Friday, August 16, 2013

Montage # 118 – The Dark Continent / Le continent mystérieux



As of September 13, 2013, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 13 septembre 2013, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

https://archive.org/details/Pcast118


pcast118- Playlist

===================================================================== English Commentary – le commentaire français suit


Today’s stop on our Musical Passport series is Africa. The Dark Continent has long been associated with adventure, immense deserts, fierce predators and a population that lives in the extremes of riches and poverty. Africa has also been the stage of colonial expansion, followed by self-governance and (often times, it seems) civil war, unrest and despots.

Much of the music I chose tries to avoid some of the (shall we say) stereotypes and bad PR, and concentrates on music inspired by the people, the sounds and the brilliant landscapes of the continent.
From opera, I retained selections from Meyerbeer (L’Africaine) and Rossini (The Italian Girl in Algiers), avoiding the obvious Aida (which is the subject of an OTF post from a few days ago). The Maghreb region of North Africa, which were colonized by France) are notable in today’s montage – some of Max Steiner’s music for the film Casablanca representing Morocco, and the catchy Dizzy Gillespie standard Night in Tunisia rounding off the region (with, as a bonus, the mesmerizing out-take from the recording I chose, by Charlie Parker at Alto Sax.)

The lone African composer in the montage is Malcolm Forsyth, who left South Africa and Apartheid in the late 1960’s to join the Edmonton Symphony and the faculty at the University of Alberta. While a member of the Cape Town Symphony, Forsyth wrote this Jubilee Overture for his hometown orchestra.

Samuel Coleridge-Taylor sought to do for African music what Johannes Brahms did for Hungarian music and Antonín Dvořák for Bohemian music. Born in 1875 to an English mother and a Sierra Leonean Creole father, Coleridge-Taylor was brought up in Croydon by his mother and her father. Her brother was a professional musician and Taylor studied the violin at the Royal College of Music and composition under Charles Villiers Stanford. He also taught at the Crystal Palace School of Music, and conducted the orchestra at the Croydon Conservatoire. Coleridge-Taylor made three tours of the United States, which increased his interest in his racial heritage. Though certainly not as ambitious as the folk dances by Brahms and Dvořák, Coleridge-Taylor’s African Dances do explore some of the sounds that Europeans of the Victorian and Edwardian eras would have associated with Africa.

Egypt is an icon of civilization, but has also had its share of occupiers from Europe – from Caesar’s Rome all the way to Napoleon’s France. Camille Saint-Saëns' Piano Concerto No. 5, popularly known as The Egyptian, was his last. He wrote it in 1896, 20 years after his Fourth, to play himself at his own Jubilee Concert on May 6 of that year. This concert celebrated the fiftieth anniversary of his début at the Salle Pleyel in 1846.

This concerto is nicknamed "The Egyptian" for two reasons. Firstly, Saint-Saëns composed it in the temple town of Luxor while on one of his frequent winter vacations to Egypt, and secondly, the music is among his most exotic, displaying influences from Javanese and Spanish as well as Middle-eastern music. Saint-Saëns said that the piece represented a sea voyage.

Although I avoided the Verdi version, I could have chosen the Tim Rice/Elton John version of Aida as part of this montage. I chose, instead, to close off with one of the many comic relief numbers from another of their collaborations…



No worries – I think you will love this music too!


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Commentaire français


Aujourd’hui, notre passeport musical nous donne accès à l’Afrique. Parfois appelé le continent mystérieux (en anglais, on dit Dark Continent, ou continent obscur), l’Afrioque est synonyme d’aventure, de féroces prédateurs, et largement associé avec le tiers-monde – la population africaine vit soit dans un luxe surprenant ou dans la pauvreté extrême.  Plus récemment, avec la dé-colonisation et un sens d’autonomie renouvelée, l’Afrique est aussi le siège de conflits, de génocides, et a sa large part de gouvernements autocratiques.

Pour la durée de ce montage, mettons de côté les aspects moins savoureux et concentrons-nous sur la musique qui s’inspire de l’aspect exotique et aventurier de ce large continent. Certaines des musiques les plus célèbres qu’on pourrait monter aujourd’hui proviennent du monde de l’opéra – Aïda de Verdi étant bien sûr le meilleur exemple. J’ai programmé Aïda ôur l’opéra du mois de septembre, ce qui explique pourquoi il ne fait pas l palmarès. Toutefois, Meyerbeer (L’Africaine) et Rossini (L’Italienne à Algers) sont du montage cette semaine. Afin de compléter le survol du Maghreb, j’ai ajouté la musique du film Casablanca (Maroc) et la Tunisie est représentée par Charlkie Parker et sa version inoubliable de la composition de Dizzy Gillespie A Night In Tunisia. (En prime, j’ai ajouté le court vestige d’une des prises rejetées de la session d’enregistrement, où Parker sidère ses complices avec un solo d’Alto légendaire).

Le seul compositeur africain retenu aujourd’hui est d’Afrique du Sud. Malcolm Forsyth quittera son pays natal à la fin des années 1960 pour s’établir au Canada, se joignant comme trombone-solo avec l’orchestre Symphonique d’Edmonton et s’associer avec la faculté de musique de l’Université d’Alberta. Jeune homme, Forsyth était membre de l’orchestre de Cape Town, et composa pour leur usage l’ouverture du jubilée proposée cette semaine.

Contemporain et compatriote d’Edward Elgar, Samuel Coleridge-Taylor est né à Londres d’une mère Anglaise et d’un père créole du Sierra Leone. Elevé en Angleterre par une mère-célibataire, Coleridge-Taylor se formera comme musicien, et fera carrière comme chef d’orchestre et compositeur. Pour des raisons fort évidentes (les mulâtres ne devaient pas courir les rues à Londres au XIXe siècle), Coleridge-Taylor s’intéresse à son patrimoine africain, et voue se faire le champion de la musique africaine, au même titre que Brahms et Dvořák pour la musique hongroise ou slave. Sans vouloir comparer les danses africaines de Coleridge-Taylor à celles de ces deux compositeurs, il faut admettre que les thèmes exploités restent en-deçà des sons que les Anglais Victoriens ou Edwardiens associaient au continent.

Camille Saint-Saëns' s’offrira en concert à la salle Pleyel en 1896, cinquante ans après y avoir fait ses débuts. Pour l’occasion, il agira comme soliste pour la première de  son cinquième concerto pour piano (son quatrième fut créé 20 ans plus tôt). Le sous-titre donné au concerto est «L’Égyptien», en grande partie à cause de son usage de motifs musicaux considérés exotiques, et car ilk fut composé en grande partie lors d’un séjour à la ville Égyptienne de Luxor.

Pour compléter le montage, un rappel qu’on peut vivre sa vie, sans aucun souci, gracieuseté de Tim Rice et Elton John, de la trame originale du film Le Roi Lion.


Bonne écoute!