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Tuesday, December 31, 2013

La Chronique du Disque (décembre 2013)

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1356-la-chronique-du-disque.html

NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globaleveuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 







Vivaldi Complete cello concertos Ofra Harnoy Toronto Chamber Orchestra
[Torrent]


La violoncelliste canadienne Ofra Harnoy a enndisqué l’intégrale des concerti pour violoncelle de Vivaldi durant les années 1990, ceci incluant des double concerti accompagnée par Igor Oistrakh, et ces disques furent réunis dans une collection offerte par la société RCA en 2005. L’approche utilisée ici n’est pas dans la veine « authentique », mais implique un orchestre de chambre à proportions modestes, et ceci me suffit amplement. Nous sommes beaucoup plus familiers avec les concerti pour violon du prêtre Rouquin, et cet effort de Mme Harnoy nous rapelle que Vivaldi sait s’adapter au timbre plus rauque de son instrument. QS = A, IG = A.


Singer Portrait - Maureen Forrester, Vol. 2
[eMusic]


Dans le folklore musical, on rappelle un projet Mahler conçu par le regretté Bruno Walter et une chanteuse canadienne qui faisait alors sa marque, la contralto Maureen Forrester. Pour des raisons contractuelles, le projet ne se réalisa jamais sur disque – Mme Forrester s’exécutera en public avec Walter dans les chants du compagnon errant et les Kindertottenlieder, et confiera à Charles Munch l’accompagnement sur disque. L’essentiel de l’album proposé est une réédition de ce rendez-vous, complété avec d’autres Mahler sous Fritz Reiner et Walter. A mon avis, personne ne vient à la cheville de Mme Forrester dans ce répertoire si bien adapté au timbre sombre de sa voix, sa diction impeccable et son sens de projection lyrique. La dernière piste du disque, un Delius sous Beecham, est malheureusement abîmé par un ordinateur loquace. Si on fait fi de cette bévue technique, j’offre à cet album les notes suivantes : QS = A, IG = A+.


Canadian Modern Premiere Recordings: Morel, Somers, McPhee, Weinzweig, Hétu, Healey
[eMusic]


L’orchestre de Louisville au Kentucky ne fait pas le palmarès des grands orchestres Américains, mais il se distingue par une initiative bien en avant de son temps. En effet, en 1953, on lui fait l’octroi de $500,000  qu’ils utilisent pour faire des commandes de nouvelle musique, et les endiusquer sur leur label maison First Edition Recordings établie vers la fin des années 1940. L’orchstre recevra pliusiweurs proix pour son dévouement à la cause, et on ne devrait poas se surprendre que l’orchestre a endisqué des œuvres canadiennes. Ce disque proposem entre autresm une performance (la seule si je ne m’abuse) du premier concerto pour piano du regretté Jacques Hétu. Sur ce disque, en plus de chefs en résidence de l’orchestre, on retrouve Pierre Hétu (aucune relation), un des chefs canadiens dominants de sa génération. Je souligne l’excellent travail de l’orchestre, qui semble plus convaincu par cette musique que beaucoup d’orchestres canadiens qui sont souvent obligés de programmer ces titres. Belle trouvauille. QS = B+, IG = A-.


 Gougeon, D.: A L'Aventure / Jeux De Cordes / Heureux Qui, Comme / Clere Venus


Denis Gougeon est uin compositeur québécois fort actif et recherché. Ce disque du label Cebntrediscs du Centre de Musique Canadienne regroupe des titres de Gougeon, la plupart sous la direction de Walter Boudreau et son orchestre de la SMCQ. On touche à tout : orchestre, chambre, chants. C’est ici un disque où touit est bien en place et on est respectueux des désirs du compositeur. Un disque de musique fort accessible. QS = A, IG = A.



Frenergy - The Music of John Esacio
[eMusic]
Passons de l’Est du pays à l’Ouest, et au compositeur John Estacio. A un certain moment,m comme Denis Gougeon, Estacio était compositeur en résidence d’un orchestre majeur (à Calgary), et j’ai déjà présenté dans nos pages son opra Filumena. En fait, la plage Bootlegger's Tarantella est une pièce qu’Estacio compose en prévision de cet opéra – vous y reconnaîtrez certaines mélodies, et fut tout simplement publié comme un avant-goût de ce projet. D’autres titres font le disque, et ils sont tous interprétés avec soin par le regretté Mario Bernardi. QS = A, IG = A.

Notre dernière chronique pour 2013 (et mon dernier billet officiel « en français » sur ITYWLTMT. Bonne année 2014 à tous!

Tuesday, November 26, 2013

La Chronique du Disque (novembre 2013)

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1343-la-chronique-du-disque.html

NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globaleveuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 



Menotti: The Medium - The Telephone

Croyez-le ou non, l’opéra a jadis fait les planches sur Broadway. En effet, le 1et mai 1947 au théâtre Ethel Barrymore on a monté une paire de courts opéras du compositeur Italo-Américain Gian Carlo Menotti : The Telephone (en lever de rideau) et The Medium. Mis en scène par le compositeur et sous la direction musicale d’ Emanuel Balaban, le tandem d’œuvres a été présenté plus de 200 fois.  Ce disque NAXOS propose une scéance en studio avec la distribution New-Yorkaise de l’époque sous Balaban. Repiquage numérique réussi sur tous les plans, une mention toute particulière ira à la contralto Mary Powers qui chante le rôle de Madame Flora avec conviction. QS = A, IG = A.


TCHAIKOVSKY: Symphony No. 7 / Piano Concerto No. 3
Dans nos pages en novembre, nous avons souligné le décès de chefs en 2013, et je planifie vendredi un homage à Francis Poulenc, mais j’ai négligé le 120e anniversaire du décès de Tchaïkovski. J’ai prévu une série de billets dédiés à la musique concertante du comppositeur Russe en décembre, et vous propose à titre d’avant-goût cet enregistrement signé Neeme Jarvi du tandem de la symphonie en mi bémol (reconstituée à partir d’esquisses par le musicologue  Semyon Bogatyrev) et la version inachevée du troisièeme concerto que Tchaïkovski tire de ces mêmes esquisses. Le compositeur dans ses correspondances nous laisse avec une curieuse impression (un jeu de sons sans inspiration sincère dira-t-il) – à vous de juger s’il a raison. QS = A, IG = A-.


Yuli Turovsky - Violonchelo Espanol - I Musici de Montreal

Ma baladodiffusion de vendredi dernier rendait homage au violoncelliste et chef Yuli Turovsky, décédé en janvier dernier. Cet enregistrement Analekta  présente Turovsky comme chef de ses Musici et soliste dans une série de pièces d’inspiration ou d’ascendance espagnoles. Un répertoire fort accessible, et un ou deux moments qui mettent en relief le jeu souple et jamais forcé de Turovsky et de son instrument. La majorité des adaptations sont signées de membres de l’ensemble si je ne m’abuse, faisant ainsi de cet album une affaire de famille. Très relax. QS = A, OI = A.


POULENC: Complete Works for Two Pianos

Comme je le disais plus tôt, Poulenc est en vedette vendredi - cet album (avec notre opéra du mois) complèt notre hommage au compositeur pour le 50e de son décès. Ici, BIS propose une intégrale des œuvres pour pianistes duettistes (deux pianos, ou piano à 4 mains). Poulenc s’est souvent associé avec le regretté Jacques Février pour l’exécution de ces œuvres, et les pianistes choisis pour cet album jouent ces œuvres avec tout le rythme et la conviction requis. Petite déception au niveau de l’orchestre dans le concerto – il exoste de bien meilleures performances… Mais dans l’ensemble, une bonne impression. QS = A, IG = A-.


Lukas Foss: Time Cycle

Menotti (discuté plus tôt), Leonard Bernstein et Lukas Foss sont tous trois des diplômés du prestigieux Curtios Institute de Philadelphie, et les deux derniers ont maintenu une amitié et un respect mutuel tout au long de leus carrières respectives de compositeuirs et de chefs.Le 13 février 1961, Lukas Foss dirigera la première des danses Symphoniques de West Side Story de son bon ami, et Bernstein rendra la pareille avec la création de Time Cycle, une opeuvre carrément néo-classique dans la veine de Schönberg ou de Hindemith. Bernstein ira aussi loin que d’offrir une reprise de l’œuvre le même soir (pour le bénéfice de la douzaine d’entre voius qui veulent la ré-entenndre, dira-t-il de la scènne du Carnegie Hall). Quelques semaines plkus tard, Zubin Mehta fera la même chose sur la scène du Plateau à Montréal avec la Kammersymphonie de Schönberg… Cet enregistrement reprend l’œuvre, avec les interludes improvisés commandés par Bernstein pour la création. Un document historique, et un joli repiquage. QS=A, IG = A.


Tuesday, October 29, 2013

La Chronique du disque (octobre 2013)


NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globaleveuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 

Mes acquisitions pour octobre


Nielsen Symphonies 1-6 - Blomstedt, SF Symphony
[Torrent]

Herbert Blomstedt a endisqué deux intégrales des symphonies de Carl Nielsen: pour EMI avec l'orchestre de la radiodiffusion Danoise (analogique) et celle-ci pour London/Decca avec le  San Francisco Symphony (numérique). Si je dois choisir une intégrale préférée, je dois aller avec le cycle avec l'orchestre Danois, qui s'implique un tantinet plus que son homologue Américain. L'abandon du jeu de la cinquième sur EMI, toutefois, se trouve presque égalé par l'atmnosphère Californienne de la troisième chez le'orchestre de San Francisco. Je les recommande toutes les deux. QS = A, IG = A-.


Anonymous
[eMusic]

Comme vous le savez déjà, j'ai un abonnement mensuel avec eMusic, et il arrive souvent qu'il me reste une ou deux plages non-utilisée à la fin du mois. Plutôt que de les perdre, je les utilise sur un projet "long terme", souvent un aklbum avec un nombre substantiel de pistes. Un de ces projets est l'album proposé ici - une cinquantaine de plages - qui assemble des oeuvres attribuées à un certain "Anonymous", ce compositeur (ou plutôt, l'ensemble des compositeurs) anonymes qui ont laissé un tollé de pièces a capella ou pour nstruments divers lors de la Renaissance. Les sélections ici sont surtout sacrées, mais il y en a un bbon nombre qui sont profanes. Dans l'ensemble, ceci vaut la peine d'examiner... QS = A, IG = A-.



Ferenc Fricsay conducts Mozart[eMusic]

Deux de mes suggestions pour octobre proposent le chef légendaire de l'orchestre de la radiodiffusion Berlinoise (ou l'orchestre de la RIAS), Ferenc Fricsay. Pour celui-ci, on retrouve Fricsay en pays de connaissance, Mozart. La Grande Messe en ut mineur est souvent négligée au profit du Requiem - quel dommage! On a ici une prestation publique radiodiffusée, proposant des solistes et un choeur en grande forme, soutenmus par un orchestre virtuse et un chef intelligent. Dommage pour la qualité du transfert numérique... QS = A-, IG = A-.

Hindemith, P.: Symphonische Tanze (Rias Symphony, Fricsay) (1951) / Stravinsky, I.: Firebird Suite (Swiss Romande Orchestra, Ansermet) (1950)
[eMusic]

Fricsay nous revient, cette fois en andem avec Ernest Ansermet, dans ce disque NAXOS Archive qui propose des radiodiffusions d'époque de musique dite "contemporaine". Le Hindemith est plutôt apprivoisé pour l'oreille du XXIe siècle, mais Fricasy sait faire chanter son orchestre. Ansermet et le Stravinski nous rappellent leur moultes collaborations. Notez le finale de cette suite 1917 de l'Oiseau de Feu, et combien les interprétations ont changé, optant pour un jeu plus sec et saccadé plutôt que la vogue saccharine entendue ici. Un bel album. QS = A-, IG = A-.


BACH-MARKEVITCH: The Musical Offering
[eMusic]

"Back to Bach" est représenté aujourd'hui par une autre "orchestration" d'une oeuvre majeure de J. S. Bach, dans le mode Stokowski. Igor Markevitch, reconnu pour son travail de chef, était un compositeur et arramngeur de talent, et ce disque est uin bel exemple d'une conception "vieille école" de la musique de Bach. Pour ceux qui aiment ce genre de choses... QS = A, IG = A-.











Tuesday, September 24, 2013

La Chronique du disque (septembre 2013)


NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globaleveuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 

Mes acquisitions pour septembre

Mendelssohn / Schubert
[eMusic]

Il y a quelques semaines, j'ai proposé un montage mettant en vedette Leopold Stokowski, et je crois qu'il est de bonne guerre de considérer un disque de son rival radiophonique, Arturo Toscanini. Ce disque est un retapage numérique de prestations radiophoniques de deux chefs d'oeuvre romantiques des débuts du XIX e siécke: la symphonie Italienne de Mendelssohn  et la symphonie inachevée de Schubert. Clairement, il y a une divergence de style entre Stokowski et Toscanini, ce dernier s'en tenant scrupuleusement aux indications du compositeur. Ceci ne veut pas suggérer que Toscanini n'est pas un grand interprète, et que sa conception est vide de sens. Ce qu'on doit retenir surtout - et la technologie radiophonique de l'ère n'aide pas ici - c'est le jeu de l'orchestre et de ses premiers pupitres. Le retapage aide à rehausser tant bien que mal le jeu inspiré de l'orchestre. Un document valable, même si Toscanini ne fait aucune reprise (sans doute afin de respecter le cadre radiophonique).  QS= B, IG= A-.



Menotti, G.C.: Violin Concerto in A Minor / Honegger, A.: Symphony No. 2, "Symphonie Pour Cordes" (Munch) (1955)
[eMusic]

Charles Munch (avec Paul Paray à Detroit et Désiré Defauw à Chicago) représente ce qu'on pourrait appeler l'invasion française parmi les orchestres Américains après la Deuxième Guerre Mondiale. Munch - un chef bien établi en Europe - remplacera Koussevitski à Boston, et y enregistrera un bon nombre des grandes pages du répertoire fFrançais. C'est dans ce sens qu'on apprécie cet enregistrement de la symphonie pour cordes d'Honnegger sur cet album de la série de "vieilles cires" NAXOS Classical Archives. L'autre oeuvre majeure est une rareté: une oeuvre de concert du compositeur Italio-Américain Gian Carlo Menotti, surtout reconnu pour sa contribution dans le monde de l'opéra. Menotti reçut sans doute cette commande suite à ses noimbreux succès sur la scène durant les années 50. La comparaison avec le concerto pour violon du "partenaire de vie" de Menotti, Samuel Barber, est inévitable et celui de Barber l'emporte haut la main. Le mérite du concerto de Menotti est de parvenir à transposer la formule "gagnante" néo-classique de ses opéras dans la salle de concert et ceci en fait donc une oeuvre qui mérite d'être écoutée.  QS= A-, IG= A-



Sergei Prokofiev: Romeo and Juliet - 10 Pieces for Piano Op. 75, Piano Sonatas No. 2 & 3
[eMusic]

Lorsqu'on a une vache à lait, il faut bien la traire! Un de ces ruminants pour Prokofiev est son ballet Roméo et Juliette, qui fut la source d'au moins trois suites d'extraits pour orchestre, et cet ensembble de dix extraits pour piano seul. Prokofiev ne propose pas de ré-examiner sa musique ici, il se contente de l'adapter pour piano, point à la ligne. Sous les doigts de grands pianistes de la tradition Russe (Gilels, Richter ou même Prokofiev lui-même), l'op. 75 a un certain relief, mais sous les doigts d'une quelconque pianiste Russe, il ne faut pas s'attendre à performance mémorable. Mme Traikova tire quand même le maximum de ces dix vignettes, et encore plus des deux courtes sonates, plus pianistiques. Un bon disque de musique Russe du XXe siècleQS= A, IG= A-.



Salieri: Concertos
[eMusic]

“S” pour “septembre" serait incomplet sans une paire de sélections dignes de cette consonne. Le mythe, perpétué par Peter Schaeffer, veut qu'Antonio Salieri soit l'enemi juré de (et inférieur à) Mozart. La réalité est sans doute que les deux compositeurs étaient des rivaux, mais que Salieri n'était pas un poids-plume, et ce disque de concertos du transfuge Italien en fait bien la preuve. On reconnaît ici un sens raffiné de l'orchestre, qui informa sans doute ses nombreux protégés - dont Schubert. Une belle découverte! QS= A, IG= A.



Serenade For Strings
[eMusic]

Comme le Toiscanii de toute à l'heure, je vous propose un autre disque de prestations radiophoniques, cette fois de l'orchestre de la radio Suédoise à Stokholm. Si j'ai les mêmes réserves techniques qu'avec le Toscanini, le répertoire sort un peu des sentier battus. La sérénade de Dag Wiren fut intégrée à un   irécent montage, et la suite Pastorale du Suédois Larsson est toute aussi intéressante. Plus prononcé que pour le Toiscanini, le son "vieille radio à lampes" donne un cachet très rétro à ce disque - il ne manque que les houppements et l'odeur d'ozone! QS= B+, IG= A-.


Tuesday, August 27, 2013

La Chronique du Disque (août 2013)


NDLR: Ma Chronique du disque pour le mois d’août est un peu particulière – elle comprend en plus de  ma revue de cinq albums quelques anecdotes de mon récent voyage à Toronto.

Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globale, veuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 


HUMMEL: Piano Trios Nos. 1, 5 and 7
[eMusic]
Le compositeur Autrichien  Nepomuk Hummel (1778-1837) est un contemporain de Beethoven et est considéré un des grands compositeurs de son époque. Connu sutrout pour son œuvre pour piano (et son non-moins célèbre concerto pour trompette), on commence à redécouvrir sa musique de chambre. L’album proposé ici, datant de plusieurs années déjà, fat partie de cette exploration, et met en vedette le trio Borodine dont faisait partie le regretté Yuli Turovsky. Le charme de ces trios, pour moi du moins, est leur fraîcheur – parce que justement pas des trios de Beethoven ou Mendelssohn, il est rafraĉhissant d’entendre comment un autre compositeur approche cette combinaison d’instruments. Hummel (comme la plupart de clacissistes purs et durs) adhère scrupuleusement à la forme classique d’un trio ou d’une sonate, mais ceci ne veut pas dire qu’il n’y a rien d’original – bien le contraire. Le jeu d’ensemble est impeccable. QS = A, IG = A.

Le bon vieux temps

Il n’y a pas si longtemps – dix, peut-être vingt ans – le mélomane aguerri se devait de visiter un disquaire pour se procurer un enregistrement. Les disquaires, franchisés ou indépendants, couraient les rues commerciales et les centres d’achats. Mes hantes préférées à Montréal pendant ces belles années étaient Pierre Leblanc Musique sur la rue Mont-Royal (le tenancier avait même une chronique hebdomadaire à la télé), l’une ou l’autre des succursales de Bertrand Musique (Places Bonaventure et Ville-Marie), et les grande surface A & A et Sam the Record Man sur la rue Sainte-Catherine.
Peut-être suis-je trop nostalgique, mais une visite chez le disquaire était quelque chose de spécial pour moi. Ah, de flâner les rayons, de fureter les pochettes, ornées de la marquise dorée de Deutsche Grammophon ou même les photos ou images inspirées par le contenu de l’album. Lire l’endos de ces pochettes, afin d’en savoir plus sur l’œuvre, ou les interprètes. Des heures durant, j’étais tranformé, perdu dans mes vaps qu’on dirait.

Des disques et des cassettes, la technologie évolua aux disques compacts. Finies les pochettes… Toutefois, même si les visites pour moi devenaient de plus en plus rares, je dois faire la confession que j’ai plus d’une fois « semé » mon épouse dans un centre d’achats pour me faufiler chez le dépositaire HMV ou Music World.

Puis, un phénomène étrange s’est produit : ces dépositaires ont commencé à fermer leurs portes. Dans le cas de M. Leblanc probablement sous la pression du marché et le coût grandissant de l’inventaire requis. Pour d’autres, ils sont tout simplement disparus car les habitudes d'achats du public ont grandement changé. Si je visite mon HMV local aujourd’hui, plus de la moitié de leur inventaire est dédié aux DVD et même les rayons de musique populaire sont plus modestes. Et le classique… une portion d’un rayon au fin-fond du magasin, et je serais surpris si on renouvelle l’inventaire de cette mince collection.

Le disquaire « brique et mortier » est maintenant un disquaire virtuel – Amazon eBay et autres sites spécialisés pour les titres rares ou usagés, et bien sûr iTunes et eMusic qui vendent les plages à la pièce pour 49 ou 99 sous. Pourquoi flâner pour trouver un titre en particulier quand en quelques secondes votre moteur de recherche préféré trouve une douzaine de façons de se le procurer!
C’est plus la même chose.

Et pourquoi donc ce long exposé, me demanderez-vous? Eh bien, ceci m’amène à mon récent séjour à Toronto.

Il y a quelques années, lors d’une excursion similaire, j’avais visité la grande surface HMV au cœur du centre-ville de la Ville Reine; trois étages de disques, dont le troisième étaiot dédié au jazz et au classique. Comme dans le bon vieux temps, l’étage était « isolé » afin de couper le bruit du reste du magasin, et la grande musique envahit tout le plancher, un oasis de paix!

Ainsi donc, après m’être assuré que madame et notre fille étaient affairées à leurs achats au Centre Eaton, j’ai vite fait le court saut au disquaire. Que de changements – et pas nécessairement pour le mieux.

Les portes de verres grandes ouvertes au pied de l’escalateur au troisième, le Rap et la musique urbaine occupe maintenant au moins le tiers – sinon la moitié – de mon vieil oasis. Il y a encore une collection classique et jazz intéressante (à comparer aux dépositaires franchisés qu’on retrouve dans les centres commerciaux) : un ou deux rayons, et deux murs. Et, en partie, on y retrouve des DVD d’opéras et concerts entremêlés aux CD de musique. Ce n’est pas le Pérou, quoi.

Une petite douche froide, mais j’ai tout de même trouvé quelques titres (4 albums, 6 disques, moins de $50). Voici donc un aperçu de mes achats:


A Grand Concert Of Musick: Archiv Produktion CD & Catalogue
[En Magasin]

Ma première sélection est une trouvaille dans la section “rabais” du magasin ($10 pour le disque et le catalogue) et propose la réédition d’un disque vinyle Arkiv datant de 1977 (avec une plage additionnelle datant de 1984) mettant en vedette Trevor Pinnock et son English Concert. Le répertoire offert ici est essentiellement du baroque Anglais, avec comme clou la première symphonie de William Boyce. Pinnock et son rival (sur DECCA) Christopher Hoigwood sont passés spécialistes dans ce répertoire, et là où Pinnock remporte la palme est au niveau de la qualité d’enregistrement. C’est, bien sûr, super-HIP. Et le catalogue fait plaisir à ce vieux collectionneur. QS = A, IG = A.



Tchaikovsky, Sibelius: Violin Concertos / Oistrakh, Ormandy, Philadelphia Orchestra
[En Magasin]
J’ai fait allusion plus souvent qu’à mon tour au quatuor de solistes Soviétiques qui ont souvent voyagé en Occident pendant les années de la Guerre Froide: Richter, Gilels, Rostropovich et Oistrakh. Lors d’une visite en Amérique en 1959, Oistrakh a eu l’occasion de jouer en compagnie du Philadelphia Orchestra et de son chef légendaire, Eugene Ormandy. Ce disque, réalisé lors des années précoces de la stéréophonie, grave pour la postérité cet heureux ménage dans deux chefs-d’œuvre du répertoire pour violon et orchestre. Dans maa collection vinyle, j’ai une réédittion datant de 1974 de cet enregistrement du Tcahïkovski, et c’est avec un malin plaisir que je retrouve cette prestation. Je ne sais pas si MM. Oistrakh et Ormandy avaient de bonnes relations, mais leur complicité dans cette œuvre fort jouée saute aux orieilles. Dommage qu’Oistrakh ne joue pas les reprises au troisième mouvement… Tant qu’au Sibélius, c’est une découverte pour moi. Oistrakh joue le concerto avec brio, et M. Ormandy le suit admirablement – mais l’accompagnement  n’est pas du même calibre que le Tchaïkovski à mon avis. Reste qu’il s’agît ici d’un magnifique document, restauration numérique fort honorable. QS = A-, IG = A-.

Le fantôme de Glenn

Une autre anecdote de voyage, celle-ci plus subtile.

La rue Yonge à Toronto est son artère Nord-Sud principale, ornée de marquises illuminées, de lieux (plus ou moins) savoureux, et ce en particulier dans sa partie Sud, au centre-ville. Nous faisions une randonnée le long de cette rue vers l’heure du dîner, et alors que nous approchons l’angle Yonge et College, on pouvait voir une paire de restaurants sur la rue transversale. Le restaurant choisi pour le dîner, une décision spontanée, fut le restaurant Fran’s (on dirait en français, Chez Fran). C’est ce qu’on appelle en anglais un « diner », cet espeèce de restaurant des années d’après guerre où on servait des plats « de chez nous », souvent assortis de frites, de sauce brune et rincé par un large Milk Shake. L’ancêtre direct de la restauration rapide, quoi.

Ce qui est particulier à propos de ce restaurant – en fait, il s’agît d’une chaîne – c’est que le restaurant original (hyper-modeste, avec seulement qu’une poignée de sièges) était fréquenté régulièrement par Glenn Gould. Le restaurant original est fermé depuis longtemps, mais la succursale Yonge et College fut établie en 1950, et rénovée il y a quelques années afin de rehausser son caractère original.

Glenn Gould était un musicien for excentrique, mais que dire de ses goût culinaires? Était-il tout aussi particulier à propos de ses plats? Je ne crois pas que le menu du Fran’s d’aujourd’hui soit le même qu’il y a quarante ou cinquante ans, mais j’étais fort satisfair de la lasagne au four. Si, toutefois, Glenn était « difficile » pour la nourriture, il aurait été fier de ma fille, qui commanda un fettucine, pour finalement séparer tous les morceaux qui semblaient être des champignons (même s’ils étaient de oignons ou des tomates) un peu comme un mineur sépare les pépites d’or du tas de caillous qu’il a déniché. Et madame… Elle, qui ne mange que du pain brun, refuse le pain de son sandwich au poulet grillé: « Deonnez-le moi dans l’assiette, c’est tout ».

Au sortir du restaurant, j’ai rapidement indiqué l’édifice qui nous fait face, l’autre côté de la rue à mon épouse : « Ceci était le grand magasin Eaton de Toronto ».

Les magasins à rayon Eaton, comme ceux de la Compagnie de la Baie d’Hudson, font partie d’une grande tradition comerciale au Canada. Il y avait des magasins Eaton d’un océan à l’autre pendant plus d’une centaine d’années. Aujourd’hui, victime de la compé.tition féroce des grandes surfaces américaines comme Wal-Mart, les magasins à Rayons sont presque tous disparus au Canada – Simpson's, Zeller's, Dupuis-Frères, et Eaton (maintenait sous la bannière Sears). Mais pendant les belles années du XXe siècle, les Eaton « principaux », dont ceux de Toronto et de Montréal, étaient des temples du commerce. 

La famille Eaton, vers 1925, voulait construire un nouveau magasin à Toronto afin de remplacer sa grande-surface désuète (ironiquement, ce premier magasin de Toronto, sur la rue Queen, se trouve près d’oû Eaton construira un nouveau grand magasin vers 1975 et le centre qui portera son nom). Lady Eaton, la matriarche du clan, affectionnait particulièrement les arts et voulait doter le nouveau magasin d’un espace digne pour ses activités. Inspirée par l’opulence des grands paquebots, elle engage le Français Jacques Carlu afin de concevoir ce nouvel espace, qui occupera tou le septième étage. Carlu, qui fera la même chose pour le magasin de Montréal et qui créera le fameux Rainbow Room à New York, propose un espace somptueux, orné de fontaines et de chandeliers, avec un foyer qui donne accès à deux aires spécifiques : un restaurant et une salle de concert.

Le foyer du 7e étage, ca. 1930

La salle de concert, baptisée l’Auditorium Eaton, était avec le fameux Massey Hall l’uine de deux salles destinées pour la musique séculaire à Toronto. Plus intime que le Massey, l’Auditorium était un endroit idéal pour un récital intime, et les grands noms de la musique –Sinatra, Ellington… - ainsi que le Ballet National du Canada on marché sur ses planches. Glenn Gould était fier de l’auditorium de sa ville natale, affirmant que son acoustique était la « meillleure en Amérique du Nord ». Gould fera un bon nombre d’enregistrements à cet endroit; oiseau de nuit légendaire, Gould insistera pour qu’on enregistre la nuit (alors que les ascenseurs du magasin étaient silencieux), et que les sessions s’arrêtent à temps pour son déjeuner matinal.. chez Fran's, bien sûr!

Nous sommes maintenant en 1977, et Eaton ouvre son nouveau magasin dans ce qui deviendra le Centre Eaton. L’édifice à Yonge et College est vendu à un entrepreneur qui le transforme en surface commerciale et en espaces de bureau. N’ayant aucun intérêt pour le restaurant ou la salle de concert, on planifie de les raser pour créer plus d’espace. Glenn Gould acquiert même le piano de l’auditorium pour son propre usage…

Avant qu'on entreprenne des travaux, des citoyens foint appel au gouvernement, qui désoigne le septième étage « site historique », et les tenanciers mettent simplement un cadenas à la porte. Vers 2001, un groupe d’investisseurs fait l’achat de l’espace, et entreprend de le restaurer suivant la vision originale de Carlu. Aujourd’hui, l’espace est offert pour des évènements spéciaux – visitez le site pour des photos.

Glenn Gould plays Beethoven: 32 Variations WoO 80; "Eroica" Variations op. 35; 6 Variations op. 34
[En Magasin]

Je l’admets, j’ai fouillé pour un disque Gould, et qui s’y frotte, s’y pique… Quelques mots d’entrée: 13 des plages de cet album de deux disques furent enregistrés à l’Auditorium Eaton (les deux cycles de bagatelles) et l’un des disques comporte les trois principales variations pour piano seul de Beethoven (ses opp. 34 et 35, et le « sans opus »  80). Les lecteurs assidus de la chronique savent que j’ai un enregistrement historique de la Société Radio-Canada dans ma collection où Gould exécute les opp. 34 et 35 (donc environ 15 ans avent celles-ci). Il y a certes une maturation, moins de spontanéité, et  plus de maniérismes dans cet enregistrement de studio, que je qualifierais de « norme pour le parcours » avec notre Glenn national. La meme attention scrupuleuse aux indications dui compositeur s’appliquent aux bagatelles et à la courte sonate. La mise en garde d’usage s’applique quand à Gould, mais ceci ne change pas mon opinion du résultat. QS = A, IG = A.




Collection emergence, ANDRE GAGNON
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Passons de l’anti-Romantique au Romantique. Plus de mille kilomètres séparent le centre-ville de la Ville Reine et Saint-Pacôme-de-Kamouraska, le village natal du pianiste, compositeur, arrangeur et accompagnateur André Gagnon. Le cadet d’une famille de 19 enfants (oui messieus-dames, dix-neuf!), Gagnon suit des leçons de piano avec un prêtre de la région, et trouve le chemin du Conservatoire à Montréal – et des boîtes à chanson locales. Après le conservatoire, une bourse d’études l’amène à Paris où il étudiera avec Yvonne Loriod et passera ses temps libres à accompagner Georges Moustaki! L’écrin d’aujourd’hui (vu à Toronto lors de mon passage en 2010 et encore disponible dans ses rayons!) se veut une compilation des premières années de Gagnon, marquées par sa longue et fructueuse collaboration avec Claude Léveillée et d’autres chansonniers québécois. En plus d’extraits de ses premiers disques de « musique d’ascenseur », l’écrin renferme trois rééditions intégrales d’albums de Gagnon comme compositeur (qui précèdent ses disques fétiches comme Neiges et Le Saint-Laurent): Mes Quatre Saisons et Les Turliuteries sont des arrangements/adaptations de chansons québécoises à la mode baroque et Projection, qui contient l’essentiel des plages composées pour le téléroman de Radio-Canada Les Forges de Saint-Maurice. Pour moi, c’est un beau voyage nostalgique à travers des plages que je connais fort bien, car dans ma collection vinyle. QS = A-, IG = A.

Tuesday, July 30, 2013

La Chronique du Disque (Juillet 2013)


NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.

Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :

  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.
Mes suggestions pour juillet

Chopin: Scherzo & Ballades
[eMusic]

Notre première sélection est dfans l'esprit de notre série "In Camara"  et propose l'ensemble des scherzi et ballades de Frédéric Chopin. Que vous aimiez Horowitz, Rubenstein ou Ashkenazy (pour ne nommer que ceux-là), on ne se trompe pas en se procurant l'ensemble sous leur doigts Chopiniens... Ici, j'ai opté pour Rubenstein (une ré-émission de sa série stéréo pour RCA, si je ne m'abuse) qui offre une synthèse de choix, rendant aux ballades leur vision de "sonate en un mouvement". Pour quatre dolllars, un achat qui se justifie pleinement. QS=A, IG=A.


CHOPIN: Rondos and Variations
[eMusic]

Je réalise à cet instant que la chronique prend une direction Chopin ce mois-ci! Quand on pense Chopin, on pense aux valses, aux mazurkas, aux polonnaises, aux nocturnes, mais on ne pense pas forcément aux variations pour piano. Quel dommage! Chopin se montre ingénieux, et parfois même mesquin dans ses variations, et Mme. Biret (intégrale NAXOS) est la parfaite comparse. Les rondos sont pour la plupart des oeuvres de jeunesse, mais on y trouve tout le charme d'un Chopin qui se développe. Résussi!  QS=A, IG=A.


The Best of Chopin: Piano Concerto No. 1 & Piano Concerto No. 2
[En magasin]

Pour la deuxi;ème fois en deux mois, j'ai fait un saut chex Dollarama pour une autre chasse aux trésoirs dans les CDs à "une piastre". Encore une fois, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant. Dans le temps (avant NAXOS), les séries Excelsior et Onyx avaient le monopôle des ré-éditions d'enregistrements radiophoniques ou en studio de la part d'artistes obscurs - et, dans l'ensemble, le pari était réussi. La maison MADACY (qui distribuait jadis la série Excelsior) offre plein de disques à rabais, et ce disque de concerti de Chopin suit cette même formule. L'orchestre primé est la Philharmonique de Slovaquie qui, dans ces cas-ci, s'en tient à un accompagnement "correct", rien de spectaculaire. En fait, les deux soliistes sont les vedettes, et tirent le maximum de cette musique - en dépit du travail piétonnier de l'orchestre. Mais pour un dollar, ce disque pourra combler une lacune dans votre collection. QS= A-, IG= B+


RACHMANINOV: Isle of the Dead (The) / Prince Rostislav / Capriccio on Gypsy Themes / The Rock
[eMusic]

Fini Chopin, et on se tourne chez Rachmaninov, un des sujets prévillégiés dans nos pages cet été. Ce disque CHANDOS de Valéri Polyansky explore des oeuvres orchestrales en un mouvement, et comme il se doit, met en évidence les deux poèmes symphoniques les plus entendus de la part du compositeur, l'île des morts et le rocher.  En plus, M. Polyansky offre des oeuvres qui précèdent les numéros d'opus chez Rachmaninov (donc, composées pendant ses années estudiantines) et le clou du groupe est un autre poème, celui-ci Prince Rotislav. Rachmaninov était une orchestrateur formidable, et il est dommage que cet aspect de son oeuvre soit négligée aux dépens de son oeuvre pour piano. QS= A, IG= A.


National Arts Centre Orchestra-25th Anniversary
[eMusic]

C'est avec chagrin que nous avons appris le décès du chef canadien Mario Bernardi. Longtemps associé avec l'orchestre de Radio-Canada à Vancouver, M. Bernardi fait figure d'enfant prodigue au Canada, ayant opté de revenir au pays alors qu'il était à la gouverne de l'opéra Sadler's Wells en Angleterre afin d'établir l'orchestre du Centre National des Arts, poste qu'il occupera comme chef et directeur artistique pendant une vingtaine d'années. Ce disque qui date déjà de quelques décennies vous est offert afin de rendre hommage au travail du maestro, et renferme plusieurs plages (ré-éditées de disques de la SRC et de RCA) qui rappellent de beaux souvenirs, avec les voix de grands disparus (Pierrette Alarie, Leopold Simoneau et Maureen Forrester), ainsi que le travail du successeur de Bernardi au CNA, Franco Mannino. Le répertoire s'aligne avec la vocation d'orchestre "de chambre-plus" que s'était donnée la maison sous Bernardi, avec un cocktail d'oeuvres canadiennes et du répertoire classique. Maestro, vous nouys manquez déja! QS= A, IG= A.

Tuesday, June 25, 2013

La Chronique du Disque (juin 2013)


NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.

Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :

  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.
Mes suggestions pour juin

Bernstein/American Portraits
[
Achat en magasin]
Au Canada, Dollarama est une chaîne de magasins où les marchandises se vendent pour un sel prix – un dollar. On y trouve toutes sortes de produits, la qualité desquels s’aligne au prix, quoi. Je me suis surpris à flâner les rayons de disques et j’y ai trouvé ce disque de pièces de Bernstein. Une paire de plages, dont Halil pour flûte et orchestre, ne figuraient pas dans ma collection, et pour un dollar, on ne risque pas de se tromper… Les interprètes (comme Marriner) se tirent fort bien d’affaire. Une aubaine! (QS = A, OI = A)

Franck, C.: Psyche (Excerpts) / Faure, G.: Pavane / Ravel, M.: La Valse (Paray) (1953)
Pendant les années ’50, le Detroit Symphony sous Paul Paray, était une valeur sûre pour le répertoire Français, et un bon nombre de leurs prestations furent distribuées sur l’étiquette Mercury. C’est sans doute une de ces gravures qui fut rééditée sous l’étiquette NAXOS Historic. Les plages de Ravel et Fauré sont bien connues, mais les rares extraits de Psyché valent la peine d’être découverts. Pour l’enregistrement lui-même, les limites de la dynamique des microphones Mercury sont en cause, et on perd toute la panoplie de l’exécution par moments. J’ai entendu de meilleures rééditions dand cette série. (QS = B+, OI = A-)


Mahler: Orchesterlieder
L’orchestre Symphonique de Montréal sous Kent Nagano endisque sur plus d’une étiquette, mais la parrt du lion de ces enregistrements va à la maison Analekta. Vous sous souviendrez du quatrième concerto de Rachmaninov, du gala d’inauguration de la Maison Symphonique, etc. Ici, on entend Nagano et l’OSM accompagner Christian Gerhaher dans une série de cycles de lieder pour orchestre de Gustav Mahler (il y aura un autre disque avec Das Lied von der Erde éventuellement). Ces cycles sont “unisexes” dans le sens qu’on les entend chantés soit par des homes ou des femmes, et il est intéressant de comparer les textes quand ils sont chantés par les uns ou les autres. Les interprètes sont en forme, et bien confortables avec ce répertoire. Une bon achat. (QS = A, OI = A)


GUILMANT, Felix-Alexandre: Allegro assai from Sonata No. 1 D minor

Dans ces pages, j’ai proposé beaucoup d’orgue Français de la fin du XIXe et début du Xxe siècles: Widor, Vierne, Diupré et maintenant Alexandre Guilmant. Le modeste Casavant joué par M. Delcamp résonne de toutes ses couleurs dans ces sélections d’un compositeur un peu négligé lorsque comparé aux contemmporains plus connus… (QS = A, OI = A-)


TCHEREPNIN, N: Le Pavillon d' Armide

Nikolai Tcherepnin compositeur Russe élève de Rimski-Korsakov et contemporain de Stravinski, a fait carrière et comme chef et compositeur de musique de ballet. Son œuvre la plus célèbre, Le Pavillon d'Armide. Fut créé par le ballet Impérial par Pavlova et Nijinski, et créé à Paris lors du premier récital monté par Diaghilev sous la bannière des ballets Russ3es. Un alliage entre le traditionnel et le moderne, le ballet est lu avec conviction par Henry Shek et l’orchestre symphonique de Moscou. Un trésor oublié. (SQ = A, OI = A)

Tuesday, May 28, 2013

La Chronique du Disque (Mai 2013)


NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.

Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :

  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.
Mes suggestions pour mai

Meyerbeer: Struensee - Les Patineurs

Giacomo Meyerbeer est un des luminaires de ce qu’on se doit appeler le Grand Opéra: Le Prophete, l’Africaine, et tant d’autres. Cet album propose de la musique de scène pour une pièce écrite par le frère du compositeur (Struensee), ainsi qu’un ballet inspiré d’extraits d’opéras du compositeur par Constant Lambert.  Un diusuqe prepare avec soin – la musique de scène est uune belle découverte. . QS = A, IG = A-.
Dompierre: 24 Préludes
[eMusi

Maintenant mieux connu comme personnalité radiophonique sur la chaîne Espace Musique de Radio Canada, François Dompierre reste tout de même un de nos compositeurs les plus respectés. De Saute-mouton aux Portes Tournantes en passant par ses musiques de concert, Dompierre est à la fois un compositeur sérieux et un musicien d’une espièglerie obsessive. On l’entend souvent improviser au piano lors de ses émissions, et ces préludes me rappellent beaucoup ces escapades musicales. Pensives, jazzies, mais toujours intelligentes, ces préludes donnent sûrement du fil à retordre au pianiste et confrère de Domiperre, Alain Lefèvre. Une formule adoptée par Bach, Chopin et Chostakovitch, cet ensemble explore toutes les tonalités du registre. Inévitablement, certaines préludes sont répétitives, mais toujours agréables.  QS = A, IG = A-.

The Sea Hawk [Original Film Score]
[Torrent]

Nous sommes à ;a veille du centenaire du Sacre du Printemps, ce qui m’a amené à considérer beaucoup de billets (et planifier beaucoup de montages) autour des irréductibles romantiques et des rebelles de la musique. Erich Korngold est décidément un de ces irréductibles. Décision fortuite, Kortngold accepte de travailler à Hollywood (juste au moment où les Nazis entreprennent la persécution des Juifs) et il y signera un bon nombre de musiques de films au cours de l’essor du film d’action. The Sea Hawk suit les escapades d’un flibustier (incarné par Erriol Flynn) et ses aventures pleines de rebondissements. Le film est bien en place pour son époque, et cette musique (qui valut un Oscar pour le compositeur) suggère les grandes trames des contemporains et successeurs de Korngold au Grand Ecran. Prestation intégrale mais pas la trame originale (celle-ci n’ayant jamais été mise sur disque). QS = A, IG = A.


Khachaturian: Concerto for Piano and Orchestra
[
eMusic]

Dame Moura Lympany (1916 –2005) fut l’une des premières grandes dames du piano contemporain en Grande Bretagne, jouissant d’une grande notoriété outre-mer. Reconnue pour son répertoire Russe, elle signera la premi;ère interprétation de ce concerto (celui de Khatchaturian) au Royaume-Uni en 1940 (suite au désistement de son compatriote Clifford Curzon). Accompagnée ici par Anatole Fistoulari et la Philharmonique de Londres, on ne peut que regretter la piètre qualité de la session d’enregistrement. En dépit des circonstances, l’auditeur remarque que Dame Moura s’investit pleinement dans ce qui ne pourrait pas être mépris pour de la grande musique. Bel effort, mais le résultat est donc mitigé. QS = C+, IG = B+.
Beecham - Chabrier, Mozart, Delius, Debussy, Saint-Saens, Berlioz, Massenet (1955-1959)
[eMusic]

Sir Thomas Beecham n’est pas nécessairement l’homme de la circonstance pour le répertoire Français – où sautons-nous à une conclusion précipitée? Sir Thomas et son Royal Philharmonic sont tout à fait dignes dans leurs interprétations soignées de pièces (certaines très bien connues) de ce répertoire, croquées sur le vif par les micros de la BBC. La série BBC Legends propse de bons enregistrements mono ou des premiers balbutiements du stéréo,, mais j’ai trouvé que cet album est moins bien réussi que d’autres de la série. De plus, eMusic m’a obligé à télécharger deux pl;ages de propos du vieux chef afin dM’obrtenir toutes les plages de musique… Pas mal, tout de même. QS = B, IG = B+.