Friday, January 27, 2012

Monrage #40 - Mozart & Bartók


As of March 2nd 2012, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 2 mars 2012, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:


http://www.archive.org/details/MozartBartk


pcast040 Playlist



==================================================================

English Commentary – le commentaire français suit

As our January Pianothon series draws to a close, let me introduce one last montage featuring one of this past century’s greatest pianists. One who, sadly, has been overlooked in the last few decades.

Hungarian pianist Géza Anda (1921 –1976) was a celebrated interpreter of the classical and romantic repertoires, particularly noted for his performances and recordings of Mozart, he was also a tremendous interpreter of Beethoven, Schumann, Brahms and Bartók. Despite the high regard he had achieved in his heyday, his reputation has faded somewhat from view since his death from cancer at the age of fifty-four.

Below, Anda plays Ernst von Dohnanyi's arrangement of the Valse Lente from Delibes' ballet Coppelia in a recording made at EMI's Abbey Road Studio #3 on January 3 & 4, 1954. Anda's incredibly crisp articulation and rich singing tone are complemented by his delightful sense of rhythm (including a few tongue-in-cheek nuances), and he demonstrates an amazingly full dynamic range. The closing measures feature a harp-like effect that is spellbinding.



I chose to feature Mr. Anda in two concertos by two very different composers – Mozart and Bartók.

Although he played very little Mozart in his early career, he became the first pianist to record the full cycle of Mozart's piano concerti (recorded between 1961 and 1969, with himself conducting from the keyboard). His recording of Mozart’s K. 467 concerto on the soundtrack of the 1967 film Elvira Madigan led to the epithet "Elvira Madigan" often being applied to the concerto.

Taken from the booklet of one of his many compilation recordings: "From the outset of his career, he was what one might call a philosopher-virtuoso. In his lifelong quest for the perfect balance of head and heart, between intellect and instinct, he explored many facets of music-making."

Regarded in his lifetime as the principal Bartók interpreter of his generation (along with pianist Andor Foldes), Anda’s virtuoso-philosopher talents get a run for their money in his recordings of the Bartók piano concertos. If one can claim Bartók’s violin concertos are lyrical in their texture, his piano concertos are more modern-sounding than even Schonberg’s (heard as part of last week’s montage). As lush and dreamy as the Mozart is interpreted, the Bartók is a straight clinic in power-piano, a modern setting of the national music shared by composer and performer.

The filler material consists of one of the many Mozart piano fantasies, and one of Bartók’s piano suites.

I think you will love this music too!


==================================================================

Commentaire français

Puisque notre Pianothon tire à sa fin, laissez-moi vous présenter un dernier montage mettant en vedette l’un des plus grands pianistes du siècle dernier qui, malheureusement, a été plutôt négligé au cours des dernières décennies.
Le pianiste Hongrois Géza Anda (1921 -1976) fut un grand interprète des répertoires classique et romantique. Particulièrement connu pour Mozart, il a également été associé aux œuvres de Beethoven, Schumann, Brahms et Bartók. Malgré sa notoriété, sa réputation s'est estompée quelque peu depuis son décès prématuré (le cancer)  à l'âge de cinquante-quatre ans.
Intégré au commentaire anglais ci-haut, j’ai inséré un clip YouTube d’Anda qui joue un arrangement de de la valse lente de Coppélia (Ernst von Dohnanyi adapte ici la musique de Delibes) datant de janvier 1954. Soulignons ici l’articulation incroyablement nette,  le ton chantant et le délicieux sens du rythme. Les dernières mesures comportent un effet de harpe envoûtant!
Pour ce montage, j'ai choisi des prestations concertantes de M. Anda provenant de deux compositeurs très différents - Mozart et Bartok.
Bien qu'il ait joué très peu de Mozart en début de carrière, il est devenu le premier pianiste à enregistrer le cycle complet des concerti pour piano de Mozart (1961-1969, dirigeant lui-même du clavier). Son enregistrement de 1967 du concerto K. 467, utilisé sur la trame sonore du film Elvira Madigan a conduit à une association permanente sous la forme d’un surnom, au point où onen oublie l’origine….
Tiré du livret de l'une de ses nombreuses compilations sur disque: «Depuis le début de sa carrière, il a été ce qu'on pourrait appeler un philosophe-virtuose. Dans sa quête continue pour l'équilibre parfait de la tête et du cœur, entre l'intellect et l'instinct, il. exploré de nombreuses facettes de la création musicale.»"
Considéré de son vivant, avec pianiste Andor Foldes, comme un des principaux interprètes de Bartók de sa génération, le philosophe-virtuose chez Anda est amplement sollicité dans ses enregistrements des concerti pour piano de Bartók. Si on peut considérer les concerti pour violon comme des pièces de texture lyrique  ses concertos pour piano sont ont clairement une consonance moderne, et ce plus que certaines œuvres contemporaines – tel le concerto de Schönberg présenté la semaine dernière.
Autant le Mozart peut être délicat et rêveur, le Bartók se veut une clinique de muscle et se veut par moments plutôt tapageur, tout en soulignant des miotifs folkloriques hongrois, familiers et au compositeur et à l’interprète.
En compément de programme, l'une des nombreuses fantaisies pour piano de Mozart, et l'une des suites pour piano de Bartók.
Bonne écoute!