Wednesday, August 31, 2011

Le mythe du cowboy solitaire


NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 8 juillet 2011 sur TalkClassical. Version originale:


http://itywltmt.blogspot.com/2011/07/montage-13-cowboy-clasics.html

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Ce montage n'est plus disponible sur Pod-O-Matic. Il peut être entendu ou téléchargé à l'adresse ci-dessous:



pcast013 Playlist (en anglais)


Le cowboy est un mythe Américain fondé sur des idéaux romantiques: les vastes étendues, héroisme, liberté, les "bons" Vs. les brigands, et j'en passe... Pour la plupart d'entre nous, la musique associée aux cowboys passe par la musique "country" et - bien sûr - la ballade rendue célère dans les BD:






C'est au cinéma qu'on retrouve le mythe dans sa plus pure expression: John Wayne, Clint Eastwood, dans des productions signées John Ford ou Sergio Leone. J'ai choisi un bon nombre d'examples de musique tirées de trames sonores "iconiques" signées Elmer Bernstein, Ennio Morricone et Joihn Williams.


Aaron Copland, qui a une solide réputation dans la salle de concert et au grand écran, a signé la trame sonore pour The Red Pony (1949) et la production théatrale de The Tender Land (1954) mais il a également écrit la musique pour deux ballets: Billy the Kid (1938) pour Eugene Loring et pour Agnes De Mille, mon choix pour ce montage - Rodeo (1942).


Calixa Lavallée,celui-là même qui a écrit la musique d'O Canada, nous propose sa "marche indienne" transcrite du piano pour harmonie par John Beckwith.
Un triangle amoureux: le shérif, la tenancière de saloon, et le hors-la-loi. Voici là le scénario d'à peu près tous le longs métrages conçus à Hollywood pour John Wayne ou Roy Rogers... Mai, dans ce cas-ci, il s'agît de la prémice pour une pièce de théâtre écrite en 1905 par le dramaturge David Belasco, The Girl of the Golden West.

Si je vous disais que M. Belasco était également l'auteur de Madame Butterfly, je crois que vous aurez voite deviné ma ligne de pensée. Puccini a, effectivement, adapté cette pièce pour un opéra, celui-ci créé au Met 1910 sous son titre italien La fanciulla del West.
Quoiqu'il s'agît ici d'un bel example d'opéra  verissimo, La fanciulla n'a pas d'arias qui se distinguent particulièrement, hormis un air qui dure à peine une minute au coeur du dernier acte, que j'ai monté ici intégralement à partir d'un enregistrement datant de 1958 avec Mario del Monaco et Renata Tebaldi,


Le synopsis du troisièeme acte (traduction-maison):

Toujours au large et poursuivi par le Shérif Rance et ses hommes, Dick Johnson est finalement capturé. Alors qu'on se prépare à une pendaison pour le hors-la-loi, Johnson demande une dernière faveur - qu'on laisse Minnie croire qu'il est toujours en cavale  (“Ch'ella mì creda [libero e lontano]” [Qu'elle croît que je suis loin et libre]). Rance est enragé par la suggestion, mais ses hommes hésitent. C'est alors que Minnie surgît, fusil à la main. Tentant de convaincre les hommes de libérer son amant, elle leur rappelle son appui au cours des années et que ceci peut être repayé par cette faveur, et les homme libèrent finalement Johnson. Lui et elle montent sur leurs chevaux et s'enfuient.

Le livret en italien (Acte III à la page 42):
Notre dernière sélection est tirée du film Les frères Blues, et est une lecture de la musique de la télésérie Rawhide. Le clip de cette scène est sur notre chaîne YouTube.


Bonne écoute!