Tuesday, May 1, 2012

En avant, marche!

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/959-i-love-parade.html


Les traditions sont différentes partout, et les défilés et les grandes fanfares sont réservées par chez-nous pour le Carnaval de Québec ou pour le Stampede de Calgary et - bien sûr - pour la St-Jean (qu'on se plait ici à appeler la Fête Nationale). Le premier mai, pendant des lunes, c'était le jour du déménagement, car les baux aux Québec prenaient fin et commençaient le premier mai - à tout le moins jusqu'autour de 1975 où la date fatidique changea pour le premier juillet - affront à l'autre fête, celle du Canada.


Mon grand ami Denis est né le premier mai et, encore aujourd'hui, je l'appelle le fils du déménageur.


En Europe, bien sûr, le premier mai c'est leur fête du travail, ou la fête des travailleurs. Les régimes communistes autoritaires ont saisi l'occasion pour monter de grands défilés, comme celui-ci:



Ainsi donc, je vous propose de la musique pour les fanfares, de la musique pour les grandes occasions, des marches de concert (comme la Marche Slave de Tchaikovski, ou la marche hongroise de Berlioz) et des marches du cinéma et de la télé (Guadlacanal de Rodgers, 1941 de Williams, 76 Trombones de Willson).



Pendant qu'on u est, les fanfares aux USA sont omniprésentes lors d'évènements sportifs, et en particulier loirs des matchs de football collégiaux. La fanfare de l'université Ohio State est reconnue pour ses formations imaginatives, et sa plus célèbre est démontrée dans le clip ci-dessous: on l'appelle "Mettre le point sur le I" *en anglais, Dotting the I).
 

L,honneur de "faire le point" revient à l'un des joueurs de sousaphone... Qui nous amène à M. Sousa et ses marches. Je n'ai retenu qu'iune seule de ses marches, ayant fait un boin survol lors d'un autre Mardi en Musique mettant en vedette  l'USAF Heroitage of America Band. 



Bonne écoute!
DETAILS


Harold ARLEN (1905–1986)
I Love a Parade (1931)
Lawrence Welk Orchestra and Singers

Meredith WILLSON (1902 – 1984)
"Seventy-Six Trombones" extrait de The Music Man (1957)
Générique final de la version cinématographique de 1962

John WILLIAMS (*1932)
The March from "1941" (1979)
Trame sonore originale

"Imperial March" extrait de Star Wars Episode V - The Empire Strikes Back (1980)
John Williams dirige le London Symphony Orchestra

Richard RODGERS (1902 –1979)
Robert Russell BENNETT (1894 – 1981)

"The Guadalcanal March" extrait de Victory at Sea (1952)
Robert Russell Bennett dirige le RCA Victor Symphony Orchestra

Julius FUCIK (1872 – 1916)
Vjezd gladiátorů (Entrée des gladiateurs), op. 68
Artistes non-identifiés

John IRELAND (1879-1962)
Epic March (1942) 
Richard Hickox dirige le London Symphony Orchestra

Hector BERLIOZ (1803-1869)
"Racoczy March" extrait de La damnation de Faust, Op. 24
Arthur Fiedler dirige le San Francisco Symphony Orchestra

Edvard GRIEG (1843-1907)

Marche des Gnomes extraite de la Suite Lyrique (orchestration de l'Op.54)
Sir Malcolm Sargent dirige le London Philharmonic Orchestra

Giuseppe VERDI (1813-1901)
Acte II, Sc. 2 de Aida (1871) 
"Grande Marche Triomphale
(Premiers 11:45 du clip)
Arturo Toscanini dirige le NBC Symphony et la Robert Shaw Chorale

Pyotr Ilyich TCHAIKOVSKY (1840-1893)
Marche Slave en si bémol mineur, Op. 31
Leonard Bernstein dirige le New York Philharmonic 

Carl Michael ZIEHRER (1843 - 1922)
Schönfeld-Marsch, op. 422 

Artistes non-identifiés 

Johann Strauss I (1804 - 1849)
Wiener Stadt-Garde Marsch, Op. 246 (orchestration de John Georgiadis)
John Georgiadis dirige le London Symphony Orchestra 

John Philip SOUSA (1854-1932) 
The Liberty Bell March (1893)
Artistes non-identifiés 

Robert Sherwood HAGGART(1914 -1998)
Raymond BAUDUC (1909 -1988)

South Rampart Street Parade (1939)
The Lawrence Welk Orchestra avec Johnny Klein à la batterie

Friday, April 27, 2012

Montage #53 - Violin and Cello/violon et violoncelle


As of June 1st, 2012, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 1er juin 2012, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:

http://archive.org/details/ViolinAndCello



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English Commentary – le commentaire français suit


The last of our four montages dedicated to the Brahms concertos comes to a close with Brahms’ double concerto. As I hinted to in last week’s post, this concerto was a peace offering of sorts to Brahms’ longtime friend Joseph Joachim, a friendship that had undergone a rough patch in recent years.

There really isn’t anything uncommon about the format of a concerto for two soloists per se. This formula typically involves two of the same instrument (think of the many concertos for two violins by Vivaldi and Bach, the concerti for two keyboards by Bach and Mozart, …) though there are fewer concertos for two different solo instruments. They do exist, however: Mendelssohn’s concerto for piano and violin, Mozart’s concerto for flute and harp, Shostakovich’s first piano concerto is really a concerto for piano and trumpet, many refactored concerti by Bach and Vivaldi suggest the use of violin and oboe, or violin and flute.

However, the combination of two instruments who play at two different registers (violin and cello in Brahms’ case) are much rarer, and provide a unique opportunity to exploit the orchestra “fighting off” two opponents – one at the hands, the other one at the feet!

I have read many places that the Brahms op. 102 concerto is the weakest of the bunch. I would disagree – I think it is, however, the lightest in texture of the lot.  Let’s see what you think… As an aside, I plan on looking at more double concertos later this year.

To complement this performance by Anne-Sophie Mutter and Antonio Meneses, I chose to add the Karajan reading of Brahms’ Tragic Overture which filled out the CD. Karajan is one of many “conductors of reference” when it comes to Brahms’ symphonic works, and he dispatches a crisp Tragic – nuanced and never static.

As another major piece in this montage, I chose another – quite different – piece matching the violin and cello. Maurice Ravel has written three sonatas: two for violin and piano (1897 and 1923-1927) and this third sonata for the somewhat unusual pairing of violin and cello (1920-1922).  Ravel openly admired Debussy for his musical achievements, but refused to accept accusations of imitating his work. As an established composer, he wrote works which gave homage to his predecessors including this Sonata, which he dedicated to Debussy's memory.

The work was a continuation of Ravel's interest in counterpoint, and he considered it a turning point, stating that in the piece "the music is stripped down to the bone. The allure of harmony is rejected and increasingly there is a return of emphasis on melody." The music was not only stripped of harmony, but Ravel stripped the traditional sonata down to merely two instruments. In doing so, difficulties arose as Ravel sought to solve the problem of balancing parts by eliminating them. This bold move was based upon Debussy's notion of "depouillement" (economy of means) and was of interest to Satie, Stravinsky, and the postwar generations of composers.

I think you will love this music too


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Commentaire français


Le dernier montage de nore série sur les concerti de Brahms  présente le double concerto. Comme je le disais dans la réflexion de la semaine dernière, ce concerto fut offert comme branche d'olivier à Joseph Joachim, afin de réparer leur longue amitié qui frappe un dur écueuil durant ces années.

Il n'y a rien d'inhabituel avec le concept d'un concerto pour deux instruments. La formule habituelle implique deux instruments identiques, comme les concertos pour deux violons de Vivaldi et Bach, les concerti pour deux claiviers de Bach et Mozart, … Toutefoism il y a des concerti pour deux instruments différents, comme le concerto pour piano et violon de Mendelssohn our celui pour flûte te harpe de Mozart, ou le concerto pour piano de Shostakovich (qui se veut en quelque sorte un concerto pour piano et trompette), ainsi qu'un tas de concerti reconstruits de Bach et Vivaldi pour violon et hautbois ou flûte.

Toutefois, il est rare d'offrir deux instrumnents concertants qui oeuvrent à des registres différents (comme c'est le cas chez Brahms) qui offrent un duel ave l'orchestre par le haut et par le bas.

Certains ont écrit que le concerto op. 102 est un produit inférieur aux trois autres; je ne partage pas cette opinion. Je dirais que c'est un concerto plus léger, mais pas nécessairement inférieur. Et la prestation de Mme Mutter et M. Meneses est particulièrement méorable. En complément de programme, issu du même CD, l'ouverture Tragique sous Karaja, un vieux routier et une voix respectée pour Brahms. Il offre une lecture dynamique de cette partition.

L'autre oeuvre majeure, dédiée également au violon et au violoncelle, est la sonate pour ces deux instruments de Maurice Ravel. Dédiée à Debussy, cette oeuvre est issue de l'après guerre (1920-22) et présente un Ravel qui explore de nouvelles idées, quelque peu minimilistes, de la musique dénudée, dépouillée des dires de MM. Ravel et Debussy.

Notons que nous reviuendrons à l'auitomne avec d'autres concerti pour deux instruments.

Bonne écoute!



Tuesday, April 24, 2012

La Chronique du Disque (avril 2012)

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/958-la-chronique-du-disque.html



NDLR: La chronique du disque est un billet présenté mensuellement, relatant mes achats et acquisitions du mois qui s’achève. Ceci n’est pas une «critique du disque», mais plutôt un billet d’informations : qu’est-ce que j’ai trouvé, où l’ai-je trouvé, et qu’est-ce que j’en pense. Des informations qui peuvent piquer votre curiosité et (peut-être) vous amener à considérer les pièces ou même les prestations que je propose, afin de les ajouter à votre collection.
Parce qu’il se doit, je vais assigner une «note» (une lettre entre A et D) pour ces achats – en fait, deux notes, comme on le fait au patinage artistique. Une note sera attribuée à la qualité sonore (QS), et une autre pour l’impression globale (IG). Voici un barème :
  • Pour la qualité sonore: mon point de référence est mon iPod avec écouteurs de type bouton. J’écoute mon iPod au travail et dans l’autobus, donc avec un certain niveau de bruit de fond. Une «bonne» note est assignée si la prise de son est bonne, la musique est claire et exempte de bruits de surface, et généralement permet une audition claire de la prestation sans dérangement.
  • Pour l’impression globale: il s’agît-là d’une note subjective, entièrement basée sur la performance dans le contexte d’auditions comparables. Une «bonne» note requiert une prestation convaincante, pleine de virtuosité, représentative de l’ère et des traditions qui accompagnent la pièce.



Mes acquisitions pour avril



Rachmaninov: Piano Concerto No. 4 Op. 40 (Original 1926 version) - Scriabin: Prometheus, The Poem of Fire, Op. 60
[eMusic]

Su MQCD, j'ai discuté de cet album au moment de sa sortie officielle - cet enregistrement se veut une reconstruction de la version originale du quatrième concerto de Rachmaninov exécutée par le pianiste et animateur Alain Lefevre accompagné par l'Orchestre Symphonique de Montréal sous son directeur artistique, Kent Nagano. Ceci n'est pas la première fois que Lefevre se risque au jeu des reconstructions - pensons aux troisième et quatrième concerti d'André Mathieu... L'article référé sur le forum explique la genèse du concerto, et comment Lefèvre s'est retrouvé avec le manuscrit original. Nous sommes familiers avec la version finale; dans ma collection je compte Rachmaninov lui-même et le Phuiladelphia Orchersra et Ashkenazy et le London Symphony. La version d'aujourd'hui ressucite plusieurs pages mises de côté dans la version finale, et ces pages donnent une noblesse nouvelle à cette oeuvre, qui en fait un cousin de ses autres concerti plutôt qu'une oeuvre parfois oubliable. Le jeu est solide, et l'acoustique de la Maison Symphonique fait reluire les artistes. Le Scriabin est une oeuvre intéressante. Pour deux dollars canadiensm pas de raisons de se priver! A pour la QS, A pour l'IG.




WILLAN: Organ Works
[eMusic]

En début du mlois, j'ai publié yune réflexion du mardi sur le compositeur canadien d'adoption Healey Willan et son oeuvre pour orgue, et ce disque NAXOS offre un bon échantillonnage de ses oeuvres non-lithurgiques. Notons ses fugues réminescentes de Saint-Saens qui elles sont, à leur tour - un clin d'oeil au grand Bach. Patrick Wedd est aux commandes du Casavant de l'Immaculée Conceprion de Momntréal, et l'antre caverbeuse que peut être le sanctuaitre de la rue Papineau n'est pas un obstacle pour les ingénieurs affectés à la prise de son. A- pour la QS, A- pour l'IG.




Beethoven: Christus Am Ölberge (Christ On The Mount Of Olives) Op. 85
[eMusic]

Ici encorem une pièce qui fut discutée sur un de mes blogs, cette fois-ci un des QQJP pur le Carême axé sur la musique sacrée de Beethoven. Le Christ au Mont de Oliviers n'est pas du grand Beethoiven, mais plutôt du Beethoven solide, et Helmuth Rilling tirele maximumj de ses charges(Gächinger Kantorei et le Bach-Collegium Stuttgar). Comme toujours, Rilling offre une lecture sobre, usant d'iunstruments modernes. Un bon choix pour accompagner les messes de Ludwig. A- pour la QS, A- pour l'IG.




CHOPIN: Piano Sonatas Nos 1-3
[eMusic]

La pianiste turque Idil Biret compléta une intégrale Chopin pour NAXOS il y a une quinzaine d'années, et cet album est un de ceux qui forment cette intégrale. Nous sommes familiers avec les deuxième et troisième sonates de Chopin, mais sommes moins fammiliers avec sa sonate no. 1, une oeuvre estudiantine qui offre une lucarne 
tournée vers ce qu'un Chopin mature nous offrira. Et Mme Biret offre une performance colorée et balancée, qui propose des moments stimulants, plus que comparables aux grands pianistes du pâssé (avec certains desquels ella a étudié). A- pour la QS, A pour l'IG.





VARESE: Orchestral Works, Vol. 2 - Ameriques / Equatorial / Nocturnal / Ionisation
[eMusic]

Parfois, il nous arrive d'approcher des oeuvres avec un préjugé défavorable, établi il y a plusieurs années suite à une écoute décevante. En qielque sorte, c'est avec une telle appréhension que j'ai entrepris l'écoute de ce disque, avec comme seule exposition à Varèse l'écoute d'Ionisations lorsque j'étais au CEGEP. Bien des années se sont écoulées depuis, et j'ai acquis une certaine familiarité avec les langages contemporains depuis lors. Ainsi donc, en dépit de mon préjugé défavoirable, j'ai écouté et fus plus que ravi par ce disque de musique que je qualifierais de plutôt docile aujourd'hui...Christopher Lyndon-Gee nous offre ici une belle panoiplie de quelques uns des tubes de Varèse. Bon achat! A- pour la QS, A- pour l'IG.




Friday, April 20, 2012

Miontage #52 - Brahms and the violin / Brahms et le violon


As of May 25, 2012, this montage will no longer be available on Pod-O-Matic. It can be heard or downloaded from the Internet Archive at the following address / A compter du 25 mai 2012, ce montage ne sera plus disponible en baladodiffusion Pod-O-Matic. Il peut être téléchargé ou entendu au site Internet Archive à l'adresse suivante:


http://archive.org/details/BrahmsAndTheViolin


pcast052 Playlist

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English Commentary – le commentaire français suit



When it comes to Brahms and the violin, one name is not far behind. Joseph Joachim (1831 – 1907) was a Hungarian violinist, conductor, composer and teacher. A close collaborator of Johannes Brahms, he is widely regarded as one of the most significant violinists of the 19th century. Joachim and Brahms, along with Clara Schumann, were not only close friends, but Joachim was the man Brahms turned to for advice when it came to violin parts in his works, as well as the man who was the dedicacee and first performer of all the works we have on the docket today.


Composed during the Summer of 1878 for and with the advice of Joachim, the violin concerto in D Minor  was premiered on January 1st 1879 in Leipzig with Brahms conducting the Gewandhaus orchestra and Joachim as soloist. The concerto follows the traditional Fast-Slow-Fast three movement formula, though Brahms had originally intended an additional movement (a scherzo), formula adopted by Bruch in his Scottish Fantasy and by Brahms himself in his second piano concerto (heard last week).

Joachim placed the Brahms concerto at the top of the German violin concerto repertoire along with the Mendelssohn E Minor concerto and Bethoven’s (also in D). However, not all of Brahms’ contemporaries thought the same – conductor Hans von Bülow called it a concerto “against” violin (rather than for violin), and many contemporary composers (Debussy, Faure, Lalo among them) expressed harsh opinions. Henryk Wieniawski called the work "unplayable", and the violin virtuoso Pablo de Sarasate refused to play it because he didn't want to "stand on the rostrum, violin in hand and listen to the oboe playing the only tune in the adagio." That having been said, the public reception was extremely favourable, and the concerto’s enduring popularity and utmost difficulty make it a staple of the concerto repertoire

The Brahms Violin Sonata No. 1 in G major, Op. 78, was composed during the summers of 1878 and 1879 in Pörtschach am Wörthersee. It was first performed on 8 November 1879 in Bonn. Each of three movements of this sonata shares common thematic materials from the head-motif of Brahms’s two songs "Regenlied" and "Nachklang", Op. 59, and this is why this sonata is also called Rain Sonata (Regen-Sonate).



Joachim’s bitter divorce and Brahm’s apparent siding with his wife led to a cooling of Brahms and Joachim's friendship, which was not restored until some years later, when Brahms composed the Double Concerto in A minor for violin and cello, Op. 102, as a peace offering to his old friend. It was co-dedicated to the first performers, Joachim and Robert Hausmann.

To close our montage, I chose to feature a movement from an adaptation of the op. 77 concerto, this one by pianist Dejan Lazic (see the clip embedded in the French commentary), replacing thge solo violin by a piano. The result, discussed in a past Chronique du Disque, is both somewhat strange and equally surprising. Put aside your purist preconcepotions, and you may well be enchanted by the result!

I think you will love this music too.





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Commentaire français

On ne peut pas parler de Brahms et de violon sans souligner son grand ami, le violoniste et compositeur Joseph Joachim (1831 – 1907). Joachim a la distinction d'avoir conseillé Brahms en ce qui a trait aux parties pour violon de ses oeuvres de musique de chambre, et fut le dédicataire et soliste de la première heure des oeuvres primées dans le montage d'aujourd'hui.

Composé durant l'été de 1878, le concerto pour violon de Brahms fut créé à Leipzig le 1er janvier 1879, avec le compositeur aux coimmandes de l'orchestre du Gewandhaus avec Joachim comme soliste. Le concerto suit la formule usuelle des trois mouvements, mais aurait été conçu originalement avec un scherzo additionnel, donc en quatre mouvements - formule qu'il retiendra pour son deuxième concerto pour piano.

Joachim endossa le concerto de Brahms, le plaçant dans le panthéon des concerti du répertoire germanique (avec ceux de Beethiven et Mendelssohn). Toutefois, cet enthousiasme ne fait pas l'unanimité parmi les musiciens contemporains de Brahms: le chef d'orchestre Hans von Bülow l'a qualifié de concerto "contre" le violon, et les compositeurs français Lalo, Fauré et Debussy ne furent pas beaucoup plus tendres. Les virtuoses Henryk Wieniawski et Pablo de Sarasate l'ont également ridiculisé. Toutefois, le concerto reçut la cote d'amour du public dès sa création, et sa polpuarité (et niveau de difficulté) en font une oeuvre de choix encore aujourd'hui.

Composée le même été que le concerto, la première sonate pour violon et piano (op. 78) fut également créée par Joachim au violon, cette fois à Bonn en novembre 1879. Brahms emprunte la mélodie de son lied "Regenlied" ce qui explique qu'onj le surnomme parfois "la pluie" (Regen-Sonate). Intégré au vcommentaire anglais ci-haut vous trouverez une prestation de ce lied.

MM. Brahms et Joachim auront un froid dans leur relation, et Brahms offrira son double concerto à son viel ami en guise de branche d'olivier.

En complément de programme, j'Mai choisi de monter un mouvement de l'adaptation pour piano du concerto pour violon (conçu par le pianiste Dejan Lazic). Voici un clip explicatif (en anglais):




Bonne écoute!