand nombre de messes, certaines complètes et d’autres sont fragmentaires (incomplètes ou se limitant à quelques sections). Dans ce contexte, que le Requiem n’ait pas été complété du vivant de Mozart n’est donc pas inusité en soi. Toutefois, que cette messe ait été complétée par un contemporain est digne de mention…
Les sections autographes furent écrites à Vienne en 1791, et prises en main non pas par Salieri (comme la pièce et le film Amadeus le suggèrent) mais par le rédacteur de Mozart, Franz Xaver Süssmayr. La pièce a raison toutefois de suggérer que la commande était anonyme; en fait, le Requiem était la commande du Comte Franz von Walsegg.
Là où Mozart et Sussmayr contribuent à l’oeuvre est moins évident. Les manuscrits montrent que l’introit avec l’orchestration est de la plume de Mozart, et que Mozart laisse des esquisses détaillées de la majorité de la sequence et de l’offertoire. Sussmayr aurait pu avoir recours à d’autres fragments sur des pages disparates, mais il a prétendu que le Sanctus et l’Agnus Dei sont de son cru.
Le Requiem de Mozart a la cote d’amour au XIXe et XXe siécles, et ce ne seront les œuvres de Verdi et Berlioz qui pourront partager cette distinction dans l’ère post-Romantique. La version retenue est celle de studio de Karajan et de la Philharmonique de Berlin, originalement endisquée en 1961 et souvent remise sur le marché.
Des trios owuvres retenues en complement de programme, seul le motet Ave Verum Corpus est cintemporain au Requiem. La sérénité et la tendresse de l’œuvre en font une de mes pièces sacrées de Mozart préférées. Le ravissant Laudate Dominum extrait des vêpres Vesperae solennes de confessore accompagne la version Karajan/Requiem prime aujourd’hui sur le disque compact Eloqience dans ma collection (une version intégrale des vêpres est offerte dans le commentaire anglais ci-haut) . Il y a aussi une version du motet Exsultate, jubilate mais j’ai choisi la version de la mezzo Cecilia Bartoli, plus fluide et moins lourde. J’étais étonné d’appprendre que la creation de cet air avait été confiée par Mozart à un castrato populaire de son époque, Venanzio Rauzzinié
 Bonne écoute!

Tuesday, March 19, 2013

Jonathan Orwing joue Saint-Saëns

Le deuxième Jadis sur Internet de la série Orgue et Carême 2013 propose les deux groups de preludes et fugues du compositeur et organiste-virtuose Camille Saint-Saëns.
Saint-Saëns “le compositeur” nous fait parfois oublier qu’il était un virtuose du grand instrument, s’exécutant dans plusieurs églises françaises et en 1857, il succèdera à Louis Lefébure-Wely à la tribune de l’Église de la Madeleine, une association qu’il continuera pour une vingtaine d’années. Grand improvisateu, Liszt dira de lui en 1866 qu’il est “le plus grand organiste au monde”, pas peu dire…
Les œuvres de Saint-Saëns pour l’orgue sont suurprenamment peu nombreuses;  selon les numéros d’opus du catalogue, on en trouve en début de carrière et en fin de carrière. Sa composition pour orgue la plus célèbre étant sans doute sa troisième symphonie «avec orgue», programmée l’an dernier. Fait à noter, le soir de la première à Londres, on retrouve Saint-Saëns au pupitre de chef et non pas à la tribune comme soliste…
Saint-Saëns laissera deux groups de trios preludes et fugues pour orgue, et l’ensemble de six propose des oeuvres varies, qui se distinguient par leur sobriété relative de celles de Bach, quoique leur contenu était sans doute inspiré par l’orgue de la Madeleine, poste quitté par le compositeur quelqies 20 ans avant leur composition.

La performance d’aujourd’hui, téléchatgée il y a plus de 10 ans sont de l’organiste (et Pasteur religieux) Jonathan Orwig. Ces enregistrements auraient été faits en 2000 alors qu’Orwig était associé à la First Baptist Church de Riverside en Californie. Il faut presume qu’il s’exécute alors sur l’orgue Schantz de l’église, fabriqué en 1966 .
En complement de programme, j’ai ajouité une plage téléchargée d’un autre site (dovesong.com) , qui présente l’organiste-virtuose et compositeur Maurice Duruflé et une chorale a capella dans l’exécution de son Choral varié sur le Veni Creator, le motet rendu célèbre par Mahler dans sa Symphonie des Mille. Duruflé est aux commandes de l’orgue dont il était longtemps le titulaire, à St-Etienne-du-Monts.
Bonne écoute!

Camille SAINT- SAENS (1835-1921)
Préludes et Fugues, Op.99
No. 1 (mi bémol majeur)
No. 2 (si majeur)
No. 3 (si bémol majeur)
Préludes et Fugues, Op.109
No. 1 (en ré mineur)
No. 2 (en sol mineur)
No. 3 (en ut majeur)

Jonathan Orwig, orgue
Inst: Schantz organ, First Baptist Church of Riverside, California

Maurice DURUFLÉ (1902-1986)
Prelude, Adagio, and Chorale Variations on
'Veni, Creator Spiritus', Op.4
Maurice Durufle, orgue
Chorale de Saint-Etienne-du-Mont
Inst : Grand orgue, Eglise Saint-Etienne-du-Mont (Paris)

Téléchargé de MP3.COM and Dovesong.com ca. 2002

Friday, March 15, 2013

Montage # 96 - Grande Messe des Morts




As of April 12, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 12 avril 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/GrandeMesseDesMorts




pcast096- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

The third installment of our Requiem series looks at one of the "massive" Requiem mass settings, that by Hector Berlioz. Today's work and performance each have a story to tell, and are worth sharing with you.

To begin our peek at Berlioz's Grande Messe des morts we must beign with the sheer instrumental mass the composer required for his composition: in addition to the large orchestra, tenor soloist, and SSTTBB chorus, Berlioz calls for no fewer than 16 timpani and four extra brass choirs! The forces required to pull this thing off were - it goes without saying - unheard of in the 1830's (we are talking of a Mahlerian scope here) and certainly not for an indoor performance.

Under commissuon by the French ministry of the interior, the Government had already identified a conductor (François-Antoine Habeneck) to lead its creation who - as I understand it - didn't necessarily rise up to the challenge. But even he had to admire the spark of genius and the sheer guts that it took to put that thing on paper. Arguably, the Requiem is Berlioz's second-most famous work, behind his Symphonie Fantastique, though, as one might imagine from its performance requirements, it is not the second-most frequently played work in his catalog...


The Requiem itself is in ten sections and runs in excess of an hour and a quarter. Not all of its music is massive (the extra forces explode onto the scene in the Tuba mirum portion of the Sequence and then disappear), and indeed much of it is quite intimate—for example the slender Quid sum miser, which immediately follows the outburst I just described, or the opening of the Sanctus, which features the solo tenor. And the Requiem ends in absolute tenderness, we mortals can hear only vague echoes in the form of timpani strokes left over from the explosive Last Judgment held earlier in the mass, now distant and gentle.



Sir Colin Davis is recognized as one of the finest and most incisive conductors of Berlioz's music, up there with Ansermet, Monteux, Munch (in the French "old guard") and some of their followers - Dutoit coming to mind. The fact Davis (and Sir Thomas Beecham) ranks in that group without French blood flowing in his veins is a touch of irony that isn't lost on me. Davis has recorded the Requiem Mass at least three times - and probably more - once in 1969 as part of his now famous Berlioz cycle with the London Symphony for the Philips label, a more recent LSO LIVE Recording with the same orchestra and the live performance that I chose today.

What is noteworthy about that recording is the setting and circumstance. In the night of February 13 1945, the city of Dresden was reduced to ruins by incendiary bombs dropped by the combined English and American air forces, and for the citizens of Dresden, that date, commemorated with annual concerts of suitable works, has taken on an almost religious significance.

The Dresden Staatskapelle may or may not be one of the great Berlioz orchestras—the recorded evidence is slim—it is certainly one of the great European orchestras, and its refined tone, flawless technique, and faultless ensemble is fully on display here. Add to it the overwhelming emotional power and unbearable spiritual intensity of the performance and what you get is truly awe-inspiring. Anyone who likes the work should at least hear this performance. It may or may not turn out to be a favorite when it is all said and done, but it has more potential to move the listener than a performance without the same context.

I think you will love this music too.
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Commentaire français


Le troisième voilet de notre série explorant des grands Requiems se poursuit avec une performance des plus mémorables de la Grande Messe des mortss d'Hector Berlioz. Et l'oeuvre et la performance retenue méritent d'être explorées das notre billet d'aujourd'hui (en fait "nos" car j'offre cette baladodiffusion en tandem sur MQCD Musique Classique).

De prime abord, soulignois l'instrumentation gargantuesque requise par Berlioz pour son Requiem: en plus d'un grand orchestre, ténor soliste et choeur (SSTTBB), on ajoute pas moins de 16 timbales et quatre groupes de cuivres! Pour 1837, on parle de jamais-vu, certainement pour une performance en salle plutôt qu'en plein air.

Le commanditaire (le Ministère de l'Intérieur) avait déjà identifé un chef pour diriger la création du Requiem
( Francois-Antoine Habeneck) un homme qui - de toute apparence - n'aurait pas tout à fait tiré son épingle du jeu. Mais on ne peut qu'admirer Berlioz pour son choix audacieux (doit-on dire le culot?) de cette instrumentation. Le pari est une réussite, car le Requiem est sans doute (mis à part la Symphonie Fantastique) son oeuvre la plus populaire, quoique montée plutôt rarement à cause des proportions Mahlériennes requises.

Divisé en dix sections, le Requiem se veut une oeuvre souvent fort intime et découverte - en fait l'incursion de la masse orchestrale durant le Tuba mirum est probablement l'exceptiuon plutôt que la règle. Soulignons le Quid sum miser, qui suit le moment boeuf déjà mentionné, l'interventon du soliste dans le Sanctus, et un Agnus Dei d'iune remarquable tendresse , orné d'un soupçon des timbales, vestige lointain des échos du Jugement Dernier de la Séquence.

Tant qu'à la performance retenue, le jumelage de Sir Colin Davis et de la Staatskapelle Dresden ferait probablement froncer les sourcis de tout amateur de Berlioz. Davis est reconnu comme un grand interprète de l'oeuvre du compositeur mais l'orchestre Allemand (quoiquee d'une réputation bien méritée) n'est pas considéré un  grand oirchestre de tradition française, et n'a pas vraiment une discographie Berlioz épatante.

Mais la performance croquée sur le vif est datée du 13 février, et fait partie d'une tradition locale, qui veut qu'on monte des concerts commémorant le raid aérien du 13 février 1945, où les alliés ont décimé la municipalité durant la DGM. On an donc ici une convergence: un grand chef qui dirige une grande oeuvre d'un des compositeurs dont il se veut l'un des plus grands interprètes, une oeuvre tout à fait de circonstance pour la soirée, et une atmosphère sans doute chargée d'émotions, qui alimentent et inspiurent les charges du chef.

 A tout le moins, il s'agît ici d'une performance qui mérite d'être écoutée.

Bonne écoute, donc!





Tuesday, March 12, 2013

Marie-Claire Alain (1926-2013)

J’avais programmé dans notre série Orgue et Carême un billet sur l’œuvre de César Franck pour aujourd’hui. Toutefois, en raison du récent décès de Marie-Claire Alain, j’ai opté de remettre ce billet à plus tard et de consacrer ma réflexion d’aujourd’hui à Madame Alain, qui nous a quitté le mois dernier.


Marie-Claire est la cadette d’une famille de musiciens. Le partriarche, Albert Alain (1880-1971), fut compositeur à ses heures mais d’abord et avant tout l’organiste-titulaire à Saint-Germain-en-Laye. M. Alain fut formé par Alexandre Guilmant, Louis Vierne et Gabriel Fauré.
Sa sœur Odile, soprano et pianiste, est décédée prématurément suite à un accident, et ses deux frères – Olivier et Jehan – ont tous deux compose. Jehan, bien sûr, a la notoriété d’avoir été un compositeur fort prometteur, ami d’Olivier Messiaen et de Francis Poulenc et comme sa soeur Odile, est décédé fort prématurément. On ne peut que croire que ces lourdes pertes ont affecté la cadette de la famille.
Marie-Claire s’exécutera à l’orgue en public (à la tribune de son père) dès l’âge de 11 anss. A 18 ans, en 1944, elle s’inscrira au Conservatoire de Paris où elle se foirmera sous Marcel Dupré (orgue), Pié-Caussade (conntrepoint) et Maurice Duruflé (harmonie). Elle suivra également des leçons privées avec Duruflé. Elle rafletra sa part de prix au Conservatoire, avant de lancer sa carrière en 1950.
Après ses débuts post-estudiantins à Paris, elle sera appelée en tournée en Europe et en Amérique, donayt plus de 2000 récitals aux quatre coins du monde. Suite au décès de son père en 1971, elle le remplace à la tribune de  Saint-Germain-en-Laye et y restera pour plus de 40 ans. Elle aura la réputation d’entreprendre l’exécution d’œuvres majeures et variées, jouant sans partition (comme Dupré).
Mme Alain est également une pédagogue recherchée, offrant des notamment à Haarlem et St Albans.
Marie-Claire Alain a, sans contredit, une discographie à la fois chevronnée et impressionante. Elle compte bien des centaines d’albums, comprenant non moins de trios integrals J. S. Bach, en plus de selections du baroque au modern, de Couperin à Jehan Alain en passant par tous les grands compositeurs pour son instrument.
La playlist YouTube que j’ai façonné ne fait que gratter la surface de cette éloquente discographie . Que ceci ne vous serve que de tremplin afin de découvrir (ou re-découvrir) cette grande dame de l’orgue. Nous la manquerons tous…
PLAYLIST
Mafrie-Claire Alain à l’orgue (Instruments specifies ci-dessous)
Léon BOELLMANN (1862 – 1897)
Suite Gothique, op. 25.
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris
Jehan ALAIN (1911-1940)
Litanies, pour orgue, JA 119
INSTRUMENT : Grossen Hoforgel , Hofkirche, Luzern
Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Toccata en ré mineur ''Dorienne''. BWV 538
INSTRUMENT: Gottfried Silbermann, Dom St. Marien, Freiberg
Toccata en fa majeur. BWV 540
INSTRUMENT: Christian Müller, St. Bavokerk, Haarlem
Passacaglia et Fugue en ut mineur. BWV 582
INSTRUMENT : Collégiale de Saint Donat
Georg Frideric HANDEL (1685 – 1759)
Concerto pour orgue et orchestra, op 7, no 1. HWV 306
INSTRUMENT: Eglise Saint-Pierre des Chartreux, Toulouse
Freiburger Barockorchester, sous Gottfried von der Goltz
Théodore DUBOIS (1837 – 1924)
Toccata en sol majeur, extrait de Douze Pièces pour orgue ou piano-pédalier (1889)
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris
Alexandre GUILMANT (1837-1911)
Finale de la sonate no 1, op 42
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris
Gabriel FAURE (1845 – 1924)
O Salutaris Hostia, op. 47 no. 1
avec Camille Maurane
(Instrument non-spécifié)
Eugène GIGOUT (1844 – 1925)
Toccata en si mineurextrait de 10 pièces pour orgue (1890)
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris



EN PRIME : J.S. Bach par Madame Alain

Friday, March 8, 2013

Montage # 95 - Requiems for Organ / pour l'orgue




As of April 5th, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 5 avrils 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast095


pcast095- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


Today’s post and podcast is the intersection between our two Lenten series: Requiems and organ.
Last week’s podcast considered, shall we say, a non-traditional Requiem; non-traditional insofar as it did not use the (Catholic) Latin text of the Requiem mass – the next three, however, are settings of that Latin text. I thought I would take some time today and look at the main differences (and similarities) between the Requiem mass lithurgy and the “Ordinary” of the Mass which typically includes the following set pieces and prayers:

  • Kyrie” (God, Have Mercy), sometimes accompanied by the Confiteor (I confess to Almighty God)
  • Gloria” (Glory to God in the Hioghest), the last major intervention that oprecedes the Scripture readings
  • Alleluia”, sung as the precursor to the third, or Gospel, reading
  • Credo” (I believe in God), the first section right after the Homely
  • Sanctus” (Holy, Holy, Holy) and “Benedictus” (Blessed is He who comes in the name of the Lord), which typically end the Universal Prayer and references to the Last Supper and preceeding the Our Father
  • Agnus Dei” (Lamb of God) which is the preamble to the Rites of Communion.
As I said last week, a Requiem is a votive mass, and as such introduces and/or replaces some of the Lithurgy ordinarily associated with the Mass. Out, therefore, come the “Gloria”, “Alleluia”  and “Credo”, and in come modified or special sections.
Introit and Kyrie” adds to the typical Mass processional entry and segues into the Kyrie recitative. The term requiem comes from the opening sentence of the Introit “Requiem æternam dona eis, Domine” (Grant them eternal rest, O Lord);
The Requiem sequence” is a liturgical poem sung, which includes the Dies Irae, Lacrimosa and Pie Jesu.
The Requiem Offertory” which includes the Domine Iesu Christe and Hostias recitatives.
Benedictus, Sanctus, Agnus Dei followed by a Communion sequence with the recitative Lux æterna.
Other recitatives such as Libera Me and In paradisum have been added to some musical settings of the Requiem to augment the Communion and elevation sequences.
Of the Latin requiems I have programmed, only the Mozart requiem follows the traditional liturgy scrupulously. All others are more selective when it comes to the specific stanzas of the longer requiem sequences, as is the case with today’s selection by Maurice Duruflé.

Already working on a suite of pieces for organ based on the Gregorian chants for the requiem mass, Duruflé’s publisher commissioned him to write a large-scale work based on those texts. The resulting Requiem, originally for orchestra and chorus, is the culmination of Duruflé's style, mixing chant, quasi-Renaissance counterpoint, and sumptuous harmony derived from Fauré, Debussy, and Ravel. Duruflé made three versions of this work, and I retained this one for choir and organ.
According to the ancient canon law and Catrholic Liturgical tradition, there are instances where a “low mass” (or a mass without chants from the officiating Priest) are appropriate for a funeral rite. The Messe Basse pour les défunts (Low Mass for the Departed) was Louis Vierne’s last work and is one of his most intimate and moving. His distinctive musical language had become increasingly chromatic over the years and this work provides a “missing link” between his earlier works and the harmony of figures such as Pierre Cochereau later in the century. The dedicatees of each movement were deceased, and had been blind or been of assistance to blind causes. This hauntingly beautiful work is very tightly constructed, with a number of the movements being full developments of a single melodic fragment. Vierne’s unhappy life and longing for peace is reflected throughout this frequently anguished work.
The short Miserere me by Dupré was added here to complete the organ program, and acts as am early taste of what will be coming in these pages on Good Friday.
I think you will love this music too. 
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Commentaire français

Le billet d’aujourd’hui se veut le point d’intersection entre nos deux series du Carême, une rencontre entre la musique pour l’orgue et notre regard sur le Requiem

Avec l'odeur des vieux cierges et les icônes qui arborent nos vieilles églises, rien n'a tout à fait le même effet de me ramener aux dimanche-matins de mon enfance que le son d'un grand orgue accompagnant des voix dans un texte lithuirgique. L'église paroissiale de mon enfance (la Paroisse St-Etienne de Montréal) est aujourd'hui un des (trop) nombreux sanctuaires rasés dans ce qu'on appelait jadis "la ville aux cent clochers". Montréal a la distinction d'avoir été le sujet d'une anecdote du non-moins célèbre auteur Américain Mark Twain qui aurait dit qu'on ne pouvait lancer une pieerre à Montréal sans briser la fenêtre d'iune église...

On ne "sortait" le viel orgue à St-Etienne que pour les grandes occasions: la Messe de Minuit étant probablement l'une d'entre elles. On accompagnait plus souvent la chorale au piano, si je ne m'abuse. 

Définitivement, il y a un volet nostalgique pour moi en ce qui a trait à la programmatuon d'aujourd'hui. 
La semaine dernière, j’ai proposé un requiem qui ne faisait pas usgae du texte Latin qu’on associe avec les requiems. Les trois prochaines sélections, toutefois, mettent ces textes en musique. Le commentaire anglais ci-haut est ma modeste tentative de décortiquer les différences entre le texte du Requiem et la lithurgie de l’ ordinaire de la Messe. Je me contenterai simplement d'affirmer que, selon moi, parmi les requiems programmés pour notre survol en mars, seul le requiem de Mozart adhère scrupuleusement à la lithurgue traditionnelle – les autres, comme celui de Maurice Duruflé aujourd’hui, presentent des écarts parfaitement respectueux des textes funèbres - ce que feront plusieurs autres compositeurs dont Verdi et Fauré, par exemple.

Le titre du billet d'aujourd'hui affiche Requiems au pluriel, ce qui est strictement-parlant faux, pluisque seul l'opus de Duruflé met en musique le texte latin du Requiem, Toutefois, les deux oeuvres majeures retenues sont parfaitement acceptables afin d'accompagner des rites funéraires dans la tradition Catholique.

J'ai proposé récemment sur un de mes fils de discussion Quinze que j'en pense une réflexion sur Maurice Duruflé et sa contribution comme compositeur et interprète sur le grand iunstrument. Longtemps associé à une autre paroisse St-Etienne (du Mont, à Paris), il y était l'rganiste titulaire et directeur miusical. Duruflé travaillait les chants Grégoriens associés aux rites funéraires lorsque son éditeur lui propose de monter un Requiem à grande envergure. L’œuvre qui en résultera (originalement pour chœurs et orchestre) est un excellent exemple du style sacré de Duruflé, un mélange de chant, un clin d’œil à la musique de la Renaissance imbibé des harmonies françaises modernes (on pense ici Fauré, Ravel et Debussy). Duruflé signera trois adaptations de son requiem, et celle retenue aujourd’hui est pour chœurs et orgue (avec une séquence pour violoncellle).

Plusieurs commentaires sur le fil mentionné ci-haut offrrent d'utres interpr.tations du Requiem. Je crois que le choeur et l'organiste que j'ai choisis s'acquittent fort honorablement de la tâche, et projettent le climat de receuil et de sobriété qui s'imposent.
Les rites religieux suggèrent qu’on peut accompagner les rites funéraires d’une messe basse (i.e. une messe non-chantée). La Messe Basse pour les défunts de Louis Vierne est une accompagnement à l’orgue pour une telle messe – une des dernières compositions de Vierne, il s’agît d’une œuvre intérieure et personnelle, reflet de la vie fort éprouvée du compositeur amblyope. Par exemple, la dédicace de chaque mouvement reconnaît un disparu qui fut soit aveugle, ou un contemporain de Vierne impliqué avec les aveugles. Comme pour le Requiemn de Duruflé, cette musique est ornée d’harmonies modernes et complexes, tout en étant tissée serré.
Le  Miserere me de Marcel Dupré qui ouvre notre montage est un avant-goût de ce que je vous reserve pour le Vendredi Saint.
Bonne écoute!

Tuesday, March 5, 2013

Gianni Schicchi (Puccini)

In English: http://operalively.com/forums/showthread.php/1408-OTF-%96Puccini%92s-Trittico-Part-Three-%96-Gianni-Schicchi?p=23021#post23021

Ce billet est le dernier de trois qui survolent Il trittico de Puccini, une oevre composée de trois opéras en iun acte. Pour mon Quinze que j'en pense du 30 mars, je vais survoler la discographie de ce triptyqie.

A propos de Gianni Schicchi
Afin de désamorcer la brouille potentielle de mon énoncé du mois dernier concernant Suor Angelica et si oui ou non il s'agît-là de l'opéra le plus populaire du triptyque, il faut concéder que plusiwurs d'entre vous qui sont des opéraphiles plaideront que Schcchi est le volet le plus mémorable. Et pourquoi pas; il s'agît ici de l'unique comédie de Puccini, et il est truffé de revirements et, bien sûr, contient cet aria qui se veut peut-être le plus connu de notre compositeur.


Lors de la gestation du projet qui deviendra Il trittico, Puccini se propose d'écrire des opéras qui tirent leur inspiration chez Dante - Schicchi est le seul des trois qui réalise cette vision. Toutefois, à l'opposé disons de Francesca da Rimini, Schicchi n'aura qu'une mention anodine dans le COmédie Divine. Toutefois, plus d'un auteur ont élaboré le récit Dantesque, On se trouve au Moyen-Age, à Florence, dans une atmosphère qui suggère une certaine bourgeoisie bien établie. Gianni Schicchi est, si on veut, un personnage qui n'appartient pas à l'élite locale, et un des fils dramatiques de l'opéra suggère que SChcchi veut bien se voir accepter par cette bourgeoisie. Peut-être ce sera suite au mariage de sa fille Lauretta.

Je suis moi-même le père de deux filles, et je peux sympatiser avec le vieux Scicchi. Comment peut-on refuser d'aider sa fille après avoir été sérénadé avec O mio babbino caro?

La thématique des autres volets de Trittico sont présents ici: la déception (ici, elkle est parte prenante du dénouement de l'opéra, avec des répercutions des plus désopilantes), et bien sûr la mort - celle de l'aïeul malcomode Buoso Donati et, bien sûr qu'advient-il de sa fortune.

Il y avait un Donati dans ma fmaille, l'oncle Georges de ma mère: riche comme Crésus, d'une frugalité notoire, et qui laissa l'entièreté de ses biens aux Soeurs Grises...

Ainsi, à la lecture du testament du vieillard, une situation semblable a lieu, personne n'est couché sur le testament, et ceci viendra nuire aux épousailles de Lauretta et de Rinuccio.

Que faire?

ET voici Scicchi qui intervient, et qui propose une supercherie afin de réparer le tort causé par l'anodin testament. Il fudra dupoer le médecin, le notaire... Schcchi est prêt à aider la bonne cause.

Puccini demande aux spectateurs d'être indulgents et d'accepter les écarts de logique qui seraient normal;ement des embuches au scénario. Ainsi donc, Schicchi parviendra à duper toutes ces braves gens, et finira par prendre les autres protagonistes avec un coup de théâtre digne de Molière. 

Néanmoins, tout finit bien pour les amoureux, et pour Schcchi, mêne si une .ternité au Purgatoire l'attend à la fin de ses jours mortels.


La Performance




La performance que j'ai choisie est une production de studio, faisant partie d'une anthologie du Triptyque chez la maison DECCA. L'enregistrement provient d'une baladodiffusion d'une station de radio californienne que j'ai pris la peine d'isoler pour la cause. J'ai également retenu l'introduction parlée de l'animateur de radio Sean Bianco (en anglais).
Giacomo PUCCINI (1858-1924)
Gianni Schicchi
Comic opera in One Act, Italian libretto by Giovacchino Forzano, based on an incident mentioned in Dante'sDivine Comedy
Third of three operas that form Il Trittico (1918)

DISTRIBUTION (Personnages proincipaux)
Fernando Corena (Gianni Schicchi)
Renata Tebaldi (Lauretta)
Agostino Lazzari (Rinuccio)
Orchestre et choeurs de la Maggio Musicale Fiorentino 
Direction Musicale: Lamberto Gardelli 

Argument @ http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2009/04/25/le-triptyque-3-gianni-schicchi.html
Livret Italien @ http://www.impresario.ch/libretto/libpucgia_i.htm
Performace @ http://archive.org/details/PuccinisG...hicchicomplete