Tuesday, November 13, 2012

Louis Vierne (1870-1937)

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1060-louis-vierne-1870-1937.html

Pendant la période du Carême, nous avons jeté un coup d’œil sur trois grands organisted Français: Widor, Dupré and Messiaen. Mon billet sur Widor souligna qiue 2012 est le 75e anniversaire de son décès, ignorant complètement l’anniversaire du décès de son émule, Louis Vierne. Le billet d’aujourd’hiui a pour objectif de réparer cette omission.
Widor et Vierne serront les sujets de notre baladodiffusion de vendredi prochain, et ma réflexion et ses illustrations sont – comme ce fut le cas pour Widor, un survol dédié surtout à son œuvre pour l’orgue.
Je partage un trait en commun avec Vierne : nous sommes tous les deux des amblyopes. Atteint d'une cataracte congénitale, il est opéré à l'âge de 6 ans et recouvre un peu de vision, ce qui est toutefois insuffisant pour qu'il puisse suivre des études dans des conditions ordinaires. Il entre donc à l'Institut national des jeunes aveugles. Doué pour la musique, il reçoit une formation en piano, violon, solfège et est remarqué par César Franck qui lui donera des leçons privées en harmonie, et l’encourage à s’inscrire avec lui en orgue au Conservatoire de Paris - où il devient un étudaint à temps plein et l’apprenti de Franck en 1890. Suite au décès de son maître, il continue son apprentissaage sous Widor puis sous Alexandre Guilmant.
En 1990, il remporte un concours et est nommé titulaire des grands orgues de Notre Dame de Paris, un poste qu’il occupera jusquy’à son décès. Le voici dans un court-métrage:


La production musicale de Vierne poiur son instrument est significative – rappelons une Chronique du disque soulignat l’intégrale du Néerlandais Ben Van Oosten. Son style élégant et ses lignes soignées trahissent une adhérance à la forme pure – le legs de son maître Franck – un langage riche en harmonies sans être sentimental ou théâtral. Son œuvre est très représentative de la nouvelle école d’orgue Française (celle encouragée par le facteur Aristide Cavaillé-Coll), et compte six symphonies poiur orgue, un grand nombre d’œuvres sacrées et profanes, et une symphonie (sinfonie) en la mineur, en plus de musiques de chanbre, pour piano et pour voix.
Hormis d’avoir été nommé au clavier d’un des instruments les plus convoités, Vierne a dû com^poser avec sa part de tragédies: l’adultère de son épouse met fin à son mariage, il perdra deux enfants (un à la tuberculose, l’autre durant la Première Guerre Mondiale)m son frère (également durant la PGM), une fracture de la jambe le forcera à adapter l’usage de ses pieds sur son instrument. Tant qu’à son amblyopie, il tentera un bon nombre de procédures, généralement sans succès, passant plusieurs mois sur le careau, en pleine obscurité.
Sa vie prendra fin tragiquement, lors d’un récital public le 2 juin 1937. Il décède alors qu'il se trouve aux claviers de son orgue lors de son 1750e concert à Notre-Dame de Paris juste après avoir interprété sa Stèle pour un Enfant Défunt. Au moment d’exécuter une improvisation, il est frappé d’une embolie cardiaque.
Mes choix
La majorité des illustrations qui suivent survoilent l’ensemble de l’oeuvre de Vierne, avec plusieurs sélections provenant de ses symphonies pour orgue, et une prestation intégrale de son unique symphonie pour orchestre.
PLAYLIST



Louis VIERNE (1870-1937)


Feux Follets, op. 53, no. 4
Peter Bengtson joue l‘orgue virtuel Hauptwerk (réplique de l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll (1903) de l'Eglise Notre-Dame de Metz, France)

Clair de Lune, op. 53, no. 5
Prof. Roland Maria Stangier joue l‘orgue virtuel Hauptwerk (réplique de l’orgue Mutin-Cavaillé- Coll (1903) de l'Eglise Notre-Dame de Metz, France)

Final de la Première Symphonie pour Grand Orgue, op. 14
Rob Stefanussen joue l‘orgue virtuel Hauptwerk (réplique de l’orgue Mutin-Cavaillé- Coll (1903) de l'Eglise Notre-Dame de Metz, France)

Allegro de la Symphonie No.2, op. 20
Daniel Roth joue le Grand-Orgue Aristide Cavaillé-Coll (1862) de l’Eglise Saint-Sulpice

Final de la Symphonie No.3, op. 28
Sarah Soularue joue l’orgue Cavaillé-Coll (1890) de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen

Carillon de Westminster, op. 54, no.6
Olivier Latry joue les grands orgues du Művészetek Palotája de Budapest

Arabesque, op. 31, no. 15
Marie Andree Morisset Balier joue l’orgue Cavaillé-Coll (1890) de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen

Élégie, op. 31, no. 22
Dragan Trajer joue l‘orgue virtuel Hauptwerk (réplique de l’orgue Mutin-Cavaillé- Coll (1903) de l'Eglise Notre-Dame de Metz, France)

Sinfonie en la mineur, op. 24
Orchestre Philharmonique de Liège sous Pierre Bartholomée