Friday, October 11, 2013

Montage # 126 – Back to Bach – Transcriptions & Arrangements



As of November 8, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 8 novembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast126


pcast126- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit

This week’s contribution to “Back to Bach” is a look at a veritable cottage industry: transcribing and arranging the works of Johann Sebastian Bach. As I eluded to in last week;s post, Bach is – in my words – an “eco-friendly” composer, one who himself re-used, recycled and recast many of his works and of those of his contemporaries.

Last week, we took a peek at a pair of “reconstructions” of concertos by Bach where the original solo instruments were changed. In this week’s montage, I propose an “organ concerto” by Bach – in this case, not a concerto for organ and orchestra but a concerto for solo organ – which reuses one of Vivaldi’s L'Estro Armonico concertos for violin.

If Bach does it, then why not others? Many composers and arrangers throughout the years have taken a second look at some of Bach’s works, and cast them under new light. The montage provides many settings – for small groups of players and for full orchestra.  Some of these artists have graced these pages in past montages (Leopold Stokowski, Akio Yashiro, and even Wedny Carlos). A few words therefore for some of the other artists featured today.

Speaking oif cottage industries, pianist Jacques Loussier recorded several albums with a jazz trio he baptized the “Play Bach Trio”, adapting manty of Bach’s keyboard works (and even some organ works) for that unique 20th century combination. If you listen closely, other than the odd embellishment, Loussier plays these works “straight up”. His technique reminds me a lot of Glenn Gould’s insofar as precision  is concerned. The other members of the trio play along, providing more than just jazz support. Sometimes, the bass player gets toi carry the load. These are quite addictive!

Widor’s great work Bach’s Memento is one organist’s tribute to Bach’s quintessential favourites. Widor doesn’t merely copy “Sleeper’s Awake”, he brings it to the Cavaille-Coll French Organ renaissance movement.

Many of Bach’s solo violin sonatas and partitas are found played by violists, and the rich texture of the violin’s first cousin gives these works added relief and dimension. The partita for solo flute is presented today in that vein. To compare, here is a performance of the partita as Bach intended it (URL, ISGM).

We all remember the opening of Disnety’s original 1940 Fantasia, with Stokowski conducting his own arrangement of the Toccata and Fugue in D Minor. Well, here’s a twist for you. This montage presents an arrangement of the work by – apparently – a Ruissian composer by the name of Paul Klenovsky. As it turns out, Tovariuch Klenovsky is merely a nom de plume for conductor and arranger Sir Henry Wood, and his arrangekent – at times more ominous that Stoklowski’s – predates it by almost 30 years!

Also featured, adaptations by Lucien Caillet and guitarist Liona Boyd.


I Thunk you will love this music too.

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Commentaire français

Lors de mon intervention de vendredi dernier, j’ai entr’ouverte la porte nous amenant au chapitre « Back to Bach » de cette semaine.

S’il existe une petite inductrice artisanale en ce qui concerne les arrangements et les adaptations d’œuvres d’autres compositeurs, l’œuvre de Jean-Sébastien Bach est sans doute son moteur principal. Les compositeurs romantiques et modernes surtout – Elgar et Mahler sont un grand exemple – ont exploité à satiété la musique pour clavier, pour orgue ou pour petits ensembles de Bach, les ré-inventant selon la mode du jour. Puisque Bach lui-même ne s’est pas gêné dans la ré-invention de ses propres œuvres, pourquoi donc s’en priver?

Le montage d’aujourd’hui propose donc Bach à la sauce Stokowski, Caillet et Sir Henry Wood (pour grand orchestre), aiunsi que d’autres adaptations notoires pour lesquelles j’offrirai une courte introduction.

Deux des adaptations proposées aujourd’hui sont des adaptations qui sortent de l’ordinaire(si vous me permettez de le dire ainsi). Lors de mes perspectives Brandebourgeoises de l’an dernier (billets qui feront Quinze que j’en pense dans quelques jours sous la forme de sélections souvenir), j’ai longuement discuté de Wendy Carlos et son adaptation électronique de l’œuvre de Bach. Ms. Carlos nous offre les extraits usités du cahier d’Anna Magdelena Bach (orchestrés par Thomas Frost dont l’arrangement a sans doute influencé l’artiste).

Le pianiste Jacques Loussier (qui suit une formation de pianiste sérieux sous Yves Nat) a endisqué un bon nombre d’albums avec ses compères du trio « Play Bach », offrant un regard jazz aux œuvres de Bach. Ce que je trouve très intéressant ici est le jeu soigné du pianiste (dont l’exactitude quasi-chirurgicale me rappelle Gould) qui propose Bach « tel quel », avec peu d’écarts mais soutenu par la « baseline » jazz. Dans le prélude et fugue du Clavier Bien Tempéré retenu, la contrebasse entame la fugue dans la plus pure tradition jazz! Je ne me lasse jamais d’entendre Loussier et ses complices proposer Bach de la sorte!

Widor composera son hommage à Bach (Bach’s Memento) dans la plus pure tradition d’un artiste qui exploite un instrument moderne (un peu comme Carlos le fera une cinquantaine d’années plus tard) et propose un regard rafraîchissant à de la musique fort connue. Comparez son Wachet Auf revu à celui de Marie-Claire Alain dans notre montage #2 – quel beau réveil!

Lors de mon intervention de mardi, j’ai proposé la partita pour flûte seule, et la revoici, mais cette fois jouée à l’alto. Il est maintenant fort commun d’entendre les sonates et partitas destinées pour le violon jouées à l’alto, et la tssiture plus grave de l’instrument semble rehausser la lecture.

En plus de quelques autres adaptations intimes, j’ai ajouté un choix de bon aloi – Bach qui adapte la musique d’un autre compositeur. Ici, c’est un des concerti pour violon de L’Estro Armonico, repris à l’orgue.


Bonne écoute!