Tuesday, July 10, 2012

« CAV et PAG » - Cavalleria rusticana


NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 8 février 2012 sur OperaLively. Version originale:



http://operalively.com/forums/showthread.php/515-OTF-Cavalleria-rusticana?p=5743#post5743



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Nos deux prochains billets de faveur du mardi se concentreront sur une paire d’opéras en un acte composés à la fin du XIXe siècle qui sont souvent présentés en tandem que les amateurs d’opéra appellent tout simplement « CAV et PAG ».

On les retrouve souvent jumelés pour plusieurs raisons – ils sont des opéras contemporains l’un de l’autre (composés respectivement en 1890 et 1892), ils suivent la même formule (le soi-disant verisimo ou opera-vérité) et leur durée est telle qu’ils comblent bien une soirée dans un même programme.




Le premier des deux opéras, CAV, fut composé le premier, recevant sa première le 17 mai 1890, et explore des thèmes tels l’adultère, la trahison et l’honneur, et atteint son apothéose avec un duel hors-sèene entre deux des protagonistes créant un tragique dénouement.

Cavalleria rusticana fut entièrement composé (musique et livret) sur une période d’environ deux mois en réponse à une compétition ouverte, et fut l’un de trois opéras retenus par le jury, et devint ainsi le premier opéra de Pietro Mascagni à être monté, et demeure aujourd’hui son plus grand succès (au moment du décès de Mascagni en 1945, on comptait polus de 14 000 performances et ce, seulement en Italie!) et le plus joué de ses quinze opéras. D’ailleurs, hormis CAV, seuls Iris et L'amico Fritz sont encore du répertoire opératique italien.

La Prestation

Mon choix de prestation pour aujourd’hui en est une d’époque, qui forme l’uin des deux volets du tandem CAV-PAG, tel qu’enregistré au début des années ’50 avec la Callas et et Giuseppe Di Stefano sous le chef Italien Tullio Serafin. Cette prestation peut être trouvée dans la vaste bibli musicale du site MQCD Musique Classique.
Pietro MASCAGNI (1863-1945)
Cavalleria rusticana (Chevalerie Rustique) (1890)
opéra en un acte adapté du drame de Giovanni Verga (1875).
Santuzza – Maria Callas
Turiddu, - Giuseppe Di Stefano
Alfio – Rolando Panerai
Lucia – Ebe Ticozzi
Lola - Anna Maria Canali
Orchestre et chœurs de La Scala (Milan) sous Tullio Serafin
Lieu d’enregistrement : Basilica di Santa Euphemia, Milan, (06/16/1953-08/04/1953)

L'argument de Cavaliera Rusticana (Tiré de http://fr.wikipedia.org/wiki/Cavalleria_rusticana#Argument_:_Acte_unique)

La scène se déroule dans un village sicilien au XIXe siècle, le jour de Pâques. Le prélude orchestral ouvre sur le thème du désespoir de Santuzza et se poursuit sur la sérénade que Turriddu adresse à Lola, la jeune épouse d’Alfio : c’est une chanson sicilienne chantée derrière le rideau. Le rideau se lève ensuite dévoilant la place du marché. Dans le fond s’élève l’église tandis que, sur la gauche, on voit la boutique de vins de Mamma Lucia.


Alors que sonnent les cloches de l’église, des femmes, en dehors de la scène, chantent la beauté du jour pendant que les hommes, également dans les coulisses, vantent le zèle et le charme de leurs femmes. Bientôt une foule d’hommes et de femmes se rassemble pour assister à la messe. Ils entrent dans l’église et, tandis que leurs voix s’éteignent, Santuzza, une jeune villageoise, triste et mélancolique, apparaît alors et se dirige vers la boutique de Mamma Lucia. Elle la rencontre alors que celle-ci est sur le point de partir à l’église et lui demande où se trouve son fils Turiddu. Lucia répond qu’il est parti le soir précédent pour chercher du vin. Mais Santuzza rétorque que Turiddu a été vu pendant la nuit dans le village. "Et que savez–vous au sujet de mon fils ?" interroge alors Lucia.

Leur conversation est interrompue par l’arrivée d’Alfio et le tintement des clochettes de son cheval. Alfio chante gaiement les joies de la vie de charretier, en dépit de ses difficultés. Puis, il réclame du vin à Mamma Lucia. Celle–ci lui répond alors que Turiddu est parti en chercher. Alfio s’étonne car il a vu Turiddu, ce matin, près de chez lui. Mais à ce moment s’élève, venant de l’église, le son de l’orgue et celui des prières qui jettent à genoux tous ceux qui se trouvent sur la place. Et tous, d’une même ferveur, chantent l’Hymne de Pâques pendant que la procession villageoise pénètre à son tour dans l’église, laissant Santuzza et Mamma Lucia seules dehors.

Santuzza s’épanche alors avec passion en racontant à Lucia l’histoire de son amour trahi: Turiddu qui était fiancé à Lola avant son départ pour l’armée l’a retrouvée à son retour mariée à Alfio ; il est alors devenu l’amant de Santuzza qui l’aime à la folie. Mais Lola lui a de nouveau volé son amant et Santuzza s’effondre en larmes, en se croyant maudite. Mamma Lucia, bouleversée par ce qu’elle vient d’entendre, pénètre dans l’église à son tour. C’est à ce moment qu’arrive Turiddu, tâchant d’abord d’éviter Santuzza. Mais celle-ci l’interpelle et lui reproche amèrement sa conduite. Le ton monte très vite et la querelle s’envenime quant survient Lola, en quête de son mari. Avisant Santuzza, elle trouve le moyen de la railler avant de pénétrer à son tour dans l’église.

À nouveau seuls, Santuzza et Turiddu reprennent leur dispute, faite de cris et de supplications; excédé, Turiddu bouscule avec violence Santuzza qui s’effondre à terre en maudissant son amant avec cette haine, cette fureur que peut seule produire une passion.

Alfio sort à ce moment de l’église où vient de se précipiter Turiddu. Santuzza, folle de jalousie, lui raconte alors tout ce qui s’est passé entre sa femme et Turiddu. Alfio, abasourdi, jure vengeance et part sur le champ. Santuzza, soudain saisie d’un remords prémonitoire, le suit, effarée.

La messe de Pâques est terminée et tous les villageois sortent de l’église. Lola est pressée de rentrer chez elle mais Turiddu la retient un moment et invite tout le monde à boire. Chacun s’égaie et Turiddu boit à tous les vrais amoureux. À ce moment, Alfio refuse, de manière offensante, le vin que Turiddu lui offre : "je n’accepte pas votre vin ; il se transformerait en poison dans mon estomac". Turiddu réalise alors qu’Alfio sait tout et qu’après cette insulte, il ne peut que se battre avec lui.

Comme le veut la coutume sicilienne avant un duel, les deux hommes s’embrassent et Turiddu mord l'oreille d'Alfio. Alfio se dirige ensuite vers le verger pour ce duel au couteau. Turiddu appelle sa mère, il a le pressentiment de sa mort proche et il lui demande sa bénédiction, puis il lui recommande Santuzza avant de partir vers son destin. Mamma Lucia, bouleversée, pleure seule tandis qu’arrive Santuzza qui l’embrasse. Et tout aussitôt la place s’emplit de villageois agités d’où émerge une voix de femme qui s’écrie : Hanno ammazzato compare Turiddu. Turiddu est mort. Mamma Lucia et Santuzza s’effondrent en poussant des cris d’horreur et de désespoir.

Livret en Italien (Giovanni Targioni-Tozzetti and Guido Menasci): http://opera.stanford.edu/Mascagni/C.../libretto.html

Hyperlien à la prestation: 
http://www.mqcd-musique-classique.co...ead.php?t=4323


La semaine prochaine – PAG. Bonne écoute! 


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A NE PAS MANQUER

Le deuxi'me volet de l'été des sonates met en vedette le pianiste Am/ricain Seymour Lipkin dans des sonates pour piano de Schubert. Visitez http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110570#post110570

Friday, July 6, 2012

Montage # 62 - Pack Your Bags/Faites vos valises


As of August 10, 2012, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 10 août 2012, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

http://archive.org/details/PackYourBags


pcast062 Playlist

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English Commentary – le commentaire français suit


Today we launch our Summer series The Great Escape by going nowhere and everywhere by train, by plane, or just by car, like Glenn Gould did one summer:




(I could only find an excerpt of this programme, unfdortunately…)

Or even on John Adams'fast machine...

In this montage about journeys with or without a purpose, our main selections include Jacques Ibert's Escales (Ports of Call) and Franz Liszt's transcription of Schubert's Wanderer fantasy for piano and orchestra. The original solo version is found here:


I included a number of popular works including Joe Cocker's rensition of The Letter, the Beatles' Ticket to Ride and Chris De Burgh's Spanish Train.

From the classics, in addition to Liszt and Ibert, we have the Christopher Columbus oiverture by Wagner and Nielsen's Saga Dream.

Boin Voyage!

I thiunk you will love this music too.

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Commentaire français


La réflexion de cette semaine représente la première de notre série estivale de baladodiffusions du vendredi la grande évasion. Je vous invite donc à faire vos valises et aller à l’aventure, au gré du vent, ici et là, nulle part en particulier.

Notre première sélection est de Wagner, extraite de la musique de scène qu’il composa pour la pièce Christophe Colomb de Guido Theodor Apel . Nous passerons d’un long voyage d’exploration à une courte randonnée sur le bolide de John Adams…

Après le rêve d’aventures évoqué par le poème symphonique de Carl Nielsen, nous acccompagnerons Jacques Ibert dans ses escales  en Espagne, au Maghreb et en Italie.

Franz Liszt n’est pas étranger aux pélerinages – nous l’avons suivi en Suisse l’an dernier. Aujourd’hui, il est le vagabond évoqué par Schubert dans son adaptation de la fantaisie (en ut majeur, D. 760) du maître Autrichien, qu’il transposa pour piano et orchestre. La version originale pour piano se trouve ici.

Enfin, une série de sélections de chansons populaires anglophones: The Letter (originalement endisqué par les Box Tops) interprété en spectacle par Joe Cocker, qui doit retrouver celle qu’il aime à tout prix, et l’envers de la médaille (Ticket to Ride) des Beatles racontant le départ précipité d’une flamme éteinte. Enfin, du troubadour Chris De Burgh, le récit d’un train entre Guadalquivir et Séville, oû les forces du Bien et du Mal jouent une partie de cartes avec un enjeu des plus particuliers.

Bonne écoute!


Tuesday, July 3, 2012

Musiques Estivales


NDLR: La série « Billet de faveur » présente des billets qui n'ont pas encore été présentés en français. Ce billet fut publié originalement le 24 juin 2011. Version originale:


http://itywltmt.blogspot.ca/2011/06/mission-accomplished-and-montage-11.html

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Ce montage n'est plus disponible sur Pod-O-Matic, mais peut èetre téléchargé à partir du site Internet Archive à l'adresse suivante:



pcast011 Playlist (en anglais)

 

Le solstice d'été a eu lieu il y a plus de deux semaines maintenant, mais il n'est pas trop tard pour vous inviter à écouter ce montage d'oeuvres qui ont comme thématique commune l'été.


Commençons par souligner une paire de compositions québécoises: “Un été fragile” d'André Gagnon et “Été canadien” d'un Andre Mathieu âgé d'à peine dix ans. Pour compléter la présence québécoise, soulignoins la contribution de l'ouverture du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn interprétée par l'Orchestre Symphonique de Montréal.


“Knoxville, Summer 1915” de Samuel Barber et une version intégrale de l'été des Quatre Saisons de Vivaldi sont deux oeuvres majeures de noitre sélection estivale - le Vivaldi étant extrait de l'intégrale des Quatre Saisons par le violoniste Louis Kaufman. Le texte de Knoxville peut être fureté ici:


http://www.sfsymphony.org/music/ProgramNotes.aspx?id=34170

“Im Sommerwind” est un bon example de musique de la soi-disant deuxième école Viennoise. A l'instar de la Nuit Transfugurée de Schönberg, cette courte pièce de Webern se rapproche de Brahms et Bruckner plutôt que de la dodécaphonie qui dominera l'esthétique du groupe. Ajoutons ici Gershwin et un extrait des saisons de Tchaikovski. Enfin, "Sur les lagunes", extrait des nuits d'été de Berlioz. Texte: http://www.recmusic.org/lieder/get_text.html?TextId=5950

Bonne écoute, et bon été!



"Les nuits d'été" (Summer Nights), Op. 7, is a song cycle by the French composer Hector Berlioz. It is a setting of six poems by Théophile Gautier. Of the six, I chose the third (Sur les lagunes - on the lagoons) based on the poem "Lamento - La chanson du pêcheur" (song of the fisherman):

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A NE PAS MANQUER

Le premier volet de l'été des sonates met en vedette le violoniste Canadien Corey Cerovsek dans des sonates de Bach, Beethoven, Mozart et Fauré. Visitez http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110493#post110493




Monday, July 2, 2012

L'été des sonates / The Summer of the Sonata

Texte français - English text below


Quinze que j’en pense, ma rubrique bimensuelle sur MQCD Musique Classique, fera relâche pour la saison estivale. Je compte m’y remettre dès le 15 septembre.

Ceci ne veut pas dire que je vais chômer pendant les mois de juillet et août – alors, pas de raison pour ma centaine de visiteurs (ou à peu près…) de se sentir abandonnés.

En effet, je vais tenter une expérience bloguesque sur deux temps: une série estivale et un déménagement temporaire de mes billets du mardi. Ainsi donc, pour les mois de juillet et août, je vais émettre ces billets sur MQCD Musique Classique.

Et pourquoi donc? Eh bien, parce que j’ai en tête une série de billets pour l’été. L’an dernier, j’ai créé une série de six billets, un espèce de festival axé sur les quatuors. Cette année, ce sera le festival de la sonate. Sonates pour instruments seuls, ou sonates pour instrument seul avec accompagnement.

Premier volet: Corey Cerovsek joue Bach, Beethoven, Fauré et Mozart: http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110493#post110493
Deuxième volet: Seymour Lipkin joue Schubert http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110570#post110570
Troisième volet: Glenn Gould joue Berg, Haydn, Scarlatti, Beethoven et Mozart http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110595#post110595
Quatrième volet:  Guillermo Figueroa joue Bartók:
http://itywltmt.blogspot.ca/2012/07/jadis-sur-internet-guillermo-figueroa.html
Les sonates sur disque: http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110690#post110690
Cinquième volet: Paavali Jumppanen  joue Beethoven et Mozart: http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?p=110772#post110772
Sixième volet: Sonates en récital (Reinecke, Vivaldi, Debussy et Ives): http://www.mqcd-musique-classique.com/forum/showthread.php?t=6558
Septième et dernier volet: Rodrigo Alquati joue Brahms: http://itywltmt.blogspot.com/2012/08/jadis-sur-internet-rodrigo-alquati-joue.html


Le menu sera donc une demi-douzaine de billets illustrant des sonates de toutes sortes, ainsi qu'une série de suggestions d'achat (réutilisant des chroniques du disque passées).

Mardi en Musique sur ces pages  cèedera sa place à des billets de faveur, rattrapant des propos qui n'ont pas été adaptés en français, et particulièrement provenant de ma chronique sur OperaLively. Les séries du mardi Jadis sur Internet et la Chronique du disque seront encore offertes ici en français le mardi, comme d'habitude.

Rendez-vous mardi le 3 juillet pour le premier volet de l'été des sonates sur MQCD Musique Classique!

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English Text

I had fun last year on the Tuesday blog with the Summer of the String Quartet, and we will do essentially the sam,e thing this year, but this time focusing on sonatas for the piano, violin and other instruments. Four of the posts I have planned thus far will take place at the Isabella Stewart Gardner museum (at least, virtually…) and the remaining three will contribute to existing long-arc series, Once Upon the  Internet and the Glenn Gould double anniversary.

Part One features Corey Cerovsek (Bachm Beethoven, Fauré and Mozart): http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/983-summer-sonata-part-one.html
Part Two features Seymoiur Lipkin in Schubert http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/986-summer-sonata-part-two.html
Part Three features Glenn Gould (Berg, Haydn, Scarlatti, Beethoven and Mozart) http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/993-summer-sonata-part-three.html
Part Four features  Guillermo Figueroa (Bartók:)
http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/994-summer-sonata-part-four.html
Part five features Paavali Jumppanen  (Beethoven and Mozart) http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1002-summer-sonata-part-five.html
Part six presnets performances of sonatas by Vivaldi, Ives, Debussy and Reinecke: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1003-summer-sonata-part-six.html
Part Seven: Rodrigo Alquati and Brahms: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1013-once-upon-internet-rodrigo.html

More details on TalkClassical and our What’s New page, updated monthly.