Tuesday, April 10, 2012

Glenn Gould, réalisateur



Après six semaines d’orgue et Carême, un retour à ce que j’appellerais une programmation normale, et les deux prochainsmardis en musique seront dédiés à nos deux séries, le projet Beethoven (la semaone prochaine) et l’année anniversaire de Glenn Gould.

Plutôt que d’offrir une réflexion illustrée sur Gould au piano, j’ai pensé me concentrer cette semaine sur un aspect tout aussi fascinant de notre Glenn national, et c’est son rôle de réalisateur pour la Société Radio-Canada et son volet canadien-anglais, la CBC.


Si vous vous promenez dans la partie Sud du centre-ville de Toronto, à deux pas de la tour du CN, de la Gare Uniion et des berges du lac Ontario, le long de la rue Front, vous pourriez vous reposer sur le banc ci-haut, en compagnie d’une statue de bronze de notre cher Glenn, vêtu comme toujours de son manteau, de son chapeau et de ses gants, recriquevillé comme ce fut son habitude – je l’ai fait moi-même plus d’une fois lorsque de passage dans la Ville Reine.

Ce banc assorti du bronze (oeuvre de Ruth Abernethy) se trouvent devant l’entrée pribcipale de la Maison de la CBC à Toronto (en anglais, CBC Braodcast Centre), qui compte également un studio-amphithéâtre qui porte son nom. Ces hommages représentent un clin d’œil envers un artiste qui fut étroitement associé au Réseau d’État, ayant fait ses débuts surses ondes la veille de Noël 1950, participé aux premières émissions du service de télévision d’état en 1952, et participé à concerrts et entrevues durant le volet international de sa carrière (1955-64).

Lorsque Gould mit fin à ses prestations publiques en 1964, il se tourna exclusivement au studio, et entreprit non seulement une carrière de pianiste sur disque, mais prit de plus en plus le contrôle technique de ses enregistrements, et entreprit iune série de documentaires en tant que présentateur et réalisateur poiur la radio d’état. Comme ce fut son habitude au piano, Gould travaillait suivant un horaire plutôt nocturne, comme en témoigne Michel Garneau dans un document sonore:


La trilogie de la solitude

Parmi les documentaires produits par Gould, un ensemble de trois sont particulièrement célèbres. Ces émissions, produittes en 1967, 1969 et 1977respectivement  ont en commun le thème de la solitudeet du «retrait». On peut même dire qu’il s’agît ici d’explorations semi-autobiographoiques, Gould étant lui-même un homme qui vivait une existance quiasi-hermite.

Du trio, le premier docimentaire The Idea of North (ern français,l’idéal du Nord) fut recréé comme un court-métrage en co-production canado-américaine quelques années plus tard. L’essentiel du documentaire explore des points de vue  contrastants sur la vie et la soilitude associée au Grand Nord. Voici l’intégrale du documentaire dans sa version originale:



Les deux autres docimentaires The Latecomers (en français, les nouveaux arrivants) et The Quiet of the North (en français, le silence du Nord) explorent deux autres communautés isolées, celle de Terre-Neuve et la communauté des Mennonites du Manitoba (ceux-ci isolés par choix et par culture plutôt que par distance). Ces autres documentaires sont disponibles sur la chaîne YouTube de nonnaderachel (Hyperlien en fin de billet).

Les Musiciens

Gould a également produit des émissions sur des sujets musicaux. Par exemple, suite à un long séjour en auto où il fut contraint d’écouter les chaînes de musique populaire, il réalisa un essai radiophonique sur la chanteuse Petula Clark. Il rendit également hommage au violocelliste Pablo Casals et, mon choix, le chef Leopold Stokowski:



Glenn Gould et la ville de Toronto

Un de ses derniers projets documentaires, et un de ses rares court-métrages, fut une co-production internationale de diffuseurs. Le projet multinational Cities (en français, villes) compte une contribution canadienne intitulée Glenn Gould’s Toronto dans lequel notre artiste est par moments guide touristique, raconteur et philosophe. Toujours pince-sans-rire mais généralement sérueux, Gould jette un regard tantôt nostalgique mais toujours flatteur sur sa ville natale.




Autres ressources

Pour compléter ce billet, je vous rapelle le site commémoratif de la CBC, qui compte un bon nombre de prestations, conversations, publicités et autres documents sur Gould:

Et un chapeau mérité à la chaîne YouTube de notre camarade: