Friday, September 30, 2011

Montage #24 - Three "E"'s in Beethoven / Beethoven avec trois "E"

This montage is no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / Ce montage n'est plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:


English Commentary – le commentaire françcais suit

This month’s installment, the second in our Beethoven project is brought to you by the letter “E”.

There are three “E” in Beethoven (haven’t you noticed?) This week they stand for three major Beethoven works that begin with the letter E, and all three seem to share something in common: Beethoven’s political views and outrage towards tyranny and his change of heart with respect to Napoleon.

Egmont Overture, op. 84

When in 1809 the Burgtheater asked Ludwig van Beethoven, a great admirer of Goethe, to compose incidental music for a revival of his play Egmont, he accepted with enthusiasm The subject of the music and dramatic narrative is the life and heroism of a 16th-century Dutch nobleman, the Count of Egmont. It was composed during the period of the Napoleonic Wars, at a time when the French Empire had extended its domination over most of Europe. In the music for Egmont, Beethoven expressed his own political concerns through the exaltation of the heroic sacrifice of a man condemned to death for having taken a valiant stand against oppression. The Overture would later become an unofficial anthem of the 1956 Hungarian revolution.

Eroica Symphony, op. 55

The symphony No. 3 in E flat major, also known as the Eroica (Italian for "heroic"), is a landmark musical work marking the full arrival of the composer's "middle-period", a series of unprecedented large scale works of emotional depth and structural rigor. The symphony is widely regarded as a mature expression of the classical style of the late eighteenth century that also exhibits defining features of the romantic style that would hold sway in the nineteenth century.

Beethoven had originally conceived of dedicating the symphony to Napoleon Bonaparte. Beethoven admired the ideals of the French Revolution, and Napoleon as their embodiment. In the autumn the composer began to have second thoughts about that dedication. It would have deprived him of a fee that he would receive if he instead dedicated the symphony to Prince Franz Joseph Maximillian Lobkowitz. Nevertheless, he still gave the work the title of Bonaparte.

When Napoleon proclaimed himself Emperor of the French in May 1804, Beethoven became disgusted and went to the table where the completed score lay. He took hold of the title-page and tore it up in rage. There exists also the copy of the score made by a copyist, where the words Intitulata Bonaparte ('dedicated to Bonaparte') are scratched out, but four lines below that were later added in pencil the words Geschriben auf Bonaparte ('written in honor of Bonaparte'). Further, in August 1804, merely three months after the legendary tearing-up scene, Beethoven wrote to his publisher that "The title of the symphony is really Bonaparte." The final title that was applied to the work when it was first published in October, 1806, was Sinfonia Eroica...composta per festeggiare il sovvenire di un grand Uomo ("heroic symphony, composed to celebrate the memory of a great man").

Upon hearing of the Emperor's death in Saint Helena in 1821, Beethoven proclaimed "I wrote the music for this sad event seventeen years ago" - referring to the Funeral March (second movement).

As has become the unofficial custom in this series, here is Leonard Bernstein's three-minute vignette on the Eroica symphony:

Also, you will find embedded in the French commentary a performance by a 20 year-old Glenn Gould of Beethoven's Eroica variations for piano.

Emperor Concerto, op. 73

“Nothing but drums, cannons, human misery of every sort!”

This is what Beethoven wrote on July 26, 1809 to Gottfried Christoph Härtel, his publisher in Leipzig.

In 1809 Austria was at war with France for the fourth time in eighteen years. In May, one month after hostilities began, Napoleon was in the suburbs of Vienna. The French artillery began its terrifying assault. On the worst night of all, that of May 11, Beethoven sought refuge in the cellar of the house of his friend Castelli, a poet. Once there, he covered his head with pillows, hoping to protect the remaining shreds of his hearing.

The Emperor Concerto is a magnificent affirmation made in terrible times. (The title, by the way, is not Beethoven’s and is known only in English-speaking countries.)

Late in the summer, Beethoven regained his ability to concentrate. By year’s end he had completed, besides the E‑flat Concerto, the String Quartet, Opus 74, in the same key; the Farewell Sonata, also in E‑flat; and two smaller piano sonatas, the wonderfully lyric No. 24 in F‑sharp major, Opus 78, and its snappy companion No. 25 in G major, Opus 79.

The performance I chose is a vintage recording featuring Vladfimir Horowitz, with Fritz Reiner conducting the RCA Symphony Orchestra (really, the NBC Symphony).In order to fit my self-imposed cap of under 90 minutes, I only included the first movement in the montage. Here are the last two movements:

I Think You Will Love This Music Too!


Commentaire françcais

Notre volet du projet Beethooven ce mois-ci vous est présenté par la lettre“E”.

Beethoven s’écrit avec trois “E” (vous l’avez sans doute remarqué…) et les trois œuvres primées aujourd’hui ont non-seulement la lettre E en commun dans leurs titres, mais elles ont aussi un fil en commun.

Egmont, op. 84

Le sujet du drame Egmont de Goethe est le comte hollandais du XVIie siècle, Egmont, qui fut condamné à mort pour son opposition au régime despotique et oppressif de l’époque. Ce sujet résonne avec Beethoven en 1809, qui voit la montée de Napoléon et les conflits qui se multiplient en Europe. L’ouverture composée par Beethoven devint, en 1956, l’hymne officieux de la revolution hongroise.

Troisième symphonie “Eroica” (héroique), op. 55

La troisième symphonie est un point tournant pour Beethoven, ainsi que pour la musique de son temps – un virage significatif du monde classique au néo-romantisme.

Encore une fois, Napoléon Bonaparte est au centre de cette oeuvre. Initialement, Beethoven a conçu et dédié cette symphonie afin d’honorer le général Français, une dédicace qui fut vite changée suite aux guerres que Napoléon impose en Europe. La dédicace devient tout simplement « afin d’honorer la mémoire d’un grand homme ».

Suite à la nouvelle du décès de Bonaparte, Beethoven écrit en parlant de la marche funèbre du deuxième mouvement: "J'ai composé la musique pour ce triste événement il y a dix-sept ans".

Tout n'est pas tristesse ici - le dernier mouvement est une série de variations sur un thème du ballet "Die Geschopfe des Prometheus" (op. 41), exploité par Beethoven dans son op. 35 (pour piano). Voici d'ailleurs une prestation signée Glenn Gould, tirée de l'enregistrement témoin d'une séance radiodiffusée en octobre 1952:

(Si le coeur vous en dit, j'ai intégré une introduction de Leonard Bernstein au commentaire anglais.)

Cinquième concerto pur piano "Empereur", op. 73

“Rien que des tambours, des canons, et la misère humaine!”

Ces mots sont tirés d'une lettre de Beethoven datée 26 juillet 1809, et fait référence à une bataille en Autriche entre les forces du Kaiser et celles de Napoléon (une quatrième guerre en mois de 20 ans). Beethiven s'était réfugié chez un ami, et les coups de canon résonnaient encore dans sa tête plus de deux mois plus tard.

Plus tard cet été-là. il composa ce concerto, et d'autres oeuvres (des sonates pour piano dont Les adieux et un quatuor). La performance choisie en est une d'époque avec Vladimir Horowitz et Fritz Reiner qui dirige un orchestre de studio (probablement celui de la NBC rebaptisé RCA Victor Symphony pour l'occasion).

En raison d'un limite de temps que je me suis imposée pour mes montages, je n'ai inclus que le premier mouvement. Les deux derniers mouvements sont intégrés au commentaire anglais dans un clip YouTube.

Bonne écoute!

Tuesday, September 27, 2011

La chronique du disque (septembre 2011)

In English:

NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.
Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :
  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.
Mes sélections pour le mois de septembre

WEBER: Clarinet Concertos / Janet Hilton
[Achat en ligne eMusic]

Je suis fier de cet achat: les trois concerti pour clarinette de Weber, avec Janet Hilton et Neeme Jarvi dirigeant la City of Birmingham Symphony Orchestra. J'ai un autre enregistrement de Mme Hilton dans ma collection: celui de sa prestation du concerto de Nielsen, et je reconnais qu'elle a une technique solide et une bonne sonorité, et ces qualités sont en relief dans ces interprétations des Weber. Le travail avec l'orchestre est juste, et il s'agît ici - comme c'est l'habitude - d'un enregistrement de premier ordre de la maison Chandos. A pour la QS, A+ pour l'IG.

Antonin Dvorak - The Master works (40 CD)
[Téléchargement AvaxHome/FileSonic]

En deux mots: Gros Lot. Si votre collection a besoin de titres de Dvorak, que ce soient ses oeivres pour orchestre, opéras, musique de chambre, vous ne pouvez pas vous tromper avec cette collection de 40 disques compacts. Sans être une intégrale Dvorak, vous trouverez l'intégrale des symphonies, des quatuors et des concerti dans cette collection, avec des enregistrements des années 1960 jusqu'u numérique. Des pièces que j'ai échantillonné, j'ai trouvé des interprètes solides, une prise de son adéquate. Avis aux collectionneurs: les fichiers offerts en téléchargement sont de type MP3, pas de FLAC ou autres codecs de meilleure fidélité. Pour les oeuvres que j'ai écoutées A- pour la QS, A pour l'IG.

Brahms: Piano Concerto No. 3 in D Major after Violin Concerto, Op. 77
Dejan Lazic / ASO/ Spano
[Achat en ligne eMusic]

Dans la foulée de mon évaluation de concerti adaptés pour d'autres instruments, j'ai choisi d'acquérir cet enregistrement récent de l'adaptation du concerto pour violon de Brahms pour piano par le pianiste Dejan Lazic. Je ne peux pas dire qu'il s'agît ici de quelque chose qui plaira à tout le monde, mais je crois que cette tentative mérite d'être écoutée. Si on surmonte la comparaison inévitable - le concerto pour violon de Brahms est une sommité dans le genre, on s'apreçoit qu'il y a une dimension intéressante qui est explorée ici. Les pièces en complément sont bien en place. Je dois prévenir qu'eMusic offre la totalité des pièces en téléchargement à condition de télécharger la piste "d'applaudissements" du concerto... Caveat emptor! A- for pour la QS, B+ pour l'IG.

Glass: Violin Concerto No. 2, "The American Four Seasons"
Robert McDuffie/ LPO/ Alsop
[Achat en ligne eMusic ]

La musique de Philip Glass, comme ce fut lke cas le mois dernier avec la musique pour harpe, est est un genre musical qui s'écoute avec modération. Il y a un modèle mathématique qui explique la musique minimaliste de Glass, donc d'un intérêt particulier pour un physicien... Le point de comparaison pour ce concerto pour violon n'est pas (comme le sous-titre le suggère) la coollection de concerti de Vivaldi, mais plutôt le premierr concerto de Glass, que je trouve stressant à écouter, compte tenu de la sollicitation exigeante du soliste (je suis toujours oppressé et à bout de souffle, par sympathie!) Si on adopte ce point de vue, le concerto de Glass présenté ici est beaucoup moins stressant, et beaucoup plus en-deça des marges d'un concerto traditionnel. Tant qu'à l'interprétation, rien à dire. Robert McDuffie, qui était le soliste choisi par Glass pour la crétaion du concerto, est bien secondé par Mme Alsop, qui est une spécialiste du répertoire minimaliste Américain. Une agréable surprise pour moi. A pour la QS, A- pour l'IG.

GOTTSCHALK: Piano Music / Cecile Licad
[Achat en ligne eMusic ]

Passons d'une agréable surprise à une déception. Je convoitais un disque de la musique du compositeur franco-américain Louis Moreau Gottschalk depuis un bon moment, et j'ai été attiré par cet enregistrement par la cote arbitraire (cinq étoiles) du site eMusic et par la renommée (relative) de Mme Licad, que j'ai entendu il y a plus d'une vingtaine d'années à l'OSM dans le cadre d'un concert d'été. Mme Licad est dotée d'une terchnique prodigieuse, mais elle joue ici sans convictipn, et je peux comprendre. Les pièces entendues sont très répétitives et, avec peu d'exception, n'offrent rien d'intéressant ou d'exigeant. Il s'agît donc ici d'un ensemble de curiosités.  Au piount de vue de la prise de son, rien d'extraordinaire, même que le piano sonne plutôt flou B + pour la QS, C+ pour l'IG.

En Bref
  • SCHUBERT: Symphony No. 5 / Symphony No. 6 / Overture in C major / STOCKHOLM SINFONIETTA [eMusic ]. Jarvi dirige, et ceci est habituellement suffisant, car il ne me déçoit à peu près jamais. Les symphonies et l'ouverture sont faites sur mesure pour un petit orchestre, mais je préfère mes versions Klemperer... A pour la QS, B+ pour l'IG.
  • Dominic Muldowney: Oboe Concerto / ROY CARTER, OBOE/ LONDON SYMPHONY ORCHESTRA/ MICHAEL TILSON THOMAS, CONDUCTOR [eMusic ]. De la musique d'atmosphre, conçue par un compositeur de musique pour le cinéma et la télé. Si le coeur vous en dit... A pour la QS, B pour l'IG.
  • Luciano Pavarotti - O Sole Mio (Greatest Recordings) [Torrent ] Pavarotti chante des airs d'opéra, des chansonnettes et des tentatives de cross-over. Si vous cherchez un disque de Pavarotti afin d'arrondir votre collection, c'est un bon choix. A- pour la QS, B+ pour l'IG.

Friday, September 23, 2011

Montage #23 - The Fall Equinox / L'équinoxe d'automne

This montage is no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / Ce montage n'est plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

pcast023 Playlist


English Commentary - le commentaire français suit

The September equinox occurs at 09:04 (or 9:04am) Coordinated Universal Time (UTC) on September 23, 2011. It is also referred to as the autumnal or fall equinox in the northern hemisphere, as well as the spring or vernal equinox in the southern hemisphere (not to be confused with the March equinox). This is due to the seasonal contrasts between both hemispheres throughout the year.
So here we are, today, on what is astronomically the beginning of the Fall season, as well as the day where the Sun crosses the celestial equator and moves southward in the northern hemisphere giving rise to (theoretically) equal day and night.

Fall itself is a beautiful season here in the boreal forest area, with the leaves changing, and the days drawing cooler temperatures. We may get, here in Canada, another few days of “Indian Summer” – a last jolt of warm days before the temperatures start turning, the birds begin migrating and (ah, yes) the snow starts falling.

As I review the playlist for our montage today, I find we have a strog Canadian content – the first few works are Canadian, beginning with Godfrey Ridout’s Fall Fair, a work commissioned by the CBC as part of a celebration of the 15th Anniversary of the signing the United Nations Charter, and premiered during special ceremonies in the Great Hall of the UN General Assembly (New York) on Tuesday, October 24th , 1961. [Click on this link for a CBC archival recording of parts of the premiere with Lorne Greene announcing.]

Jean Papineau-Couture returns (he who supplied an original work on our This Day in Music History blog a few days ago) with another MSO commission, Clair Obscur. Thiis is an intriguing concertante piece for the unusual duo of double bass and double bassoon, with two of the MSO’s principal chairs as soloists. The recoirding is an airplay capture of the premiere of the work.

Rather than re-hashing Vivaldi’s Autumn from the Four Seasons (see French commentary for a vintage performance by Louis Kaufman), I thought I would choose Autumn from André Gagnon’s hommage to baroque and Quebec singer-songwriters Mes quatre saisons (My four seasons). Autumn was dedicated to a baroque rendition of three songs by Claude Leveillée, singer, songwriter, actor and himself a piano prodigy. Two of the original songs are embedded in the French commentary below, for comparison.

If we in Canada know something about Autumn, so do Russians – as illustrated by the work of Alexander Glazunov and Peter Tchaikovsky. Both composers’ Seasons offerings (one a ballet, the other a series of 12 piano pieces) capture the mood quite memorably – the Glazunov also has a Canadian connection, having been the theme to the long-running television series Les Belles Histoires des Pays d’En Haut, which ran on French Radio-Canada from 1956 to 1970.

Finally, we close with Arnold Bax’s post-romantic tone poem, November Woods. Enshrining some of the composer’s own personal experiences in this floating picture of Buckinghamshire woods (where the idea of this work came to him), November Woods is a series of impressions of the dank and stormy rain, of nature in late autumn. It naturally suggests the Waldweben of "Siegfried", but there is no echo of Wagner in it, or indeed anything of the elemental grandeur of the nature-music of "The Ring."

Keep warm, and rake those leaves!

I think you ill love this music too.


Commentaire français

L'équinoxe d'automne aura lieu à 9h04 UTC ce matin.

L'équinoxe  - la traversée de l'équateur par le Soleil - est l'événement astronomique qui marque l'arrivée de l'automne, et se veut le point ou jour et nuit sont d'égale durée. Tant qu'à l'automne, il s'agît de la saison la plus colorée, et marque la fin des temps doux et l'arrivée inévitable de la neige dans notre climat boréal.

En passant en revue les sélections choisies pour notre montage d'aujourd'hui, je remarque une présence canadienne et québécoise en lever de rideau: depuis la pittoresque ouverture de concert Fall Fair de Godfrey Ridout, passant par une commande de l'OSM du compositeur Momtréalais Jean Papineau-Couture, et terminant avec une contribution d'André Gagnon.

Le Papineau-Couture (comme fut le cas illustré lors de notre éphéméride de cette semaine) est une piàce concertante, cette fois pour le duo inusité de la contrebasse et du contrebasson, contrastant les textures aigues (claires) de l'orchestre avec les sons graves (obscurs) des solistes. La prestation présentée est croquée de la première radioduffusée de l'oeuvre en 1986.

Le Gagnon est in extrait de son hommage baroque à quatre chansoniers québécois, Mes quatre saisons. De ces quatre concerti pour piano et cordes, j'ai choisi l'Automne, dédié à l'auteur-compositeur-interprète et collaborateur de 1962 à 1969, Claude Léveillée (qui nous a quitté plus tôt en 2011). Des trois chansons utilisées par Gagnon, j'ai trouvé les deux plus célèbres, Frédéric et Les vieux pianos, sur YouTube, que j'ai combiné ci-bas avec une piàce pour deux pianos de Léveillée, Poisson (1966), qui fut endisqué par le duo de Gagnon et Léveillée lui-même.

Notre montage propose deux oeuvres (ou plutôt, des extraits) de compositeurs Russes: des Saisons de Glazounov et Tchaïkovsky. Le Glazounov sera familier pour plusieurs auditeurs du Canada, puisque l'adagio du Glazounov fut le thème musical de la continuité Les Belles Histoires des Pays d’En Haut, qui fut à l'affiche de la télévision d'État de 1956 à 1970.

Pour clore le montage, j'ai programmé le poème symphomnique d'Arnold Bax, November Woods. La pièce évoque les bois du Buckinghamshire, avec une série d'impressions des temps pluvieux, et de la nature en général de la fin de l'automne. Peut-être un hommange indirect aux murmures de Siegfiied de Wagner, sans toutefois citer la musique du Ring.

En complément, pour les inconditionnels de Vivaldi, un autre extrait de l'enregistrement historique des quatre saisons par Louis Kaufman

Restez au chaud, et bonne écoute!

Thursday, September 22, 2011

Des jujuBeethovens

NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 20 septembre 2011 sur TalkClassical. Version originale:


Aujourd'hui, un billet de faveur inusité, qui offre une contribution et une mise à jour du prohet Beethoven, et son volet YouTube, où je planifie ofirir des prestations (en tout ou en partie) des symphonies et autres oeuvres majeures de Beethoven pour orchestre.

Donc, trève de palabre inutile, et passons au vif du sujet - j'ai pour vous deux ajouts à notre chaîne YouTube cette semaine:

Die Ruinen von Athen, op. 113
ouverture et 8 numéros pour solistes, choeur et orchestre
[Texte: August von Kotzebue]

Neumar Starling, soprano
Vladimir de Kanel, baryton
Berliner Symphoniker, Berliner Konzertchor, dirigés par Hans Hubert Schoenzeler

Symphonie no. 4, en si bémol majeur, op. 60

Koninklijk Concertgebouworkest, dirigé par Carlos Kleiber

Wednesday, September 21, 2011

Éphéméride musical - le 21 septembre 1963

In English:

Pour notre éphéméride de cette semaine, retournons à Montréal il y a 48 ans, lors du gala d'ouverture de la Place des Arts. Ce gala, sous la présidence d'honneur du premier-ministre Jean Lesage, réunit les luminaires, artistes et politiciens de l'époque, venus assister - et surtout entendre - l'Orchetre Symphonique de Montréal dans son nouveau logis, à la fine-pointe de la technologie et de l'art des années '60. Ce billet est de circonstance, puisque l'OSM vient d'inaugurer son nouveau domicile, la Maison Sympohnique, il y a à peine deux semaines.

Il faut se mettre dans le contexte: avant cette soirée, tous les concers de l'OSM (et de son précurseur, la Société des Concerts Symphoniques de Montréal) ont eu lue à l'auditorium le Plateau, une annexe coinstruite par la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal pour son école du même nom, sise dans le quadrant Sud-Ouest du parc Lafontaine. Donc, pour ses premiers 1500 concerts, l'orchestre jouait dans un auditorium d'école secondaire, qui pouvait accueillir 800 personnes, et un autre 500 au balcon. 

Ayant atteint un statut professionnel depuis environ 10 ans, l'orchestre avait tout simplement poussé ces lieux à leur limite, et il était maintennat temps de trouver une salle de concert digne d' un grand orchestre.

(Cliquez ici pour lire un article de Claude Gingras, longtemps le critique musical de La Presse, concernant Le Plateau et le gala du 21 septembre 1963.)

La photo ci-dessous nous rappelle les trois héros de la soirée:

  • Le maire Jean Drapeau (centre). Avocat, activiste, politicien et visionnaire, M. Drapeau est passé au folklore local comme ayant été le parrain de grands projets pour une ville moderne: le Métro, l'Expo 67 et (on doit le souligner...) les Jeux Olympiques de 1976. La Place des Arts fut som premier "grand projet"; mélomane, le maire a entrepris la tâche de doter Montréal d'un centre des arts, avec une salle polyvalente, à la hauteur de ce qu'on faisait à New York (Lincoln Center était en construction). Appuyé par les gouvernemanets provincial et fédéral, on creeusa la première pelletée en 1961, et ce soir sera le jour du grand dévoilement.
  • L'éminent chef Wilfrid Pelletier (droite). Pelletier est né à Montréal dans une famille de musiciens amateurs. Il commença des leçons de piano à l'âge de sept ans, et devint pianiste dans les théâtres de son voisinage. Après une audition de Mignon, un Pelletier adolescent est convaincu qu'il désire poursuivre carrière, mais ne voit pas sa ville natale ni son pays natal comme étant un incubateur de choix. Après avoir remporté le Prix d'Europe de 1915, Pelletier voyage à Paris, puis est recommandé comme pianiste-répétiteur avec le Metropolitan Opera de New York. M. Pelletier devient par la suite chef assistant, puis un chef en résidence avec le Met. En 1934, il est présenti pour fonder un orchestre, celui de la SCSM. Réticent, il est encouragé par son père d'accepter le défi afin de "rembourser Montréal" pour l'appui qu'il a reçu quinze ans auparavant. Il devient donc le directeur-fondateur de ce qui deviendra l'OSM, et dirigera l'orchestre jusqu'en 1941, et devient premier directeur du Conservatoire de Musique et d'Arts Dramatiques de Montréal, qui en date du gala a formé près de la moitié des musiciens de l'OSM. En plus de diriger les pièces d'entrée ce soir, M. Pelletier sera chaleureusement honoré et, en 1966, donnera son nom à ce qu'on appelle à ce moment-là la Grande Salle.
  • Un jeune Zubin Mehta (gauche). Une vedette montante, le jeune chef Indien entame sa troisième saison avec l'OSM, qu'il a dirigé il y a à peine 18 mois dans sa première tournée en Europe et en URSS. Egalement titulaire de la Los Angeles Philharmonic, il quittera son poste en 1967 pour se consacrer à une carrière internationale mais, également, parce qu'il n'a pas l'estomac pour faire les dernier changements nécessaires afin de propulser l'OSM vers de nouveaux sommets - il laissera la tâche à ses successeurs,  Franz-Paul Decker et Charles Dutoit.

Comme je l'ai souligné plus tôt, l'OSM évoluait dans un auditorium très modeste jusqu'à maintenant, et les invités au gala (dans leurs entrevues) ont fait la louange de l'acoustique de la Grande Salle. Ces louanges se sont effacées avec le temps. La nature polyvalente de la Salle Wilfrid-Pelletier est à la source des problàmes d'acoustique: la scène est gigantesque, l'amphithéâtre est immense, et les matériaux et l'architecture rendent difficilement les sons subtils de certains instruments. Pour rendre les choses plus difficiles, l'OSM n'est pas l'unique locataire de la salle, et doit répéter hors-scène dans de modestes salles adjacentes.

Ainsi donc, avec l'arrivée de Dutoit en 1978 on commença les doléances, afin de doter l'OSM d'une salle conçue expressémemnt pour les concerts, avec un orgue, construite avec des matériaux nobles et suivant l'architecture des grandes salles de concert d'Europe. Entre temps, l'OSM a élu domoicile dans le hameau de St-Eustache pour faire ses nombreux enregistrements entre 1980 et 2002, en attendant d'avoir un logis adéquat - chose réalisée finalement le 7 septembre 2011.

Afin d'apprécier l'aspect gala de l'événement, j'aurai recours aux archives sonoires de Radio-Canada, qui nous offrent la diffusion de la première moitié du gala, avec un émission pré-concert, les discours, hymnes nationaux, les oeuvres du programme, les commentaitres et entrevues à l'entracte. Si vous avez (comme moi) grandi au Québec pendant les années 60 et 70, vous reconnaîtrez les noms, les voix et les personnalités, ainsi que les annonceurs, certains d'entre eux ont été des figures de proues chez la SRC aux nouvelles et aux sports entre autres.

l faut noter qiue le gala fut enregistré par la société RCA et il y eut un tirage (limité) du disque. La société Disques XXI a fait une coipie numérique du disque (les bandes maîtresses ayant disparu). Le résultat est apparemment décevant, en particulier le Mahler de la deuxième partie. J'ai donc inséré une prestation de Rafael Kubelik trouvée sur YouTube.


Jean PAPINEAU-COUTURE (1916-2000)
Pièce Concertante no. 5, pour orchestre (Miroirs) (1963)
Orchestre Symphonique de Montréal, dirigé par Wilfrid Pelletier

Le document sonore ouvre avec une émission pré-concert de 15 minutes, suivi des hymnes nationaux (dirigés par M. Pelletier), d'un discours de Louis A. Lapointe (président de la Société du Centre Georges-Etienne Cartier, organisme précurseur de la Régie de la Place des Arts), et du Papineau-Couture  (Repère - 26:15). Après la pièce, on ajoute des notes sur le compositeur, et ensuite l'arrivée de M. Mehta.

Maurice RAVEL (1875-1937)
La Valse, poème chorégraphique, pour orchestre, MR 72
Orchestre Symphonique de Montreal, dirigé par Zubin Mehta

Le document sonore ouvre avec le Ravel, suivi d'entrevues avec divers invités, y compris M. Drapeau, M. Pelletier et M. Mehta.

Gustav MAHLER (1860-1911)
Symphonie no. 1 en ré majeur (Titan) (1884-88)
Orchestre non-identifié, dirigé par Rafael Kubelik

NDLR: Pour une performance de la Première de Mahler dirigée par M. Mehta, je vous invite à visiter:

La prestation primée dans ce blogue d'un comfrère en est une croquée sur le vif en avril dernier à Moscou avec l'Orchestra Del Maggio Musicale Fiorentina en tournée. La performance inclut un cinquième mouvement, Blumine (fleurs), rejeté par Mahler après quelques reprrésentations, qui est maintenant devenu la nouvelle norme quant à une performance moderne de ce Mahler. Les notes (en anglais) sont excellentes. Mise en garde - le caméraman aurait dû utiliser un trépied!

Thank you, Tahseen!

Friday, September 16, 2011

Montage #22 - Night time / La nuit

This montage is no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / Ce montage n'est plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

pcast022 Playlist


English Commentary - le commentaire français suit

In Part Two of our look at the equinox, we move from high noon and daytime, to dusk, sunset and the night, and even some selections that find their inspiration from the moon.

Last week, we sampled one of Haydn’s three symphonies about Morning. Let’s begin with a rendition of Evening (Le soir).

As the evening draws to a close, the sky adopts an amber colour, what we call in French “la brunante” – whuch us the title of the second movement of François Dompierre’s Piano Concerto in A Major. The sun retires for the night to the music of Victor Herbert’s Sunset.

Next, some selections that set “the night” to music, from Gustav Mahler, Wolfgang Mozart and French-Canadian prodigy Andre Mathieu (a preschooler at the time of this composition!). Finally, a complete performance of Gaspard de la nuit, by Maurice Ravel.

A complete performance of Mozart’s Eine Kleine Nachtmusik by Fritz Reiner and the Chicago Symphony Orchestra can be heard here .

Our final tracks are settings of moonlight – by Claude Debussy and Ludwig van Beethoven.

The performance in the montage, by Wilhelm Kempff, could be a little better from a sound perspective – the cassette this was taken from has warped a bit through the years. However, there is a fine performance by Kempff on YouTube, which I embedded in the French commentary this week.

I think you ill love this music too!


Commentaire francais

Pour le deuxième volet de notre mini-série sur l'équinoxe, nous passons du jour à la nuit, avec des sélections qui évoquent le coucher du soleil, la nuit et la lune.

Comme la semaine dernière, passons quelques moments avec Haydn et ses symphinies sur les phases de la journée. Vous trouverez intégrée au commentaire anglais ci-dessus une performance de la huitième sympohonie du compositeur Autrichien, surnommée "Le soir".

Alors que les dernières notes de la symphonie annoncent la fin de la soirée, le soleil disparaît, laissant derrière lui une lueur brûnatre, la brunante, telle qu'évoquée par Francois Dompierre dans son Concerto en la majeur. Ensite, c'est le coucher tel que conçu par  Victor Herbert.

Ensuite, place à la musique de la nuit, signée Gustav MahlerWolfgang Mozart et Andre Mathieu (âgé d'à peine cinq ans au moiment d'écrire cette pièce). Finalement, une prestation complète de Gaspard de la nuit, de Maurice Ravel.

Je vous propose, en complément, une prestation complète d'Eine Kleine Nachtmusik signée Fritz Reineret la Chicago Symphony Orchestra disponible ici.

Le clair de lune marque nos dernières sélections, de Claude Debussy et Ludwig van Beethoven.

Afin de compenser pour la qualité sonore discutabl;e de la sonate jouée par Wilhelm Kempff, une prestation de M. Kempff tirée de YouTube:

Bonne écoute!

Tuesday, September 13, 2011

The Luna Nova Ensemble

This is a past Tuesday Blog from 13 Sep 2011. 

From time to time, I stumble onto web sites that provide some "free"
music, and try and pass this information on to TalkClassical readers. In preoparing for an installment od the SotSQ in July, I found this website:

This site promotes the work of a new music ensemble based out of Memphis, TN (and, with any luck, one or more members are TC regulars...) Here are some words from the site's home page:

Since its formation in 2002, Luna Nova, a group of artists devoted to the music of the 20th and 21st centuries, has performed in colleges, museums, churches, and concert halls across the country. Its repertoire consists of recognized masterworks as well as works by emerging composers. With concerts, masterclasses and private instruction, Luna Nova maintains a strong commitment to the education of performers and listeners, and to the cause of new music. Luna Nova is currently the core ensemble for the Belvedere Chamber Music Festival held each June in Memphis, Tennessee.
Below, I have chosen a very small sampling of some of the music provided on the site - there are links to nearly 300 live recordings from Luna Nova events since 2003

There is a broad selection, from Bach, Chopin, Debussy and up to contemnporary American composers. 


Béla BARTÓK (1881–1945)
Six Roumanian Dances, Sz. 56
Gregory Maytan, violin
Adam Bowles, piano

Toru TAKEMITSU (1930–1996) 
Toward the Sea (1981)
John McMurtery, alto flute
Mark Volker, guitar

Sergei PROKOFIEV (1891–1953)
Piano Sonata No. 6 in A major, Op. 82
Adam Bowles, piano

Olivier MESSIAEN (1908 –1992)
Quatuor pour la fin du Temps for violin, cello, clarinet and piano I/22
Gregory Maytan, violin; Craig Hultgren, cello Adam Bowles, piano; Nobuko Igarashi, clarinet;

Internet Archive URL -

L'ensemble Luna Nova

In English:

De temps à autre, je découvre des sites Internet qui renferment des plages de musique gratuite. Il me fait alors plaisir de les partager avec vous, comme c'est le cas aujourd'hui. En préparation pour ma série sur les quatuors, j'ai fûreté le site suivant:

Il s'agît d'un site qui fait la promotion d'un perit ensemble au Tennessee, qui se spécialise dans la musique de chambre "contemporaine". Voici une traduction-maison de leur introduction:

Depuis sa création en 2003, Luna Nova, un groupe d'artistes dévoués à la musique du XXie et XXIie siècles,a joué dans des universités, musées, églises et salles de concert à travers les États-Unis. Son répertoire consiste d'oeuvres de compositeur reconnus ainsi que d'oeuvres de nouveaux compositeurs. Par le truchement de concerts, "master classes" et de séances privées, Luna Nova maintient son engagement à la formation de musiciens, et à la cause de la nouvelle musique. Luna Nova est également l'ensemble au coeur du Belvedere Chamber Music Festival tenu annuellement en juin à Memphis, au Tennessee.

J'ai fait la sélection de quelques plages ofertes sur le site qui en compte plus de 300, allant de Bach à Chopin et passant par Debussy et des compsiteurs contemporains Américains.


Béla BARTÓK (1881–1945)
Six danses roumaines, Sz. 56

Toru TAKEMITSU (1930–1996)
Vers la mer (1981)

Serge PROKOFIEFF (1891–1953)
Sonate pour piano no. 6 (la majeur), Op. 82
(Adam Bowles, piano)

Olivier MESSIAEN (1908 –1992)
Quatuor pour la fin du Temps pour violon, violoncelle, clarinette et piano (1940–41)

PRENEZ NOTE: La semaine prochaine, votre mardi en musique sera exceptionnellement publié mercredi le 21 septembre, afin de bloguer autour d'un éphéméride musical.

Friday, September 9, 2011

Montage #21 - Daytime/Le jour

This montage is no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / Ce montage n'est plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

pcast021 Playlist

English Commentary - le commentaire francais suit

For the next three weeks, we will build up to the Fall Equinox, the time of year when there is equal day and night. To do so, we will give "equal time" to daytime and night time on our podcasts, and reserve a special third instalment to the music of the Equinox and of the Fall.

The day begins with sunrise, heard here under the pen of "Papa" Haydn:

Four more selections are inspired by sunrise from Edvard Grieg, Richard Rodgers, Ferde Grofe and French-Candian composer Alexis Contant.

After a stirring rendition of a Richard Strauss lieder by Dame Kiri Te Kanawa, we move to two pieces tha ttransition from dawn to mid-day: excerpts from La Mer by Claude Debussy and the Fountains of Rome by Ottorino Respighi.

(A complete performance by Arturo Toscanini of the Fountains is embedded in our below French commentary).

FAST-FORWARD: A complete performance of La Mer is featured in our August 2012 montage The Sea and the Beach

Franz Joseph Haydn wrote a symphonic triptych "Le matin", "Le midi" and "Le soir", of which we will sample the second, in a performance from my current local orchestra, the National Arts Centre Orchestra of Ottawa.

Finally, two 1970's evocations of the Sun: Sunforest's Overture to the Sun (which was part of Kubrick's soundtrack to A Clockwork Orange) and Andre Gagnon's Sunsonata.

I think you will love this music too.

Commentaire francais

Pour trois vendredis, nous allons présenter des oeuvres qui nous amèneront à l'équinoxe d'automne, le temps de l'année où jour et nuit sont d'égale durée. Nous allons donner du temps d'antenne égal au jour et à la nuit, tout en réservant un montage pour l'équinoxe et la musique de l'automne.

Pour commencer, un hommage au lever du jour, gracieuseté d'Edvard GriegRichard RodgersFerde Grofe et du compositeur québécois Alexis Contant.

Bien sûr, on doit souligner le fameux quatuor "Le lever du Soleil" de Haydn, intégré ci-haut dans le commentaire anglais.

Pour entamer la matinée, un lieder de Richard Strauss interprété par Dame Kiri Te Kanawa, et deux pièces qui nous amènent au midi: des extraits de La Mer de Claude Debussy et des Fontaines de Rome d'Ottorino Respighi.

Ici j'ajoute une performance complète par Toscanini:

EN AVANT LA MUSIQUE...: La Mer est présentée iutégralement dans notre montage du mois d'août 2012 La mer et la plage

Franz Joseph Haydn composa un trio de symphonies surnommées "Le matin", "Le midi" et "Le soir", desquelles j'ai choisi "Le midi", interprtée par mon orchestre local, celui du Centre National des Arts d'Ottawa.

Pour termoiner, deux sélections qui parlent du Soleil provenant des années 70 - Overture to the Sun du groupe Sunforest qui fut de la trame sdonore de l'Orange Mécanique, et Sunsonata d'Andre Gagnon.

Bonne écoute!

Tuesday, September 6, 2011

¿Qué tal Carmén?

In English:

Jusqu'à maintenant, que ce soit le mardi ou le vendredi, l'opéra est un sujet que je n'ai pas abordé. Ceci change aujourd'hui, avec un regard sur Carmen de Bizet, avec des extraits et trois pièces qui s'inspirent de cette oeuivre.

Carmen , je dois l'admettre, n'est pas mon opéra préféré. Pour moi, l'opéra c'est l'émotion même, et un opéra ne fait pas le poids en ce qui me concerne si mes émotions ne font pas surface. Je trouve que Carmen est un personnage tragique mais pas particulièrement sympathique. En fait, j'irai même jusqu'à dire qu'elle mérite pleinement le sort qui lui est réservé. Des opéras français tels Dialogues des Carmélites, ou Faust finissent toujours par tirer des larmes, et se classent mieux dans mon palmarès personnel.

 Ce n'est pas pour dire, toutefois, que je déteste Carme - loin de là...

Voici donc mon enregistrement préféré de cet opéra:

Bizet: Carmen [Recorded 1950]
L'enregistrement intégral est disponible sur le site Internet Archive

 Pourquoi? Eh bien, je trouve que Carmen se situe quelque part entre la comédie musicale (ou l'operette)  et l'opéra, et cet enregistrement monte Carmen comme un opéra comique traditionnel, avec l'accent sur les mots et le texte. On chante clairement, on saisit pleinement l'action. 

En plus d'extraits de la prestation mentionnée, j'ai compilé une série de vidéos YouTube mettant en vedette des estraits des deux suites compilées par Fritz Hoffmann.

La fantaisie sur des thèmes de Carmen de Sarasate et les variations sur un thème de Carmen de Vladimir Horowitz complètent le programme, avec un extrait de la comédie musicale Carmen Jones, qui adapte l'opéra de Bizet.

Bonne écoute!


Georges BIZET (1838-1875)
Carmen - opéra-comique en quatre actes (1875)

Personnages principaux:
Carmen - Solange Michel
Don José - Raoul Jobin
Escamillo - Michel Dens

Choeurs de l'Opéra-Comique, Henri Janin, chef des chowurs
Orchestre de l'Opéra-Comique,direction André Cluytens
Enregistrement: 6-9 septembre 1950
[Opéra complet]

Fritz HOFFMANN (1873-19??)
Sélections des suite nos 1 & 2 de Carmen (D'après Georges BIZET)
(Interprètes non-identifiés)

Pablo de SARASATE (1844-1908)
Fantaisie concertante sur des thèmes de Carmen, Op.25
Gil Shahan, violon, orchestre non-identifié dirigé par Claudio Abbado

Vladimir HOROWITZ (1903-1989)
Variations pour piano sur un thème de Carmen (1926)
Vladimir Horowitz, piano

Robert Russell BENNETT (1894-1981)
"Dat's Love", extrait de Carmen Jones (1943)
(D'après Georges BIZET)
Dorothy Dandridge, voix féminine
Trame de la version cinématographique (1954)

Friday, September 2, 2011

Montage #20 - A Suite at the Movies / Une loge au cinema

Our main attraction / Notre attraction principale

This montage is no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / Ce montage n'est plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

pcast020 Playlist

English commentary - le commentaire français suit

This week, a second week of finding a cool place to hang out ti beat the Summer heat. Also, it probably is a good place to go for the Labour Day long weekend, the official end of Summer vacation in North America, and the time when most go back to school.

Movie theatres are indeed the place to go this time of year, not as much because of “block buster releases” – that’s usually reserved for Memorial Day weekend in the US and near US Thanksgiving in November, but just as a place to relax and enjoy the escape from the heat and the inevitability of our work and school routines.

A little play on words, as we enjoy a “suite” at the movies – and orchestral suites by composers based on music they wrote for films. Music and film goes back to the days of silent films, where music played a large role in providing desired mood effects, and later in the Musicals of the 1940’s, only to name those. Composers as far back as Camille Saint-Saëns provided film music, and a great number of European composers (most noteworthy here being Franz Waxman and Erich Korngold) moved to Hollywood to score great epic films of the first half of the 20th century.

Our selections include music by Serge Prokofiev and Sir William Walton, best known for their more “serious” works, as well as George Gershwin (who briefly worked on Hollywood films before his early death in 1937) and Nino Rota and John Williams, who arebest known for their movie work and have been known to dabble in “serious compositions”.

I have probably overlooked very worthy modern composers who provided music for film, like Aaron Copland and Philip Glass (just to name those). I stuck closely to the concept of “concert suites”, and simply ran out of airtime for this montage.

I think you will love this music too.


Commentaire français

Je vous invoite encore cette semaione à trouver refuge de la canicule en fréquentant un lieu climatisé - cette fois-ci, une salle de cinéma.

En ce weekend de la fête du travail en Amérique du Nord, il est presque traditionnel de visiter une salle de cinéma, afin de terminer l'été en beauté, et oublier pour un moment le retour à l'école... Et quoi de mieux qu'uin petit jeu de mots, le mote anglais pour "loge" est "suite", et je vous propose des uites de concert bas.ées sur des musdiques de film.

Musique et cinéma vont main dans la main, et ce depuis les films silencieux, en passant par les comédies musicales, et finalement les longs métrages de grande envergure, avec leurs trames sonores envoûtantes. Les compositeurs du début du XXie siècle, à commencer par Saint-Saëns et en passant par les examples choisis aujourd'hui vous mettront sûrement dans le bain cinématographique.

Nos suggestions comptent des contributions de compositeurs comme Serge Prokofiev et Sir William Walton, mieux connus pour leurs oeuvres sérieuses, ainsi que George Gershwin (qui oeuvra à Hollywood peu de temps avant son décès en 1937) et Nino Rota et John Williams, qui sont principalement reconnus pour leurs trames sonores, quoiqu'ils ont créé des ouvrages plus sérieux.

Bonne écoute!

Thursday, September 1, 2011

More statistics / Encore des statistiques

English text - le texte français suit

The reader poll was a BUST!

I wanted to use the poll to try and better understand who is visiting (and how often), but apparently people aren't into polls (or aren't visiting).

Which is it?

I did some more statistical snooping, and started using a second tool, StatCounter, to get more insight on our readership. I began this mid-way through the month, so I don't have much to go on, but what I have found out is already pretty revealing.

Our numbers (according to Blogger) were 852 pageviews for August (almost 200 pageviews for any given 7-day stretch through the month).

For the latter half of the month (August 16 to 31), I have two sets of stats:

  • From Blogger: 425
  • From StatCounter: 290

The large discrepancy is explained by how StatCounter works: it only counts computers that have viewed a page (and uploaded a cookie). If the cookie wasn't uploaded, or the site is a crawler, then it does not register.

The pageviews  recorded by StatCounter reveal that 72% are mapped to a single "server: in France. This could be a crawler, or many users. If we exclude visits that don't last a second in length, we have an additional 13 visitors during that 2-week period.

Not too shabby...

I also spent time this month looking at the daily stats from Pod-O-Matic, and I can also conclude we are getting traffic consistent with ITYWLTMT's traffic. Throughout the month, 35 podcasts were played back from the embedded player on ITYWLTMT, and about as many either downloaded the montage or played it from the Podcsat page.

This is a nice "stake in the ground" that I can use to compare things in a few months.

Graphs below


Texte français

Je ne peux conclure qu'on n'aime PAS les sondages...

Mon intention était de me servir des résultats du sondage pour comprendre qui visite. Il m'a donc fallu avoir recours à un autre stratagème.

Avec l'aide du service en ligne StatCounter, j'ai un outil qui permet de dénombrer les visiteurs. Avec l'outil de Blogger, je peux affirmer que ITYWLTMT a été visité 852 fois en août (presque 200 fois pour une période contigüe de 7 jours).

Avec StatCounter, j'ai des résultats pour la période allant du 16 au 31 août:

  • Blogger: 425
  • StatCounter: 290

La différence s'explique par la méthode utilisée par StatCouter qui installe des "cookies" sur les machines qui visitent notre site. Si les machines refusent de charger le petit programme, comme c'est le cas pour des outils comme les crawlers, on n'aura pas de visite enregistrées.

Les résultats induquent qu'un serveur Dedibox en France est responsable pour 72% des visites! Si on fait exception des visites qui ne durent pas même une seconde, on trouve 13 visiteurs pendant ces deux semaines.

Pas trop mal, quand même...

J'ai ensuite regardé les résultats quotidiens de notre baladodiffuseur Pod-O-Matic, la fréquentation ici est équivalente à celle d'ITYWLTMT. Pour le mois d'août, 35 auditions de la balodidiffusion se sont faites à partir du lecteur intégré sur ITYWLTMT, et un nombre à peu près semblable ont téléchargé les montages.

Voici donc un point de repère qui me sera utile pour comparer les statistiques à l'avenir.

Quelques graphiques / Some graphs