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Tuesday, December 24, 2013

Mes Coups de cœur pour 2013

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1355-year-end-gumdrops-2013.html

 
Pour ce billet du mardi, je vous offre mes coups de cœur pour 2013, une série de découvertes et acquisitions qui n’ont pas fait la manchette ailleurs dans mes interventions cette année. Il y aura des acquisitions d’albums sans l’attribution d’une note comme je le fais dans mes chroniques du disque – il suffit simplement de dire que je suis satisfait de ces acquisitions, et vous offre l’information nécessaire pour les évaluer vous-même.

Facebook et ses groupes

C’est la tendance sur me marché du Web: il faut utiliser les médias sociaux afin de promouvoir sa salade, et je ne suis pas étranger à cette coutume. Plus d’une centaine d’usagers de Facebook «aiment» notre « Fan Page » et on m’a invité à me joindre à des groupes (des communautés d’usagers qui partagent in intérêt commun) axés sur la musique classique. Les membres de ces groupes y déposent des clips sonores ou vidéos afin de les parrtager avec leurs amis.

Permettez-moi une liste fort sommaire de certains groupes auxquels je contribnue réguklièrement :

EN ANGLAIS 

EN FRANÇAIS
(*) Ces deux dernier groupes sont « privés » et exigent l’autorisation de se joindre – un message à l’administrateur du groupe est tout ce qui est requis…

Si vous êtes sur Facebook, donnez-vous la peine de visiter ces groupes, ou de trouver d’autres pages musicales!

Pluies Torrentielles



POULENC 5 CDs
[Torrent]

Oui, vous avez bien lu: CINQ disques de musique de Francis Poulenc, afin de compléter votre collection en cette année anniversaire. En plus du disque de musique sacrée signee Georges Prêtre (image ci-haut), il y a une compilation de musique pour orchestra par le chef britannique David Wilcocks, une collaboration Dutoit-Peter-Hurford-Pascal Rogé qui inclut trois concerti, et un disque de musique sacrée a capella avec un choeur Néerlandais sous Eric Ericson – ce dernier est celui qui se distingue du lot pour moi. Beaucoup d’œuvres se trouvent répétées dans cette collection de fortune, mais la diversité d’interprétation justifie cet hasard.

RACHMANINOV, S. Etudes-tableaux (Complete) (Lugansky)
Un autre anniversaire souligné cette année dans nos pages fut le double-anniversaire Rachmaninov. De son catalogue de musique pour piano, ses préludes et ses Etudes-Tableaux se distinguent comme étant des hommages peu déguisés au grand pianiste et compositeur romantique Frédéric Chopin. Ces œuvres sont exigeantes pianistiquement, bien sûr, mais démontrent comment Rachmnaninov, comme son collègue Polonais, savait exploiter une idée musicale. Le disque des préludes signé par Alexis Weissenberg est ma référence pour ces pièces, et cet album de Nikolai Lugansky est dorénavant ma référence pour les deux séries d’Études. Oui, l’aspect pianistique est là mais, tout autant sinon plus important pour moi – comme pour Weissenberg – c’est l’aspect musical, cérébral même qui ressort de ces enregistrements. Bravo!


Erich Wolfgang Korngold - The Film Music

Erich Korngold est sans doute l’un des premiers grands compositeurs de trames sonores de films Hollywoodien, n’en déplaise à… Erich Korngold. Un enfant-prodige, reconnu comme un génie musical par Mahler et Richard Strauss, Korngold compose dess œuvres d’envergure avant l’adolescence, et à peine dans la vingtaine, il signera des oopéras d’une envergure stupéfiante. Forcé à l’exil suite à la montée des Nazis en Autriche, Korngold trouvera refuge à Hollywood et y signera un bon nombre de trames somores mémorables: Robin des Bois, Captain Blood, etc.  Ce disque, produit quelques années après le décès du compositeur en 1957 et sanctionné par sa succession propose des extraits d’une poignée de ces musiques de films, dirigés par Lionel Newman, longtemps associé avec la direction musicale dans les studios Hollywoodiens. Nostalgie et découvertes.

 Clara Schumann - The Complete Piano Works

Mes deux dernières suggestions recoupent des acquisitions discutées dans des chroniques du disque cette année. En complément à un disque qui explorait des sélections de musique pour piano et pour chambristes de Clara Schumann, voici une intégrale de sa musique pour piano, jouée avec conviction par le pianiste Jozef de Beenhouwer. Mme Schumann était une interprète recherchée de son vivant, et sa musique pour piano rejoint un peu celle de son célébrissime époux (ce ne devrait pas être surprenant: tous deux furent émules du père de Clara, Friedrich Wieck). Pour toutes sortes de raisons domestiques ou professionnelles, le développement de Clara en tant que compositeur n’a jamais été pleinement réalisé, mais dans l’ensemble l’œuvre pour piano est fidèle à l’idéal romantique de son époque, et mérite une audition attentive.



Salieri - Two Concertos and a Sinfonia

Cette dernière suggestion recoupe un autre disque discuté dans une chronique cette année, et met en vedette les Solesti Veniti de Claudio Scimone et un hommage mérité au compositeur méprise Anronio Salieri. Salieri est-il l’égal de Mozart quand on parle de concerti ou de symphonies? La réponse est probablement « non », mais ça ne veut pas dire que Salieri ne roulait pas sa bosse dans l’élan classique de MM. Mozart et Haydn. Une mention honorable à Paul Badura-Skoda, qui nous rend visite de temps en temps dans notre série Jadis sur Internet, et une interprétation bien en place du concerto pour piano sur ce disque.
 
De quoi vous garder occupés paendant les vacances de Noël! Joyeux Noël à tous!

Tuesday, December 10, 2013

Tchaïkovski Concertant

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1352-tchaikovsky-short-concertante-works.html



Mardi en Muisique prend la relève aujourd'hui des montages B + B afin de continuer notre regard sur l'oeuvre concertante de Tchaïkovski, avec un regard particulier dirigé sur ses "courtes" pièces concertantes pour violon, violoncelle et piano.



Il y a toutefois un "étranger parmi nous", et c'est l'extrait de Souvenir d'un lieu cher (la Méditation) qui de nos jours s'insère dans les albums dédiés au concerto pour violon, et des deux autre trésors pour violon et orchestre du Russe, sérénade mélancolique et la Valse-Scherzo. Ces deux dernière courtes pièces me rappellent les sérénades de Beethoven, Dvorak et Sibelius.



Tchaïkovski ne nous laissera pas de concerto pour violoncelle - il donnera une place de choix à cet instrument dans la version originale de son deuxième concerto pour piano, et composera ses variations Rococo pour l'instrument (toutes deux sont programmées pour le montage de vendredi prochain). Il y a, toutefois, trois courtes pièces dans le catalogue pour cette combinaison: Nocturne et Piezzo Capricioso, ainsi qu'une adaptation de l'Andante Cantabile de son premier quatuor.



Finalement, pour piano et orchestre, on trouve sa fantaisie de concert, une oeuvre en deux parties. L'ensemble de ces oeuvres sont assemblées dans la playlist YouTube ci-dessous.


Bonne écoute!



Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKI (1840-1893)

Andante cantabile (TH 63) 
(Adapté du quatuor, Opus 11)
Yo-Yo Ma, violoncelle 
Pittsburgh Symphony Orchestra sous Sir Andrew Davis



Méditation, tiré de Souvenir d'un lieu cher, op. 42 (TH 116)
Julia Fischer, violon
Yakov Kreizberg, piano



Fantaisie de concert en sol majeur, op. 56 (TH 61)
Tatiana Nikolayeva, piano
USSR State Symphony Orchestra sous Kyrill Kondrashin



Sérénade mélancolique en si mineur, op. 26 (TH 56)
David Oistrakh, violon
USSR State Symphony Orchestra sous Kyrill Kondrashin



Pezzo capriccioso en si mineur, op. 62 (TH 62)
Mstisklav Rostropovich violoncelle
USSR State Symphony Orchestra sous Gennadi Rozhdestvensky



Valse-Scherzo en ut majeur, op. 34 (TH 58)
Nathan Milstein, violon
Orchestre non-identifié



Nocturne (TH 64)
(adapté depuis l'op. 19, pour piano)
Julian Lloyd Webber 
London Symphony Orchestra sous Maxim Shostakovich





Ce billet est également disponible sur notre nouveau portail L'Idée Fixe. Visitez http://ideefixe-musique.blogspot.com/

Tuesday, November 12, 2013

In Memoriam: Sir Colin Davis (1927-2013)




Peu de temps après notre billet sur sa performance du Requiem de Berlioz, nous apprenions le décès de Sir Colin Davis, à 85 ans, suite à six mois de maladie.

Si on reconnaît aujourd’hui Davis comme un des grands chefs Brittaniques de sa génération, on aurait eu peine à prédire qu’il aurait eu droit à une grande carrière sur le podium. Jeune homme, malgré avoir été admis au Royal College of Music de Londres comme clarinettiste, on lui refusa systématiquement l’admission au programme de direction d’orchestre car il n’avait pas de formation comme… pianiste. "Diriger un orchestre a plus à faire avec le chant et la respiration qu’au piano" remarque-t-il en 1991.
Son admission au collège ne fut pas sans peine: doué pour les sciences, on tenta en vain de l’y diriger. Pendant son service militaire, il se joindra à l’harmonie de son unité, et une fois son service complété, il parviendra à se former comme chef, et fera son apprentissage auprès de formations amateures.
Après des années à trimer dur, il est finalement invité à diriger des orchestres de renom: les orchestres de la BBC et l’orchestre de la radiodiffusion Bavaroise entre autres. Il sera également titulaire de deux maisons d’opéras britanniques (Sadler's Wells Opera et le Royal Opera House). Il sera chef invité en Amérique (Boston, New-York) et en Europe (Amsterdam et Dresde).

Après l’avoir dirigé fréquemment durant toute sa carrière, il est nommé à la direction artistique du London Symphony Orchestra en 1995, poste qu’il occupera jusqu’en 2007, devenant son président. Tout au long de ces années, soit comme premier chef ou president, il dirigera le LSO dans des intégrales (Sibelius, Berlioz, Bruckner, Mozart, Elgar, Beethoven, et Brahms), en plus d’enregistrer plusieurs disques sur le label-maison LSO Live.

Sir Colin nous laisse une discographie variée et étoffée, incluant une intégrale Berlioz des années 1970 qui est encore aujourd’hui appréciée des mélomanes. C’est d’ailleurs le point de départ de notre hommage YouTube de cette semaine.
Parmi mes disques préférés de Davis, je compte son intégrale des symphonies Londoniennes de Haydn, avec l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, don’t une est intégrée à la playlist. Celle-ci est complétée par Mozart, Stravinski et Elgar.

Bonne écoute!

DETAILS
(Toutes sélections sous Sir Colin Davis)


Hector BERLIOZ (1803-1869)
Le Roi Lear, grande ouverture, en la mineur , op. 4 [H. 53]
London Symphony Orchestra

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Concerto pour piano no.20 en ré mineur, K.466
(Cadences: Paul Badura-Skoda)
Alicia de Larrocha, piano
English Chamber Orchestra

Franz Josef HAYDN (1732-1809)
Symphonie no. 100 en sol majeur, Hob. I:100 (Militaire)
Koninklijk Concertgebouworkest

Igor STRAVINSKI (1882-1971)
"Basle" Concerto, en ré majeur (1946)
Koninklijk Concertgebouworkest

Sir Edward ELGAR (1857-1934)
Enigma Variations, op. 36
Koninklijk Concertgebouworkest

Tuesday, September 10, 2013

Scherzos et menuets

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1271-scherzos-minuets.html

"S" pour "septembre" prend l'allure aujourd'hui de "S" pour "Scherzo", en téférence à la forme dansante (et supposément plaisantaine) qu'on retrouve soit seule, ou soit dans une pièce à trois ou quatre mpouvements.

Le scherzo est venu à remplacer le menuet (défendu par Haydn et les autres compositeurs de la période classique) chez les compositeurs de tradition romantique. On pourrait même dire que cette transition est un des faits saillants de l'évolution d'une ère à la suivante.

Un des premiers exemples d'un scherzo dans une oeuvre à plusieurs mouvements serait le troisième mouvement de la première symphonie de Beethoven. Ne vous laissez pas prendre par son indication presque anodine (Menuetto. Allegro molto e vivace) car ce n'est sûrement pas le menuet de Papa Haydn:




La playlist YouTube qui illustre notre thème d'aujourd'hui assemble un bon nombre de scherzos (ou devrait-on pas dire scherzi?) pour plusieurs combinaisons d'instruments, allant du piano seul jusqu'à l'orchestre tout entier. Les compositeurs illustrés vont de Bach (et le menuet de sa première partita pour piano) jusquu'au Canadien André Prévost et son Scherzo pour codres de 1960. J'ai groupé ces scherzos en deux temps, séparés par une collection de menuets.

Parmi mes sélections préférés du groupe, je souligne Rafael Kubelik dans le scherzo capricieux et mesquin de Dvorák , le quatuor Capet dans un enregistrement d'époque du menuet de l'Alouette de Haydn, et un jeune Menuhin dans le scherzo-tarantelle de  Wieniawski.

Bonne écoute!

PLAYLIST

Antonín DVORÁK (1841-1904)
Scherzo Capriccioso en ré bémol majeur, Op.66 (B.131)
Philharmonia Orchestra sous Rafael Kubelik

Pyotr Ilich TCHAIKOVSKI (1840-1893)
Scherzo à la Russe, op. 1 No. 1 
Earl Wild, piano

Igor STRAVINSKI (1882-1971)
Scherzo à la Russe (1945)
Orchestra of St. Luke's sous Robert Craft

Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Menuet 1 & 2 et Gigue extraits de la Partita no.1 en si bémol majeur, BWV 825 
Glenn Gould, piano

Georg Friedrich HÄNDEL (1685-1759)
Menuet extrait de Berenice, regina d'Egitto, HWV 38 
(Artistes non-deintifiés)

Franz Josef HAYDN (1732-1809)
Troisième mouvement (Menuet: Allegretto) extrait du quatuor en ré majeur, Hob.III:63 (Op.64, No.5) 'Alouette' 
Quatuor Capet

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Troisième mouvement (Menuetto 1) extrait du Divertimento No.17, K.334 
Jascha Heifetz, violon et Isidor Achron, piano

Antonio SALIERI (1750-1825)
Troisième mouvement(Tempo di Menuetto) extrait du Concerto pour pianoforte en si bémol majeur (1773)(Artistes non-deintifiés)

Maurice RAVEL (1875 – 1937)
Menuet antique, MR 7 (orchestré par Ravel, 1929)
Orchestre Symphonique de Montréal sous Charles Dutoit

Henryk WIENIAWSKI (1835 - 1880)
Scherzo-Tarantelle, op. 16
Yehudi Menuhin, violon
(Accoimpagnateur non-identifié)

Gustav MAHLER (1860-1911)
Deuxième mouvement (Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell) extrait de la Symphonie No.1 en ré majeur 'Titan' (1884-88)
Koninklijk Concertgebouworkest sous Mariss Jansons

André PRÉVOST (1934 - 2001)
Scherzo pour orchestre à cordes (1960)
CBC Vancouver Symphony Orchestra sous Mario Bernardi

Frédéric CHOPIN (1810-1849)
Scherzo No.3 en t dièse mineur, op. 39 
Martha Argerich, piano

Tuesday, June 11, 2013

Ça s’a-don-ne

 Un titre historiquement reserve pour les nobles, la royauté et le clergé, le titre «Don» (en espagnol et en italien, Dom en portugais)  est plutôt utilisé de nos jours par courtoisie, estime et respect. On utilise «Don» un peu comme on utilise «Sir» en anglais, quoi.
En Amérique du Nord, on utilise le titre Don dans le contexte de la mafia –  un respect voué au chef de famille, soi on veut. On se souvient de John Gatti qu’on avait surnommé the Teflon Don (car «rien n’y colle»). On pemnse aussi au films du Parrain, et de Don Vito Corleone, celui qui fait des offres qu’on ne peut refuser…
Mis à part la mafia, il y a bien des Don en culture populaire. Le Capitaine Bonhomme avait un fier adversaire en Don Alfredo y Don Pedro y Rodriguez... Bizzz (!), et que dire de l’identité secrète du héros de la Californie coloniale, Zorro (Don Diego de la Vega). Je propose aujourd’hui quelques Dons de la musique : Don Pasquale, Don Carlo, Don José (souffre-douleur de Carmen), Don Rodrigue (Le Cid), et des Dons moins connus  Don César de Bazan et Don Procopio.

Qui pourrait oublier le tombeur de ces dames, Don Juan (en italien, Don Giovanni) qui inspira Richard Strauss, Mozart et Liszt. Tant qu’à Don QUichotte, on le reserve pour le montage de vendredi…

Bonne écoute!
PLAYLIST
Gaetano DONIZETTI (1797-1848)
Ouverture de Don Pasquale (1843)
NBC Symphony Orchestra
Arturo Toscanini, direction

Jules MASSENET (1842-1912)
"Sevillana" extrait de Don César de Bazan (1872-88)
Amelita Galli-Curci , soprano
(Accompagnement non-identifié)
"Ah! tout est bien fini! Ô souverain, ô juge, ô père", extrait de Le Cid (1895)
Enrico Caruso, tenor
(Accompagnement non-identifié)

Giuseppe VERDI (1813-1901)
"Il Grand' Inquisitor" extrait de Don Carlo (1866)
Production (2010) avec  Rolando Villazon et  Eric Halfvarson
Orchestra and Chorus of the Royal Opera, Covent Garden
Antonio Pappano, direction

Georges BIZET (1838-1875)
"Sulle piume dell'amore" extrait de Don Procopio (1858-59)
Alain Vanzo  et Mady Mesple
Orchestre Lyrique de l'O.R.T.F.
Bruno Amaducci, direction
 "La fleur que tu m'avais jetée" extrait de Carmen (1873-74)
José Carreras, tenor
(Accompagnement non-identifié)

Richard STRAUSS (1864-1949)
Don Juan, op. 20
Chicago Symphony Orchestra
Fritz Reiner, direction

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Ouverture de Don Giovanni, K. 527
Orchestre du Národní divadlo v Praze
Karl Böhm, direction

Franz LISZT (1811-1886)
Réminiscences de Don Juan (après Don Giovanni de Mozart), S.418
Marc André Hamelin, piano

Nino ROTA (1911-1979)
Thème d’amour (Love Theme) extrait de  The Godfather (Le Parrain) (1972)
André Rieu  et le Johann Strauss Orchestra.

Tuesday, May 21, 2013

Haydn: Les symphonies mitoyennes

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1176-haydn-tween-symphomnies.html

Pour ce Mardi en Musique, j'ai pensé continuer mon regard sur les symphonies de Joseph Haydn, mais dans un contexte un peu particulier.

Dans mon billet inaugural de ma série des symphonies Parisiennes, j'ai souligné que Haydn avait spécifiquement changé son contrat de services avec la cour d'Esterházy afin de lui permettre de composer des symphonies pour d'autres commanditaires. Après les symphonies Parisiennes composées pour le Comte d'Ogny et avant les douze symphonies Londonniennes qu'il composera pour le compte de l'impressario Johann Peter Salomon, on compte cinq symphonies qui furent composées à l'intention de Johann Peter Tost, violiniste de l'orchestre de Haydn pour lequel il compose également les quatuors de l'op. 54 et 55, et pour le Prince Ernst de Oettingen-Wallerstein. De ces symphonies que je qualifie de "mitoyennes" la première et la dernière (les symphonies nos. 88 et 92) se sont méritées des surnoms.

La 88e symphonie fut sans doute composée pour l'auditoire Parisien, mais eut sa première à Londres. La lettre V fait référence au catalogue de la sociéte philharmonique de Londres. Au XIXe siècle, avant le catalogue Hoboken, il était usuel d'utiliser la référence de ce catalogue pour les symphonies de Papa Haydn.

La symphonie no. 92 a le surnom Oxford en raison de concerts dirigés à cette université en remerciement pour un doctorat honoris-causa. Haydn avait originalement opté pour une symphonie originale mais, faute de temps, opta pour celle-ci qui fut créée à Londres quatre mois auparavant.

Entre ces symphonies, on retrouve d'autres oeuvres toutes aussi intéressantes. Les performances retenues sont toutes des performances publiques, par des orchestres de renom et sous la baguette de chefs reconnus.

Bonne écoute!

PLAYLIST


Franz Josef HAYDN (1732-1809)

Symphonie # 88, en sol majeur, Hob. I:88, "La lettre V"
[composée pour Johann Tost]
Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
Mariss Jansons, direction
Prestation publique - Musikverein, Vienne, 5 Oct 2008


Symphonie # 89, en fa majeur, Hob. I:89
[composée pour Johann Tost]
Chicago Symphony Orchestra
Riccardo Muti, direction
Prestation publique - Orchestra Hall, Chicago, 30 Sep 2010

Symphonie # 90, en do majeur, Hob. I:90
[composée pour le Prince Ernst de Oettingen-Wallerstein]
Koninklijk Concertgebouworkest
John Eliot Gardiner, direction
Prestation publique - Concertgebouw, Amsterdam, 7 mars 2010

Symphonie # 91, en mi bémol majeur, Hob. I:91
[composée pour le Prince Ernst de Oettingen-Wallerstein]
Wiener Philharmoniker
Simon Rattle, direction
Prestation publique - Musikverein, Vienne, 19 avril 2009
"
Symphonie # 92, en sol majeur, Hob. I:92, "Oxford"
[composée pour le Prince Ernst de Oettingen-Wallerstein]
Wiener Philharmoniker
Simon Rattle, direction
Prestation publique - Musikverein, Vienne, 19 avril 2009

Merci a magischmeisjeorkest (http://www.youtube.com/user/magischmeisjeorkest?feature=watch)


Tuesday, April 23, 2013

Raconte-moi une histoire en musique: le poème symphonique

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1157-tell-me-story-music.html

Notre thème du mois - raconte-moi une histoire - ne serait pas complet si l'on ne passait pas un peu de temps à contemnpler le poème symphonique (ou la fantasia pour oirchestre). Le poème symphonique, comme je l'expliquais il y a quelques temps se veut en quelque sorte l'antithèse de la forme, un tableau musical peint avec les instruments de l'oirchestra afin de transmettre une narration, et les émotions qu'on associe avec un conte, une histoire fantastique, un évènement, etc.

La playlist d'aujourd'hui est donc un modeste survol de poèmes et fantasias pour orchestre, couvrant près d'un sièclke de composition.

Notre survol comence avec Franz Liszt, celui que les musicologues considèrent l'inventeur ou le pionnier du genre. Lors d'une réflexion de décembre 2011, j'ai proposé probablement le poème symphonique le plus célàèbre du compositeur Hongrois, Les préludes. Aujourd'hui un autre exemple notoire, Tasso.

Celui qui prendra le flambeau des mains de Liszt est sans contredit Richard Strauss. Strauss composera des poèmes d'une extravagance démesurée (Also Sprach ZarathustraEin Helkdenleben) ainsi que des oeuvres aux proportions plus modestes, en particulier en début de carrière. Till Eulenspiegel (ou Tyl l'espiègle) est précisément une de ces compositions.

Comme je le disais tout à l'heure, la fantasia pour orchestre entre tout à fait dans la lignée du poème symphomnque. Le trio de  fantaisies composées par Tchaïkovski sur les oeuvres de Shakespeare (Roméo et JulietteLa tempêteHamlet - montées lors de billets de faveur il y deux ans maintenant) et  Francesca da Rimini, mon choix pour la playlist font partie de cette conversation. Durant presque 30 miunutes, Francesca vous prend par les tripes dès la premi;re mesure et ne vous laisse pas aller avant la toute fin - la prestation retenue par le guru Mravinski est vivide et éloquante.

Après les extrêmes de jouissance entendus, il est réconfortant de trouver des poèmes symphoiniques économes et simples, comme ceux de Camille Saint-Saëns: Phaeton et mon choix d'aujourd'hui le rouet d'Omphale.

Pour terminer, j'ai retenu le poème symphonique de Gershwin An American in Paris, une piàce qui transcende la salle de concert - grâce au film de Vicente Minelli et la chorégraphie de Gene Kelly. Je vous propose de lire cet article (en anglais) qui rappelle la genèse de l'oeuvre et propose des anecdotes à propos de la prestation que j'ai retenue, la première sur disque sous Nathaniel Shilkret. Comme moi, vous serez sans doute agréablement surpris par la qualité de l'interprétation, et en particulier des effets sonores. MM. Previn, Bernstein et Tilson-Thomas n'enlèvent rien au travail de M. 
Shilkret.

Et si vous écoutez attentivement, vous entendrez le compositeur lui-même au celesta.

Bonne écoute!




PLAYLIST

Franz LISZT (1811-1886)
Tasso: Lamento e Trionfo, S.96
Leipzig Gewandhaus sous Kurt Masur 

Pyotr Ilich TCHAÏKOPVSKI (1840-1893)
Francesca da Rimini, Op. 32 
Philharmonique de Leningrad sous Evgenii Mravinski

Richard STRAUSS (1864-1949)
Till Eulenspiegels lustige Streiche, Op. 28, Trv 171 
Chicago Symphony Orchestra sous Sir Georg Solti

Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)
Le Rouet d'Omphale, Op. 31 
Orchestre du Conservatoire sous Charles Munch 

George GERSHWIN (1898-1937)
An American in Paris (1928)
Victor Symphony Orchestra sous Nathaniel Shilkret 

Tuesday, April 9, 2013

César Franck (1822 - 1890)





Ce billet était prévu pour ma série Orgue et Carême, mais fut retardé en faveur de mon billet souvenir sur Marie-Claire Alain.

Le compositeur Belge-Français César Franck est la figure principale d’un movement qui inculqua un engagement émotif, ue solidité trechnique et un sérieux à la musique dite Française comparable à la musique Germanique. Ce mouvement inclut des compositeurs de renommée tels Vincent d’Indy, Ernest Chausson, Pierre de Bréville, Charles Bordes et Guy Ropartz.

Admis au conservatoire de sa ville natale de Liège à huit ans, Franck et sa famille relogent à Paris où il poursuit des etudes privées avec Anton Reicha, alors professeur au prestigieux Conservatoire de Paris. Franck s’inscrira au Cinservatoire à 17 ans et y connaîtra des succès immédiats, remportant plusieurs prix dès sa première année complète à l’institution.

A l’insistance de son père, Franck quitte le Conservatoire prématurément afin de poursuivre une carrière de compositeur et interprète. Après 10 ans de succès mitigés, il finira par se marier en 1848 et se contentera d’une modeste carrière comme organiste et, plus tard, comme professeur d’orgue et de composition au Conservatoire.

Prenoins quelques instants pour souligner les compositions célèbres de Franck: sa symphonie en ré mineur (1888), Variations symphoniques (1885), Quatuor en ré majeur (1889), sa sonate en la majeur (1886).
Toutefois, ce billet (comme ceux du mardi pendant le Carême) ayant une saveur d’orgue, parlons un peu des contributions de Franck comme compositeur et interprète pour cet instrument. Si on reprend la biographie de Franck là où je l’ai laissée, il devient organiste-titulaire à Saint-Jean-Saint-François en 1851 et sa longue association avec la tribune musicale à  Sainte-Clotilde de 1858 jusqu’à son décès.

Comme organiste, les anecdotes concernant ses dons en improvisation sont nombreuses. Quoique l’ensemble de son œuvre pour l’orgue est relativement modeste (une douzaine d’œuvres majeures seulement), on ira jusqu’à plaider que Franck étai le plus grand compositeur pour cet instrument depuis Bach lui-même – contentons-nous d’affirmer qu :il composa quelques-unes des plus grandes pages pour son instrument en France depuis plus d’un siècle. Si on retourne aux autres organistes discutés dans nos pages l’an dernier, Franck avec sa Grande Pièce Symphonique pour orgue marque le début du mouvement symphonique qui culminera avec les symphonies pour orgue de Widor, Vierne et Dupré.

Selon Vierne (qui fut son élàve au Conservatoire), la grande qualité de l’œuvre pour orgue de Franck découle de sa grande simplicité et humilité. Ces qualités humaines confèrent à ses compositions un grand respect pour l’art et l’instrument un « homélie sonore d’une grande sincérité » dira-t-il.

La playlist YouTube d’aujourd’hui propose un apercu de l’oeuvre pour orgue de Franck et, je crois, soutient amplement les propos de M. Vierne!

Bonne écoute!

DETAILS

César FRANCK (1822 - 1890)

Offertoire (si bémol majeur) extrait de "L'organiste, 1er volume", FWV 41, no. 28
Diego Innocenzi
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, St. François-de Sales, Lyon, France

Prélude, fugue et variation (si mineur), FWV 30
Michael Murray
INSTRUMENT : Cavaille-Coll (1888 )- St. Sernin, Toulouse

Fantaisie (ut majeur), FWV 28
David Enlow
INSTRUMENT: St Mary the Virgin, New York

Choral (no. 3, la mineur),  FWV 40
Gerard Carter
INSTRUMENT: Théodore Puget, Père et Fils, Kincoppal-Rose Bay Chapel, Sydney.

Grande pièce symphonique (fa dièse mineur), FWV 29
André Marchal
INSTRUMENT : Grand Orgue de l'église Saint-Eustache, Paris.

Psaume 150 (Louez le Dieu, caché dans ses saints tabernacles) chœur avec orchestre et orgue, FWV 69
Xaver Varnus aux orgues (Instrument non-identifié)
Ensemble vocal Tomkins (Budapest)
Orchestre de l’opéra de Budapest sous Tamás Vásáry

Pièce héroique, FWV 37
Katalin Mali
INSTRUMENT: Angster pipe organ of the St. Theresa Cathedral in Subotica Serbia

Final (si bémoil majeur), FWV 33
Mark Laubach
INSTRUMENT: Berghaus , Grace Lutheran Church in the River Forest (Chicago), Illinois.

Tuesday, March 12, 2013

Marie-Claire Alain (1926-2013)

J’avais programmé dans notre série Orgue et Carême un billet sur l’œuvre de César Franck pour aujourd’hui. Toutefois, en raison du récent décès de Marie-Claire Alain, j’ai opté de remettre ce billet à plus tard et de consacrer ma réflexion d’aujourd’hui à Madame Alain, qui nous a quitté le mois dernier.


Marie-Claire est la cadette d’une famille de musiciens. Le partriarche, Albert Alain (1880-1971), fut compositeur à ses heures mais d’abord et avant tout l’organiste-titulaire à Saint-Germain-en-Laye. M. Alain fut formé par Alexandre Guilmant, Louis Vierne et Gabriel Fauré.
Sa sœur Odile, soprano et pianiste, est décédée prématurément suite à un accident, et ses deux frères – Olivier et Jehan – ont tous deux compose. Jehan, bien sûr, a la notoriété d’avoir été un compositeur fort prometteur, ami d’Olivier Messiaen et de Francis Poulenc et comme sa soeur Odile, est décédé fort prématurément. On ne peut que croire que ces lourdes pertes ont affecté la cadette de la famille.
Marie-Claire s’exécutera à l’orgue en public (à la tribune de son père) dès l’âge de 11 anss. A 18 ans, en 1944, elle s’inscrira au Conservatoire de Paris où elle se foirmera sous Marcel Dupré (orgue), Pié-Caussade (conntrepoint) et Maurice Duruflé (harmonie). Elle suivra également des leçons privées avec Duruflé. Elle rafletra sa part de prix au Conservatoire, avant de lancer sa carrière en 1950.
Après ses débuts post-estudiantins à Paris, elle sera appelée en tournée en Europe et en Amérique, donayt plus de 2000 récitals aux quatre coins du monde. Suite au décès de son père en 1971, elle le remplace à la tribune de  Saint-Germain-en-Laye et y restera pour plus de 40 ans. Elle aura la réputation d’entreprendre l’exécution d’œuvres majeures et variées, jouant sans partition (comme Dupré).
Mme Alain est également une pédagogue recherchée, offrant des notamment à Haarlem et St Albans.
Marie-Claire Alain a, sans contredit, une discographie à la fois chevronnée et impressionante. Elle compte bien des centaines d’albums, comprenant non moins de trios integrals J. S. Bach, en plus de selections du baroque au modern, de Couperin à Jehan Alain en passant par tous les grands compositeurs pour son instrument.
La playlist YouTube que j’ai façonné ne fait que gratter la surface de cette éloquente discographie . Que ceci ne vous serve que de tremplin afin de découvrir (ou re-découvrir) cette grande dame de l’orgue. Nous la manquerons tous…
PLAYLIST
Mafrie-Claire Alain à l’orgue (Instruments specifies ci-dessous)
Léon BOELLMANN (1862 – 1897)
Suite Gothique, op. 25.
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris
Jehan ALAIN (1911-1940)
Litanies, pour orgue, JA 119
INSTRUMENT : Grossen Hoforgel , Hofkirche, Luzern
Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Toccata en ré mineur ''Dorienne''. BWV 538
INSTRUMENT: Gottfried Silbermann, Dom St. Marien, Freiberg
Toccata en fa majeur. BWV 540
INSTRUMENT: Christian Müller, St. Bavokerk, Haarlem
Passacaglia et Fugue en ut mineur. BWV 582
INSTRUMENT : Collégiale de Saint Donat
Georg Frideric HANDEL (1685 – 1759)
Concerto pour orgue et orchestra, op 7, no 1. HWV 306
INSTRUMENT: Eglise Saint-Pierre des Chartreux, Toulouse
Freiburger Barockorchester, sous Gottfried von der Goltz
Théodore DUBOIS (1837 – 1924)
Toccata en sol majeur, extrait de Douze Pièces pour orgue ou piano-pédalier (1889)
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris
Alexandre GUILMANT (1837-1911)
Finale de la sonate no 1, op 42
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris
Gabriel FAURE (1845 – 1924)
O Salutaris Hostia, op. 47 no. 1
avec Camille Maurane
(Instrument non-spécifié)
Eugène GIGOUT (1844 – 1925)
Toccata en si mineurextrait de 10 pièces pour orgue (1890)
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, Eglise St. Sulpice, Paris



EN PRIME : J.S. Bach par Madame Alain

Tuesday, February 12, 2013

Mardi Gras

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1090-mardi-gras.html

Demain sera le mercredi des cendres, et Mardi en Musique tournera son attention encore cette année sur la musique pour orgue, à commencer avec Jadis sur Internet la semaine prochaine.

Toutefois, nous avons encore une dernière chance de goûter à pleines dents aux plaisirs de la vie avant la période de privations... Ce jour, bien sûr, est donc le mardi gras, ou comme les cajuns de la Nouvelle Oréleans l'appellent, le "Fat Tuesday":

 

Soulignos l'occasion des festivals, et des carnavals (comme celui de Rio), avec une playlist YouTube ornée de musique qui illustrent le thème du mardi gras et des festivals. De tout le répertoire classique, sans doute l'oeuvre qui évoque le mardi gras des plus spécifiquement on compte le ballet Pétrouchka de Stravinski, et la suite du ballet souligne les activités qu'on peut y trouver, les amuseurs, les animaux...


De Schumann, j'ai retenu non pas le prévisible carnaval, mais plutôt des scènes du Carnaval de Vienne... De la catégorie "vieux enregistrements", Pierre Monteux dirige le Carnaval Romain de Berlioz, et Toscanini dirige Feste Romane de Respighi.

Liszt et Dvořák’s complètent le pot-pourri..

Bonne écoute!


DETAILS


Hector BERLIOZ (1803-1869)
Le carnaval romain, op. 9
San Francisco Symphony Orchestra sous Pierre Monteux

Franz LISZT (1811-1886)
Rhapsodie Hongroise en mi bémol majeur, S.244, no. 9 ("Le carnaval de Pest")
Claudio Arrau, piano

Igor STRAVINSKI (1882-1971)
Suite du ballet Pétrouchka (1945)
Orchestre de la Radiodiffusion Suédoise sous Leopold Stokowski

Robert SCHUMANN (1810-1856)
Faschingsschwank aus Wien, op. 26
Arturo Benedetti Michelangeli, piano

Ottorino RESPIGHI (1879-1936)
Feste Romane, P. 157
Philadelphia Orchestra sous Arturo Toscanini

Antonín DVOŘÁK (1841-1904)
Karneval, op. 92
London Symphony Orchestra sous Istvan Kertesz